‹ Organes génito-urinaires de l'hommeChapitre 49 sur 103 · EXAMEN PHYSIQUE DU REIN · texte numérisé non relu

EXAMEN PHYSIQUE DU REIN

recherche du ballottement. Après s'ôtre assuré que le malade ne creuse pas les reins, se laisse bien aller et que la résolution musculaire est complète, on cherche du bout des doigts le point où la paroi postérieure devient dépressible et on les applique à ce niveau. La main antérieure déprime légèrement la paroi abdominale^ assez pour diminuer lespace qui la sépare du rein, pas assez pour le supprimer, car il faut laisser un espace libre où le rein puisse se mouvoir.

Les deux mains étant bien en place, le chirurgien imprime de petites secousses à la région lombaire, et le rein, soulevé par la paroi, vient choquer

FiG. 215. — Palper bimanuel du rein.

légèrement la main antérieure. En recherchant dans quelle étendue on sent le ballottement on peut apprécier le volume de Torgane.

Au début, Guyon avait cru que ce ballottement correspondait à une mobilisation de Torgane ; mais, dès 1887, nous avons montré que la sensation, dite de ballottement, était due au soulèvement simultané du rein et de la paroi postérieure et qu'on observait dans des reins augmentés de volume et adhv^rents. Toute tumeur prenant le contact lombaire peut du reste donner la sensation de ballottement ; nous l'avons constaté dans des tumeurs du côlon, delà face inférieure du foie, de la rate, du pancréas. Le point particulier au ballottement rénal, c'est qu*il a son maximum dans langle costo- vertébral, point où le reinesile plus directement en rapport avec la paroi abdominale postérieure, tandis que le ballottement des autres tumeurs se constate surtout par des pressions exercées dans l'espace costo-iliaque.

Mettant à profit la mobilisation du rein dans les mouvements respiratoires, Glénard a pratiqué ce qu'il appelle la palpa lion néphroleplique^ qui rend

surtout des services dans l'étude du rein mobile. Le but qu'il se propose est de placer les mains de telle sorte que si pendant l'inspiration quelque chose d'anormal est propulsé en bas, on le sente passer entre les doigts et on puisse

FiG. 216. — Palpation néphrolepliquc.

le saisir. Pour y arriver, il étreint largement et solidement de la main gauche, le pouce en avant, le médius en arrière, la zone des parties molles immédiate-

[•'iti. liij. — Palper dans le docubitus latéral.

ment au-dessous du rebord costal. Les doigts forment ainsi un anneau étroit, qui sera complété au niveau de sa partie interne, en arrière par la colonne vertébrale, en avant par la main droite, qui déprime la paroi abdominale dans le prolongement de Textrémilé du pouce gauche situé au-dessous de l'extrémité de la O*' côte gauche (fig. 216).

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