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le foyer familial, engage instamment la mère à amener ses enfants au dispensaire. |
Le médecin les examine, les reconnaît syphilitiques, les traile ainsi que la mère, puis on décide le père à venir aussi, l'infirmière continuant ses visites, insiste pour que le traitement soit régulièrement suivi et on l'écoute, de telle sorte que l'infirmière visiteuse est le plus précieux agent de liaison entre le dispensaire et le foyer syphilisé.»
Ceci est, pour ainsi dire, le cas idéal ; en pratique, très fréquemment, les choses se passent autrement, il ne faut pas cacher que c'est une mission très délicate et que pour la mener à bien, l'infirmière devra agir avec beaucoup
de tact, de discrétion et de doigté.
Au point de vue matériel, les dispensaires de la Ligue Nationale, les services de l'Institut prophylactique et les dispensaires des grandes villes, ne laissent presque rien à désirer ; par contre, dans certaines localités, l'installation est loin de répondre à toutes les exigences de l'hygiène.
Nous avons vu que les dispensaires de la Ligue Nationale sort, avant tout, des centres de diagnostic, mis à la disposition des médecins de la région, mais ils sont en même temps des centres de traitements pour les indigents et les nécessiteux.
Dans les autres dispensaires, on soigne les malades sans leur demander de décliner leur identité, ni de faire
la preuve de leur indigence, mais comme il faut réserver
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ces centres pour les malades qui ne peuvent réellement pas payer le médecin, on a trouvé un moyen indirect de faire la preuve de leur indigence, en leur demandant de se munir d'une lettre de présentation écrite par un médecin ; les médecins traitants et les infirmières devant éliminer tout malade non envoyé par un médecin.
Le nombre et les heures de consultations varient suivant les exigences du milieu où se trouve le dispensaire. On fait une ou deux séances par semaine, et quelquefois davantage, en fixant les heures de façon que les travailleurs puissent venir se faire soigner sans aucun préjudice. Dans le dispensaire de Creil, par exemple, on fait deux consultations par semaine, dont une le samedi après midi, Ailleurs, on fait les consultations soit les jours de marché, soit le dimanche ou en semaine, en dehors des heures habituelles de travail, après le repas du soir, par exemple. Ceci varie avec les conditions et les exigences du milieu, mais, en principe, on tâche toujours de faciliter aux malades les moyens de se faire soigner sans aucun préjudice.
Quand au budget. il varie avec l'importance des services. « Gomme ils sont gérés par des organisations autonomes : hôpitaux, offices départementaux d'hygiène, bureaux de bienfaisance, grandes œuvres privées, il appartient à celles-ci de prévoir un budget convenable et pour le personnel et pour les frais généraux de fonctionnement ; d'assurer une part de ce budget par leurs propres moYÿens, par les subventions de la commune ou du département, et de recourir enfin au Ministère de
l'Hygiène, pour des subventions qui varient suivant les
cas d'espèce, d'une très faible contribution à la quasi totalité des frais. »
« Le service central veille à ce que les visiteuses aient un traitement minimum suffisant, mais comme elles ne donnent pas tout leur temps à la lutte antivénérienne, il leur est accordé des indemnités proportionnelles à leur travail effectif anti-vénérien ,en tenant compte des émoluments qu'elles perçoivent d'autre part. »
« Le service central accorde toujours au minimum la fourniture gratuite des médicaments spécifiques. Il y a lieu de remarquer à cet égard que pour la quasi totalité des services antivénériens français, sauf pour l'Institut prophylactique et lAssistance publique de Paris, la délivrance de médicaments est faite gratuitement par les soins du Service central, les médecins lui demandant directement ceux-ci pour qu'il les leur fasse adresser par le fabricant.
« La formule adoptée est celle d'une très large décentralisation, la plus grande confiance est accordée aux organisations locales qui passent en somme avec le service des conventions dé bonne entente mutuelle, FAdministration centrale conservant la charge de veiller à ce que les directives générales de la Commission de prophylaxie des maladies vénériennes soient respectées. » (1)
Tel est l’état actuel des dispensaires en France, nous avons vu que leur nombre dépasse de beaucoup le chif-
fre de 300 que le docteur QUEYRAT jugeait nécessaire pour
1e (1) Cavarzron. — L'Etat actuel da la lutte contre les maladies = ; . ASP 8 ‘ o vénériennes. Annales des Maladies vénériennes, n du 12 déc. 1926,
toute la France ; mais il reste des améliorations à faire, tant au point de vue du personnel médical, qu’au point de vue de l'installation matérielle. Si le budget ou le manque de spécialistes ne permet pas de faire ces améliorations, il vaudrait peut-être mieux réduire leur nombre, en améliorant leur qualité. Un dispensaire où il n'y a ni bon médecin, ni bon sérologiste, ni bon outillage, ne veut donner de bons résultats. Dans ce cas, il vaudrait mieux, comme nous venons de le dire, de supprimer quelques-uns, pour améliorer les autres, en donnant aux malades qui habiteraient loin du centre où se trouverait le dispensaire, loutes les facilités nécessaires pour aller
se faire soigner.