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THÉRAPEUTIQUE DES MALADIES DU REIN, DU BASSINET ET DE LTJRETÉRE

SOMMAIRE

Examen physique du rein. — Inspection. — Percussion. — Palpation (Méthodes de Guyon, de Glénard, d'Israël). — Ballottement rénal. — Phonendoscopie. — Ponction exploratrice. — Radiographie.

Examen fonctionnel du rein. — Analyse des urines. — Élimination du bleu. — Glycosurie phlorhidzique. — Cryoscopie. — Séparation intra-vésicale des urines (séparateur de Luys ; diviseur vésical gradué de Cathelin).

Incision exploratrice du rein. — Position du malade. — Points de repère. — Tracé de l'incision. — Section des divers plans de la paroi. — Résection de la i2« côte. — Isolement et extériorisation du rein.

§ 1. — Examen physique du rein.

Pour pratiquer Texamen d'un malade atteint d'aflfection chirurgicale du rein on recourt aux procédés habituels d'exploration*.

Uinspedion ne donne, en général, de renseignements que dans les cas où, par suite de son volume, le rein soulève la paroi abdominale antérieure. L'eiïacement de la partie postérieure du flanc se rencontre plutôt dans les lésions périnéphriques que dans celles du rein proprement dit, les lésions rénales ayant en général tendance à se développer en avant et en dedans. Pour

^ Récamier, Elude sur les rapporls du rein el son exploralion chirurgicale. Paris, 1889.

EXAMEN CHIRUnGlCAL DU REIN

apprécier les tuméfactions postérieures, il faut éctairer également les deux côtés de la colonne lombaire, et pour cela placer le malade à quatre pattes^ les genoux et les coudes appuyés sur un lit forme ou un canapé ^ le derrière tourné vers une fenêtre (Le Dentuj.

La percussion postérieure n*a d*utilité que pour délimiter des tumeurs à développement sous-dtaphragmatique ; en général elle est sans utilité. Morris signale cependant ce fait que, tandis que les tumeurs du rein donnent une matîté qui s'étend jusqu'à la colonne vertébrale, dans les tumeurs de la rate, il reste entre la colonne vertébrale et la tumeur une zone moins mate.

La percussion antérieure est, au contraire, beaucoup plus utile: elle permet non seulement d^établir, dans une certaine mesure, les limites d*une tumeur, mais encore de constater qu il existe des anses d'intestin au-devant de celle-ci. Dans les cas où le côlon est complètement vide de gaz, rien n'est plus simple que de placer une soude dans Fanus et d^insufOer le gros intestin avec la poire d'un thermocautère.

La palpation constitue le mode d'examen le plus important. Lorsque le reîn a atteint un développement considérable, elle ne présente rien de particulier et est pratiquée suivant les règles habituelles de la palpation abdominale. Lorsqu'au contraire le rein n'est pas très augmenté de volume et qu*il n est pas déplacé, sa situation profonde dans la fosse lombaire oblige à recourir à des manœuvres spéciales, que (luyon a bien précisées :

Il fautj dit-il, placer le malade dans taiti(ude du repos musculaire absolu^ étendu à plat sur le dos, les membres allongés. La flexion des cuisses, que conseillent quelques chirurgiens dans le but théorique de relâcher les muscles de la paroi abdominale antérieure, est mauvaise» parce qu elle détermine un état de vigilance musculaire qui entraîne une contracture légère de la paroi.

Il faut, de plus, faire î'expîoraiion en mesure ^ suivant régulièrement les mouvements respiratoires^ évitant toute pression pendant Vins pi ration, qui tend l'abdomen, et utilisant la détente produite par Texpiration pour pénétrer progressivement dans les profondeurs du ventre. Gagnant du terrain à chaque expiration, on arrive ainsi graduellement au contact de la paroi postérieure, même dans les abdomens les moins disposés en apparence à se laisser pénétrer. Ce palper doit être, comme tous les palpers, himanuei : la main postérieure, glissée à plat sous le malade et déprimant le matelas, s'applique sur l'angle costo-vertébral ; la main antérieure, parallèle à la ligne médiane, est placée sur le bord externe du muscle droit, immédiatement au-dessous des côtes (lig. 215).

On peut ainsi non seulement apprécier le degré d'augmentation de volume du rein, mais encore rechercher l'élai de sa sensibilité pa.v des pressions profondes, antérieures ou postérieures.

Dans les cas où ce palper himanuei ne donne pas de renseignements nets, on peut s'aider d une manœuvre bien étudiée aussi par Guyon, celle de la

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