‹ Organisation Corporative et AssuranceChapitre 3 sur 64 · INDIVIDU ET ETAT · texte numérisé non relu

INDIVIDU ET ETAT

La France donc recherche un cadre économique adapté à son génie national et susceptible de répondre à ses nouveaux besoins. Son attention est tour à tour attirée vers deux pôles de la société moderne : l'individu, cellule primaire de l’organisation sociale, et l'Etat, couronnement suprême de l'édifice. D’une part, dans sa multiplicité et sa diversité, la chair vivante du grand corps social, d'autre part, dans son unité et son ordre, l’armure de la solidarité nationale. A quelle hégémonie tyrannique la France va-t-elle obéir ? De ces deux extrêmes, placées à chaque bout de l'échelle sociale, laquelle l’emportera ? )

Des théories nombreuses ont été construites, des expériences tentées qui procèdent de l’une ou de l’autre conception. Pour certains, l’homme existant avant la naissance du « Contrat Social » est, à la fois, l'acteur et le seul but de toute vie économique qui doit tendre uniquement à le servir ; c’est le libéralisme économique, plus ou moins patent.

Selon d’autres, l'Etat, né avant l'individu, est le but suprême et la seule raison d’être (nous dirions presque la seule excuse) de l'homme. Il lui est soumis dans son activité économique comme dans son comportement social, les « idéaux » nationaux exprimés par l'Etat étant la fin suprême, l'aboutissement indiscutable de toutes les manifestations individuelles (1). Dans toute sa rigueur exclusive de toute initiative personnelle, cette théorie aboutit au planisme étatique et autoritaire.

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