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l'infirmière et le rôle qu'elle doit jouer dans la lutte contre la syphilis.
Dans les petits centres où il n'y à pas d'’internes ou d’externes pour assister les médecins, ceux-ci sont aidés par les infirmières traitantes.
Au point de vue de la prophylaxie sociale, une place des plus importantes doit être réservée à l'infirmière visiteuse. Pour faire au service social, cette infirmière doit être diplomée ef avoir fait un stage dans un service où le service social soit pratiqué d'une façon courante, sous les indications du médecin chef du service. Des cours spéciaux pour l'obtention d’un diplôme sont en voie d’organisation.
On à fait beaucoup d'objections à l'existence d’infirmières visiteuses. [1 est indiscutable que, fait sans la discrétion nécessaire par des infirmières non préparées, le service social serait plus nuisible qu'utile, mais bien conduit, fait par un personnel suffisamment instruit, avec beaucoup de tact et de doigté, le service social avec l'infirmière visiteuse, apporte un précieux concours pour la continuiié du traitement et pour le dépistage de l'hérédo-syphilis. En effet, c'est dans les dispensaires de maternités que l'infirmière visiteuse peut jouer un rôle capital. « L'infirmière, en visitant une mère, écrit M. QUEYRAT, en lui montrant comment on doit emmaillotter un enfant, comment on prépare un biberon, cause avec elle ; Ja mère entre en confiance, raconte ses misères : elle a eu plusieurs fausses-couches, puis deux de ses enfants sont morts presque en naissant, sans qu'on ait su pourquoi ;
l'infirmière soupçonnant l'existence de la syphilis dans