Clément, op. cit., p
2. Fontègne, L'orientation professionnelle à Munich, Bull. de l’Institut national d'orientation professionnelle (dorénavant Bull. 1. N. O: P.), mars 1929, p. 69.
‘3. Dr Borremans-Ponthière, Mile E. Monchamps, J. Maquet et G. Vandervest, L'Orientation vrofessionnelle, Bruxelles, 1923, p. 229.
psycho-physiologiques et réclamait l’intervention d’un médecin pour confirmer le choix professionnel des enfants :. Dès lors, les directeurs d'école munichois réunirent les enfants de la dernière année scolaire, avant les vacances, pour une conférence, au cours de laquelle ils leur remettaient un questionnaire très simple : trois questions sur leurs désirs, trois questions sur leurs ressources ?, On ne se préoccupait pas de leurs aptitudes physiques. Tout au plus, l’instituteur indiquait-il sommairement leurs aptitudes intellectuelles.
En France, le préapprentissage a précédé l'orientation professionnelle proprement dite. L'idée fut lancée par la corporation du bâtiment * : « Un groupe d'entrepreneurs, en 1905, a ouvert une école destinée aux enfants sortant de l’école primaire sans pouvoir entrer aussitôt à l’atelier. Comme on ne peut songer à leur enseigner les divers travaux du bâtiment, on leur apprend simplement le maniement des outils à main, appliqué à la ferblanterie, comme étant le métier le plus représentatif des opérations exécutées dans les autres. » Cet exemple fut suivi en 1906 par M. Kula qui fonda à Paris une école de préapprentissage ‘, où, « sans abandonner ces précieux
auxiliaires que sont le travail du bois et du fer, on
1. Ce vœu devait se réaliser peu après, lors de la création de l'Office d’orientation professionnelle de Ftalle-sur-Saale. 2. « 10 L'élève désire-t-il un emploi immédiat ou un apprentissage déterminé ?
Eventuellement chez qui ?
29 À quel emploi se destine l'élève ?
3° Dans le cas où il aurait en vue un apprentissage : a) Payera-t-il l'apprentissage ?
h) Peut-il prendre ses repas chez lui ?
c) Peut-il loger chez lui ? »
3. Olphe Galliard, La formation professionnelle de l’ouvrier moderne, Economie nouvelle, décembre 1922 php 2650!
4. La formation professionnelle, 20 décembre 1923, p. 706 et 5 mai 1927, p. 368.
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demanda aux jeunes élèves d'apprendre tout d’abord la ferblanterie, non pas en vue de former un ouvrier ferblantier, mais bien au contraire d’initier, par le travail du fer blanc, l'enfant à tous les métiers manuels du même ordre que la ferblanterie ». Cette école a été reprise en 1921 par la Chambre de commerce de Paris, qui en a créé d’autres depuis lors.
Le plus ancien office d'orientation professionnelle qui existe aujourd’hui en territoire français est celui de Strasbourg, dont les bases furent jetées en 1906 par M. Friedrich, directeur de l'Office de placement, Avec l'autorisation des pouvoirs publics, et grâce au triple concours de l’inspection du travail, de l’inspection médicale scolaire et du corps enseignant, il put constituer un service d'orientation professionnelle dont 1.800 enfants bénéficièrent, dès la première année de fonctionnement. Les résultats étaient très satisfaisants lorsque survint la guerre qui interrompit les travaux. Ayant étudié les procédés allemands et autrichiens, M. Friedrich rouvrit l'Office en 1918, avec la collaboration de M. Fontègne, qui avait profité de sa captivité en Suisse pour étudier la question et venait de contribuer à fonder une section d'orientation professionnelle à l’Institut Jean-Jacques Rousseau de Genève. En février 1921, la Chambre de métiers d’Alsace-Lorraine a réorganisé le service, la placé sous la direction de M. Fontègne, et l’a transféré dans un nouveau local. Cet Office s’est toujours classé parmi les plus remarquables.
Cette même année 1906 vit s’ouvrir le premier cours de psychologie expérimentale et pédologie dans les écoles
1. Rapport au nom de la Commussiofi mixte du traVail et du chômage
sur l’organisation de l'orientation professionnelle dans le département de la Seine, 14 décembre 1922, p. 10 et 11.