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Pitalières peuvent demander au Service central de prophylaxie des Maladies vénériennes, qui. pratiquement l'accorde toujours, de prendre à sa charge les frais de traitement .»
La troisième forme, le dispensaire de maternité, comme celui de la clinique Beaudelocque, qui tend à se généraliser, rend d’incalculables services au point de vue de la lutte contre la morti-natalité et contre la syphilis héréditaire.
L'action du Service central en cette matière, est basée sur les vœux émis par la conférence de la syphilis héréditaire : « Que l’action des dispensaires soit renforcée par la collaboration d’assistantes sociales, sous le contrôle des médecins chefs de dispensaires, en liaison constante avec les dispensaires d'hygiène sociale qui concourent à Ja lutte contre la mortalité infantile et contre la tuberculose.
« Le rôle de ces assistantes doit se borner à aider au dépistage de la syphilis et à la régularité des visites au dispensaire ou chez le médecin.
«Les maternités et les organismes de puériculture (consultations pré-natales, consultations des mères-nourrices et de nourrissons, maisons maternelles, etc.), doivent être organisés en vue de la lutte contre la syphilis héréditaire, soit par une liaison étroite avec les dispensaires antisyphilitiques pourvus d'un laboratoire de sérologie, soit par l’adjonction d’un dispensaire spécial.
« Ce dispensaire de maternité fonctionnant avec la collaboration de l’accoucheur, du syphiligraphe et du pédiatre, doit assurer la continuilé de la surveillance et
du traitement chez la mère et les enfants. »
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Actuellement, le nombre augmente chaque jour des établissements de protection maternelle ou infantile, où les femmes en état de gestation, et les nourrissons sont soumis à un examen du syphiligraphe, assistant de l’accoucheur ou du pédiatre.
Le traitement, une fois la syphilis diagnostiquée, est assuré soit par le syphiligraphe du service, soit par un dispensaire syphilitique indépendant, soit, enfin, par l'accoucheur ou le pédiatre. Les médicaments, dans tous les cas, sont fournis gratuitement par le service central.
Le dépistage de la syphilis héréditaire doit être fait, d'autre part, chez les enfants, à l’âge scolaire, de même: que dans les préventoriums et les sanatoriums, comiue à celui de Kerpape, où un véritable service de dépistage et de traitement des manifestations ostéo-articulaires de la syphilis a été organisé.
En ce qui concerne le plan général d'un dispensaire anti-syphilitique, il nous faut considérer
a) comme personnel : un médecin, un chef de laboratoire, une infirmière traitante, une ou deux infirmières visiteuses.,
b) comme locaux : une salle d'attente, un cabinet pour ie médecin, une salle de traitement, avec comme annexe une salle de repos, un laboratoire. |
« La valeur des médecins fait la valeur des dispen: saires ». Ainsi un grand soin doit être porté à la nomination des médecins chefs des dispensaires et des chefs de laboratoires. :
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La valeur des médecins des services de l’Institut prophylactique est indiscutable, de même que celles des médecins qui dirigent les dispensaires créés par la Ligue Nationale Française contre le Péril vénérien. Ces derniers sont nommés au Concours, avec épreuves de titres, épreuve écrite anonyme, épreuve des malades, épreuve de labo-
ratoire.
Dans les autres centres, la nomination est faite par les organismes qui gèrent les dispensaires, mais pour que les médecins puissent entrer en fonction, ils ont besoin de l'agrément du Ministère, qui ne le donne que dans les cas où la compétence du médecin est pleinement
reconnue.
Presque partout où il existe des Facultés ou Ecoles de Médecine, ce sont les professeurs de dermato-syphiligraphie qui assurent la direction des dispensaires. Ailleurs, ce sont des « médecins des hôpitaux, nommés au concours, spécialistes désignés sur proposition du professeur de la Faculté ou Ecole de Médecine du ressort ou sur résultat d’un concours sur épreuves ou sur litres, dans Île jury duquel sont compris le professeur de dermatosyphiligraphie de la Faculté du ressort, un représentant du ministère et un représentant du syndicat médical local. » (x)
Dans les grands centres, les médecins sont assistés par leur chef de clinique, les internes el les externes des hô-
pitaux.
(1) Cavarzzon. — L'état actuel de Ja lutte contre le Péril vénérien. Annales des Maladies vénériennes, n° 12 décmbre 1926, p. 911.
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À Paris, M. le Professeur JEANSELME et autres s\; hiligraphes éminents, assurent les services de l’Assistance publique. À chaque service est annexé un dispensaire antisyphilitique, dirigé par le chef du service. Le dispensaire de la clinique de dermato-syphiligrapt.e de l'hôpital Saint-Louis, fonctionne actuellement sous la direction de M. le Docteur BuruEer. Là se trouve réalisé en partie
les desiderata de M. le Professeur JEANSELME, qui voudrait
que dans les villes de Faculté ou d'Ecole de Médecine, le
dispensaire soit non seulement un centre de prophylaxie et de traitement, mais aussi un centre d'enseignement où les médecins désireux de s’instruire, puissent acquérir les notions nouvelles qui tous les jours rénovent la clinique et la thérapeutique de la syphilis.
Un intérêt particulier doit aussi être accordé à la nomination des chefs de laboratoires, étant donné la place considérable que celui-ci occupe dans la clinique et dans le traitement de la syphilis.
Nous avons déjà signalé que le sucès de la méthode employée dans les services de l'Institut prophylactique de Paris est dù, en grande partie, à l’ « union étroite du traitement de la syphilis et du contrôle sérologique de ce traitement ».
\ataellement, la plupart des services possèdent un laboratoire clinique, pratiquant de façon courante l’ultramicroscope.
Quant aux recherches sérologiques, elles n’ont pas été négligées, et l'Administration centrale a créé des laboratoires centraux de sérologie. Le nombre de ceux-ci est
limité, mais par contre, ils sont dotés d’un outillage par-
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fait et sont dirigés par des sérologistes à compétence reconnue. Ils sont de préférence annexés soit à des grands laboratoires comme à l’Institut Pasteur, de Lille : soit à des services de syphiligraphie, comme à Marseille.
En outre des laboratoires centraux, il existe des laboratoires agréés, réservés à l'usage des collectivités qui les entretiennent (départements, communes, hôpitaux).
Il existe 9 laboratoires centraux et 9 laboratoires agréés. Une enquête est en cours pour 106 laboratoires pratiquant de façon courante la sérologie, afin de reconnaître officiellement et d'agréer ceux qui feront les examens dans de bonnes conditions.
Actuellement, le nombre de sérologistes suffisamment préparés est inférieur au nombre des laboratoires disséminés à travers la France, de telle façon que « beaucoup de sérologistes parfois inprovisés, qui sont préposés à ces laboratoires, laissent fort à désirer, au point de vue de leur instruction technique. (1)
La Ligue Nationale Française contre le Péril vénérien a accepté la charge d'organiser un laboratoire central de sérologie pour la région parisienne, Ce laboratoire sera, en outre, une école de sérologie, où se formeront de nombreux sérologistes, rendus indispensables, comme dit M. Queyrar, par le grand nombre de dispensaires et de Iaboratoires qui existent actuellement en France.
Pour terminer l'étude du personnel d'un dispensaire antisyphilitique, voyons rapidement la place qu'occupe
(1) QuevraT. — Discours prononcé à l'assemblée générale de la Ligue, le 9 juin 1926.