Cf. supra, p: 93 et
Pt
déclarations des parents qui, pour le premier examen, sont obligés de se présenter à l’académie Masaryk avec leurs enfants, le médecin établit l'arbre généalogique de la famille. Sur une fiche spéciale, il note tous les renseignements sur le milieu dans lequel l'enfant s’est développé ‘. La valeur scientifique de ces indications dépend de la bonne foi, de la mémoire et de l'intelligence de celui qui répond aux questions posées. « Aussi, pour gagner la confiance des parents, le médecin s’efforce-t-il de les persuader que ces questions ont pour unique objet l'intérêt même de leurs enfants. Il leur garantit la discrétion la plus complète ?. »
L'arbre généalogique établi, on soumet l’enfant à un examen médical très approfondi. On examine son développement physique ; on enregistre les maladies qu’il a eues, son âge de scolarité et de puberté, son tempérament, sa conduite, ses habitudes, etc. On procède à un examen anthropométrique, parfois à un examen radioscopique et à des réactions sérologiques, voire à un examen psychiatrique *. Au terme de ce labeur, le médecin formule son impression générale.
L'examen anthropométrique qui figure dans cette liste est fort apprécié à Barcelone. Il y constitue l’essentiel de
1. Cette fiche contient des renseignements sur les frères et sœurs, les ascendants paternels et maternels : état physique et psychologique, habitudes, occupations, croisement, esprit de famille, milieu social, hygiène du domicile, situation de fortune, scolarité, ete. R. I. T., février-mars 1923, p.’ 446.
2. Si les indications fournies semblent suspectes au médecin, l’institut essaie de se renseigner auprès des institutions sociales qui s'occupent de la jeunesse. Jbid. |
3. Qu'il ne faut pas confondre avec un examen psychotechnique. L'Institut de Prague s'attache surtout à relever les défauts respiratoires, cardiaques, nerveux et visuels. Pour certains sujets, on examine aussi le goût, l’odorat et l’ouïe. Jbid,
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l'examen physique des sujets. On le pratique aussi en Suisse, en Pologne, etc. ’.
En Angleterre, les renseignements médicaux sont fournis par la fiche scolaire. De même en Amérique, c’est le médecin de l’école qui renseigne le conseiller de vocation, lorsque celui-ci s’en soucie. On laisse le plus souvent aux entreprises privées le soin de faire leur police médicale, Cependant, à New-York, on classe à part, parmi les jeunes gens qui sollicitent un permis de travail, ceux qui ont des troubles cardiaques, en vue de leur assurer tous les soins que comporte leur état, et de leur fournir un enseignement technique leur permettant l'accès d’une profession dans laquelle ils ne soient pas troublés par leur santé. De même, à Milwaukee et à Newark, l'état de santé des élèves des écoles complémentaires fait l’objet d’études spéciales ?.
29°, Leéstests:
La nécessité d’un examen médical est généralement admise, et les méthodes employées sont souvent les mêmes. En agissant de manières différentes on s'entend sur le principe.
Au contraire, l'examen psychotechnique est une question brûlante et le champ clos où s'affrontent les théoriciens. [1 est, pour une part, à l’origine de l'orientation professionnelle et celle-ci s’est développée avec une certaine indépendance à son égard. Mais il n’a pas dit son
dernier mot. On se réserve généralement dans une atti-
l. Voir au sujet de la valeur de cet examen : Manouvrier, Anthropométrie el aptitudes, un article paru dans la Revue anthropologique en 1911 qui conteste les conclusions que l’on veut tirer de ces mesures.