Ibid., p
3. Voir ci-dessous p. 126 le vœu de cette association réunie à Lièce en août 1230. ;
relever que, partout où fonctionnent des offices d’orientation professionnelle, la grande majorité des enfants sont soumis à un examen médical sérieux ; si l’on s’en üent encore presque uniquement à l'orientation professionnelle négative, on commence aussi, çà et 1à, à reconnaître qu’il est deux sortes de contre-indications : celles qui sont absolues et celles qui sont relatives, ces dernières susceptibles, en une certaine mesure, d’améliorations, ne serait-ce que par une meilleure organisation de l'éducation physique, ou la création de centres de préadaptation professionnelle *. »
Il semble qu’on soit tombé d'accord pour ne demander au médecin que des indications générales, qui n’entrainent nullement la violation du secret professionnel. Le conseiller de vocation se contente de savoir si le sujet à orienter est plus ou moins apte au travail au dehors, au travail sédentaire, dans les poussières, les vapeurs nocives, la grande chaleur, au travail assis, courbé, debout, sur échelles, au sommet des édifices, devant les machines, au travail de nuit, etc., sans que le médecin indique l'affection ou l’infirmité dont le candidat est atteint. Mais un avis médical de ce genre présuppose chez le médecin des connaissances spéciales de physiologie et de pathologie du travail. L'office de Lyon s’est assuré le concours d’un tel spécialiste ?.
En Allemagne, le recours au médecin est très variable selon les régions *. Il est pratiqué le plus souvent par un
1, J. Fontègne, Rapport au congrès de Charleroi, p. 8.
2, R. I. T,, mars 1926, p. 391-392.
3, La doctoresse Gaebel a fait en 1922 une enquête sur ce point : Dans lé Brandebourg sur 41 offices, 21 avaient régulièrement recours à l'examen . Médical, En Silésie, sur 63, 30 le pratiquaient régulièrement et 6 exceptionñellement, En Prusse orientale, 2 régulièrement et 6 exceptionnellement (sur 14). En Poméranie, 8 shr 14. En Saxe Anhalt, 45 villes sur 53 et 10 cir-
médecin fonctionnaire, médecin d’école ou de circonscription. Dans tous les cas, la collaboration de spécialistes demeure exceptionnelle.
On pratique deux types d'examens médicaux : lexamen médical ordinaire, ne mettant pas en relief particulier les renseignements nécessaires aux conseillers de vocation, et l'examen médical dirigé en vue de dépister les contre-indications pour certaines professions ?.
Afin de former des spécialistes, on a organisé des cours et des travaux pratiques sur l'orientation profes sionnelle à l’usage des médecins.
Vienne possède un service médical qui examine tous les candidats qui demandent à être orientés. On fait appel aux laboratoires et aux cliniques de la ville. D’ailleurs le livret scolaire contient déjà d’abondants renseignements sur ce point ?.
Mais c’est sans doute Prague qui attache la plus
grande importance à l'examen médical. D’après les
conscriplions sur 14 (étendu aux écoles moyennes et supérieures). Dans le Schelswig-Holstein, en Basse-Saxe, en Westphalie Lippe, on utilise quand on peut le résultat de la consultation médicale scolaire. Dans la province du Rhin, l'examen médical d'orientation est exceptionnel, sauf à Cologne où il s'étend à tous les enfants. Dans les provinces rurales d'Eupen et du Westerwald, en Saxe, en Bavière, etc., l'examen est très fréquent. Il est, au contraire, assez rare en Thuringe el dans l'Etat de Bade. En Wurtemberg, il varie suivant le genre d'école et le sexe (plus fréquent pour les garcons el dans les écoles primaires).
Pour plus de détails et de chiffres, cf. R. I. T.. avril 1995, p. 564 et 565. Au surplus, cette enquête bientôt vieille de dix ans, n’a plus guère qu'un intérêt historique. Depuis lors, l'orientation allemande s’est beaucoup perfectionnée (cf. par exemple les articles de Mile Abramson en cours de publication dans le Bull. 1. N. 0. P,
1. Ce second type d'examen permet aux médecins de préciser el de formuler des conclusions sur des cas qui passeraient inaperçus aux yeux du conseiller de vocation laissé à ses seules lumières. « Si, par exemple, on demande au médecin de formuler, s'il y a lieu, une contre-indication pour des professions demandant un effort physique considérable, une disposition au décollement de la rétine ne passera pas inaperçue. Elle risquerait de l'être si elle n’était signalée que parmi les conditions d'ensemble de l'appareil visuel de l’examiné. » R. I. T., avril 1995, p. 566.