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CHAPITRE VI

SOMMAIRE

Abcès périnéphrcliques, ^ Lésions traumaliques du rein (conlusions, plaies), .-r: Rein mobile. — Uronéphrose. — Pyélo-néphrites et pyonéphroses. — Lithiase rénale. — Fistules rénales et périrénales. — Néphrites médicales. — - Tuberculose rénale. — Tumeurs du rein.

§ 1. — Abcès pcrinéphrétique^.

Les abcès périnéphrétiques se développent dans Tatmosphère adipeuse du rein, plus particulièrement dans sa partie postérieure. Aussi le rein est- il généralement refoulé en avant par la collection purulente, condition favorable pour le chirurgien qui ouvre ces collections par la voie lombaire.

Pour Touverture de ces abcès, le malade est placé dans Tattitude habituelle et l'opération conduite comme celle de l'incision exploratrice du rein^.

L*incision doit être large, de manière à permettre la désinfection complète du foyer et l'exploration du rein, que Ton incise immédiatement dans le cas où il est lui-même le siège d'une rétention purulente. La partie supérieure do la plaie est seule réunie, et l'on draine largement Tabcès avec deux gros tubes qu'on laisse en place pendant très longtemps de manière à éviter la réouverture secondaire de la cicatrice qu on est obligé de pratiquer dans les cas où la plaie s*est fermée trop rapidement, avant que toute la cavité profonde ne soit comblée.

^ Voir incision exploratrice du rein, p. 23L

HARTMANN. — m£d* OPiR*. 31

Dans quelques cas, heureusement rares, de suppuratioa siégeant sous le diaphragme ou entre le péritoine et le rein, la néphrectomie a pu devenir nécessaire pour permettre Tévacuation complète et la cicatrisation du foyer.

§ 3. — Lésions traumatiques du rein.

Le chirurgien peut se trouver en présence de deux ordres de lésions traumatiques du rein, des contusions ou des plaies.

A. — Contusions

Le traitement des contusions rénales est, en général, simple. Le repos au Ul^ d«»» boissons délayantes, la surveillance des garde-robes suffisent dans un ^j^mini nombre de contusions, qui ne se traduisent que par une hématurie pas- 44i^re et de peu d'importance. La bénignité des accidents contre-indique alors lottle intervention opératoire. Le traitement chirurgical ne peut pas non plus trouver d'indication dans les cas presque foudroyants de grandes hémorraine« qui tuent en un temps très court, de quelques minutes à quelques heures.

Knire ces deux catégories de cas, il en est une série d'autres de gravité înlerméJiaire où, au contraire, l'opération rend de grands services au blessé.

L'ilturtV peut exceptionnellement être une indication à Tintervention, non M^ lanurie immédiate qui peut être simplement réflexe et cède spontanément, hmi^ lauurio persistante. Lorsqu'au bout de 30 heures, le malade n'a pas ^«KH^re èinis durine, il faut inciser la région lombaire, on y trouve un foyer r^itt|)ii de »ang et d'urine.

L'indication opératoire la plus fréquente est celle qui résulte de la conii^ nua/tuii de Vhémorragie^ se traduisant soit par des signes d'hémorragie inlertte% ^it par le développement progressif d'une tumeur lombaire, soit (>ar le« deux ordres de symptômes réunis.

Kn présence de signes d'hémorragie interne et de contracture de la paroi «ibdvmùixale» il faut immédiatement pratiquer la cœliotomie exploratrice médiane ; une contracture de la paroi, quand elle n'est pas limitée au point con- Ua« indique une lésion intra-péritonéale, tout au moins une déchirure de la

jiji'ivnae^

V^ l^ul ainsi se rendre rapidement compte des lésions et agir suivant les Ciiwm^taucea. Kehr, Wallis firent, par cette voie, la néphrectomie avec suc- <s>*» ruflier^ de Quervain, le tamponnement de la déchirure rénale ^, ce qui

* UvHiMVNN^ KuW. tl mém, de la Soc, de chir., Paris, 1898, p. 88i.

* l^^k vH ivK> VIN, Ueber 8ubculane intra-peritoneale Nicrenverletzung. DeuUche Zeitschr, , s •*..".. l o^aii:» lyiH, t, LXII, p. 58»

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