‹ Organisation de l'industrieChapitre 13 sur 29 · IV · texte numérisé non relu

IV

Produit :

Produit:

Produit :

Produit :

Produit :

50 bijsliels

40 bushels

50 bushels

20 bushels

iO bushels

par acre.

paracre.

paracre.

paracre.

paracre.

(l)Si la terre avait toujours rapporté un produit égal ou plus grand proportiorinellemenl h chaque noise hors de travail et de capital, l'approvisionnement entier des subsistances exifjées par la nation la plus populeuse aurait pu, cela est évident, Ctre obtenu de dix acres ou même d'un seul aussi aisémeul que de raillions. En un tel étal de

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Cette théorie, appliquée comme elle l'a été à la production du blé, indique qu'une ferme de la qualité n° \ ne produira une rente de 500 livres st. seulement que lorsqu'une fermedela même étendue, mais de la qualité n° 5, en produira une de 100; qu'aussitôt que le revenu que le blé assure au n" 1 se réduiraà 400 livres, le n" 5 ne donnera plus de revenu du tout, et les autres qualités proportionnellement moins. Mais maintenant, nous savons qu'il n'y a pas d'agriculture pratique qui restreigne sa production à un seul genre de récoltes. En outre, pour que cette théorie fût vraie, il faudrait que le coût de la culture même du blé fût égal pour tous les sols, ce qui n'est pas le cas.

Si, par conséquent, cette théorie, que nous savons avoir été connue à Adam Smith et rejetée par lui, n'avait pas été pratiquement rendue importante en Angleterre par son adoption dans la législation, nous pourrions ici la répudier comme l'ont fait tous les économistes étrangers. Cependant il sera utile pour nous de l'examiner un peu plus profondément.

Éprouvons le détail de la théorie de Ricardo en le soumettant à la signification que nous avons donnée à la notion de la valeur. Supposons cinq lots de terre de différentes espèces offerts en fermage : l'un sera composé d'un riche loam convenable pour la production du blé dans toutes les saisons, l'autre sera une argile tenace, le troisième un sol sablonneux et léger comme il y en a dans le Norfolk, le quatrième sera marécageux comme dans l'île d'Ely , le cinquième sera une lande semblable à celle de Bagshot ou de Chat-Moss.

choses, les prix n'auraient pu s'élever, el toute espèce de rente du sol cûl él6 inconnue (M. Mac-Culioch, troisième note à l'ouvrage d'Adam Stnilh, page 446). T. C. B.

Le fermier qui viendra occuper le lotn" 1, avant de se laisser aller à la culture du blé, s'informera, s'il est sage, de la valeur comparative du lin, de la navette, ou d'autres produits dont le prix est communément élevé lorsque le blé est à bon marché. Le propriétaire obtiendrait d'un fermier habile un revenu plus élevé de ces récoltes produites par la meilleure terre, si le blé pouvait être produit ailleurs à bon marché, que celui que la récolte du blé elle-même lui donnerait; mais il n'en tirerait ce revenu que tant que le blé continuerait à être à bas prix. Le fermier du sol argileux payerait probablement un fermage égal à celui du premier lot, si le bas prix et l'abondance du blé lui permettaient de créer des pâturages avec bénéfice. S'il était obligé de produire du blé en concurrence avec les autres, il aurait à marner et à assécher cette terre tenace, et ne pourrait par conséquent payer un fermage égal. Des sommes considérables sont chaque jour dépensées pour approprier à la culture du blé des terres dont la nature n'est pas de produire de semblables récoltes. Mais cette manière de calculer n'appartient qu'aux Anglais. En Allemagne et en France le sol argileux serait mis en vignes, en Italie le marais serait inestimable pour la production du riz ou celle du fromage. Même en Angleterre on le paye fort cher pour y produire des laitages. Le sol sablonneux léger, dans les mains d'un Flamand, produirait le plus beau lin et les plus riches prairies artificielles. La bruyère de liugshot rapporterait au jardinier hollandais des revenus élevés , mais seulement si le bon marché du blé permettait au peuple anglais d'acheter beaucoup de fleurs. Qu'est-il advenu de la fertilité relative de tous ces différents sols? Chacun est approprié à quelque genre

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particulier de culture, et la valeur de la plupart d'entre eux dépend du bon marché des subsistances ; tous varient leur récolte, quelle qu'en soit la qualité, avec l'accroissement de la population et l'extension des villes. La demande ainsi occasionnée amène une transition continuelle d'une série de récoltes à une autre, qui devient d'autant plus profitable que la précédente était produite à meilleur marché. Du moment que nous introduisons dans le calcul cet élément de la rareté ou de la cherté des subsistances, nous détruisons la valeur prétendue naturelle de tous les sols ; car même ceux qui sont considérés comme des terres à blé rapportent plus en lin ou en navette, lorsque le prix du blé est bas. Comment a-t-il donc été possible qu'une transaction économique erronée ait bouleversé l'agriculture de ces lies ; transplanté en Hollande une grosse portion de notre production de laitage, en Russie et en Belgique nos récoltes de lin, en Amérique nos tabacs et nos pommes; fait émigrer les volailles de nos basses-cours dans celles de la France, qui maintenant nous en approvisionne aussi bien que d'œufs, et qu'elle ait pu limiter les jouissances de notre population en la privant de fruits et de fleurs ? La véritable manière de démontrer la théorie de la rente serait donc d'indiquer le taux des profits comme il suit :

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