‹ Organisation de l'Orientation ProfessionnelleChapitre 49 sur 98 · L< DS · texte numérisé non relu

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Ces ateliers-écoles visent principalement

« 1° A une détermination expérimentale des aptitudes et plus particulièrement des aptitudes professionnelles ;

» 2° A une orientation professionnelle judicieusement basée à la fois sur une meilleure connaissance de soimême et des activités professionnelles qui s'offrent à l'individu ;

» À un commencement de préparation d'apprentissage qui permet de redresser certaines erreurs toujours possibles.

» L'orientation professionnelle, telle qu’elle est pratiquée à la Chambre de commerce, est scientifique et expérimentale.

» Scientifique, car «lle repose sur l'examen médical et psychologique de l'enfant. Expérimentale, parce que, après ce double examen, les apprentis sont soumis, dans les ateliers-écoles, à une observation qui dure, suivant les métiers, de trois à six mois. »

L'enseignement de l’atelier-école vise surtout à débrouiller les enfants en les faisant travailler manuellement, et à leur faire connaître les rudiments de professions variées et convenablement choisies, afin de leur permettre de s'orienter vers la plus conforme à leurs goûts et à leurs aptitudes ?.

L'enfant ayant préalablement indiqué le métier qu’il désire apprendre, et ayant été reconnu apte, entre dans latelier-école de son choix. Il doit faire un stage dans

1. Lomont, directeur des ateliers-écoles de la Chambre de commerce de Paris, Une méthode pratique d'orientation Professionnelle. Bull. I. N. O. P., MAPS 1929, p. 94-95:

?. Le préapprentissage, interview de M. Paul Roger, président de la Chambre de commerce de Paris, Echo des textiles, n°442 novembre 1993, p. 1066.

Le service est organisé pour donner aux familles tous les renseignements qu'elles peuvent souhaiter, soit que les enfants aient l'intention de poursuivre leurs études, soit qu'ils aient le désir d'apprendre un métier,

plusieurs ateliers : menuiserie, ferblanterie, forge, ajustage.

Au cours de chaque stage, il est observé par le médecin, par ie contremaitre professeur, et par le directeur, et ce n’est qu’au bout de six mois! qu’a lieu le choix définitif du métier qu’il désire apprendre.

« Souvent, ce choix est conforme à celui qui avait été retenu après l'examen scientifique ; parfois il est tout différent.

» Au contact des métiers, les aptitudes des enfants se révèlent. Elles ne sont pas toujours conformes au goût primitivement marqué. L'expérience ainsi prolongée offre cet avantage que, généralement, c’est l’enfant lui-même qui s'oriente vers le métier où il a le mieux réussi et qui, de ce fait, lui plaît le mieux.

» Lorsqu'un enfant s’est montré inférieur dans les divers ateliers où il est passé, il peut, à moins d’une volonté nettement affirmée, passer dans une autre école. Tel qui aurait voulu être mécanicien est dirigé vers l’école des vendeurs, tel autre vers la papeterie, la reliure ou la maroquinerie, suivant les aptitudes constatées au cours des stages.

» Le temps passé à cette recherche des aptitudes n’est pas perdu : les enfants acquièrent, au cours des stages, une habileté manuelle dont ils bénéficient, quel que soit leur choix ultérieur ; ils reçoivent, d’autre part, un enseignement général qui fortifie ce qu’ils avaient appris à l’école primaire ; enfin, ils font choix eux-mêmes du métier dans lequel ils ont le plus de chances de rester et de réussir. Et cette autoorientation n’est pas le moindre avantage des ateliers-écoles !. »

1. Chaque stage ayant une durée de six semaines. 2 Eomont loc. \cit.,-p. 96.

Les élèves, groupés en équipes de vingt à trente, sont occupés généralement huit heures par jour, sous la direction d’un contremaître. Sur ces huit heures, deux environ sont consacrées à l'instruction générale « orientée vers des buts pratiques et appliqués aux besoins de la profession ! ».

Comme l'instruction générale, Ies exercices pratiques ont été organisés pour une fin exclusivement éducative, toute préoccupation de rendement commercial ayant été bannie.

Pour réaliser un contact vivant avec le monde industriel et commercial, la direction des écoles entretient des relations directes avec de nombreuses Chambres syndicales du groupe des professions dont s'occupe lenseignement. Ces Chambres lui ont accordé tout leur appui, « heureuses de concentrer leurs efforts en vue de résoudre un problème qui n’était pas sans les préoc- CUpDér ee.

De leur côté, les pouvoirs publics ne se sont pas désintéressés de cette œuvre et la Chambre de commerce de Paris a reçu la collaboration du Sous-Secrétariat d'Etat de l’enseignement technique et du Conseil municipal. La Ville « a donné gratuitement des locaux, elle a accordé des subventions, qui, s'ajoutant au fort appui financier donné par le Sous-Secrétariat de l’enseignement technique, ont permis à la Chambre de commerce de développer son œuvre plus rapidement qu’elle ne l'avait

espéré * ».

1, R, 1, 7, mar 1926. Le préapprentissage et l'orientation professionnelle en France, p. 378.

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