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b) Age avancé de la maladie.
c) Caractère non menaçant de celle-ci.
d) Période de latence après les dernières manifestations. e) Traitement spécifique suffisant.
Actuellement quelques syphiligraphes posent la règle suivante : « Autoriser le mariage quand, par tous les moyens d'investigations actuellement connus, le postu-
lant ne présente plus aucun signe de la maladie » (x).
Ou bien autoriser le mariage sous les conditions sui-
vantes :
° Chancres ou premiers accidents remontant de 4 à 5 ans au moins pour un homme, 8 ans pour une femme, si le traitement a été commencé après le 15° jour du chancre ; 2 à 3 ans si un traitement arsenical intense a
été commencé avant le 15° jour du chancre.
* Traitement suffisant régulièrement suivi pendant ce délai.
3° Absence d'accidents depuis > ans au moins. Cet absence d'accident doit persister un an au moins après la cessation du traitement d'assaut : elle doit être contrôlée par des visites périodiques à un médecin, l'affirmation du
malade étant insuffisante.
1° Caractère non menaçant de la maladie (FOURNIER).
Nous dirions absence de résistance thérapeutique : en
eflet, il faut se méfier des syphilis arséno-résistantes et arséno-résidivantes.
(1) Marcel Prxarn. — Syphilis et mariage. Bruxelles Médical. 3 oct. 1924. page 1.396.
° Absence actuelle de tout stigmate d'infection (signe
d'Argyll-Robertson, etc...).
6° Séro-réaction négative, et négative après épreuve de la réactivation de Milian.
7° S'il y a eu le moindre doute de lésions nerveuses, ;l faut exiger l'absence de troubles du liquide cephalorachidien (Ponction lombaire : leucocytose mesurée à la cellule de Nageotte ; albumine dosée au rachi-albuminometre, ele...) cette ponction lombaire en dehors même.
de tout soupçon, est désirahle et doit être proposée » (1).
Mais dans toutes ces questions, il ne peut pas ÿ avoir une règle absolue, et on commettrait une erreur si on voulait appliquer à tous [es cas, la mème formule. Pour se rapprocher, autant que possible de la vérité, il faut analyser chaque cas, sans idée préconçue ; chercher tous les éléments qui pourraient nous être utiles pour tirer
une conclusion, et permettre ou défendre le mariage.
L'ancienneté de la syphilis est un élément précieux, mais il n’est pas absolu. En effet, il y a des cas ou au bout : de deux ans, on peut autoriser le mariage (2). I yen a d'autres par contre, ou au bout de huit ans, le mariage pourrait être encore dangereux. Mais cela n'empêche que, comme nous le disions au début, une syphilis ancienne est, en principe, bien moins dangereuse, qu'une syphilis récente.
Sur quoi se baser pour se faire une opinion sur un
(1) Goucsror. — Le traitement de la syphilis en clientèle, p. 578. Maloine, édit., Paris 1927. |
(2) JEANSELME et SEZARY, — Précis de syphiligraphie et maladies vénériennes, p. 324. Paris, 1925.
cas déterminé ? Si nous avions un critérium certain de la guérison de la syphilis, le problème serait résolu, mais comme nous ne l'avons pas, il faut nous contenter de baser notre opinion sur les preuves de probabilité qui découlent du résultat de notre examen clinique et des épreuves de laboratoire.
Passons rapidement en revue ce qu'on peut demander à ces deux moyens d'investigations.
1° [ faut faire un éxamen clinique général de tous les organes : cœur et vaisseaux (hypertension) : système nerveux (réflexes) ; organes sensoriels (pupilles) ; foie, rate, Système ganglionnaire (inguinaux, cervicaux postérieures, mastoïdiens, épitrochléens). Chercher les syphilides pigmentaires et les signes d'imprégnation syphilitiques sur lesquels à insisté Miczian (r) :
a) Endroit du chancre : induration persistante et «erythéma irritans » qui indiquent la persistance des tréponèmes insitu.
b) stigmates ongueaux : a) arcs lilas dont la valeur
.est relative chez les malades qui présentent des lésions de l'appareil circulatoire : b) érosions ponctuées, surtout celles de formes rectangulaires qu'on ne voit pas dans les cas d’eczéma, psoriasis ou lichen plan et qui auraient une valeur aussi grande que la réaction de Wassermann ; c) érosions transversales qu'on peut différencier de celle qu'on voit dans Tes maladies infectieuses (scarlatine, diphtérie), car celles-ci se présentent sur tous les doigts,
le même jour, à la même hauteur. Enfin chercher la leucoplasie.
COMITE TANT NDS mariage des syphilitiques,
Revue Française de dermatologie et de vénéréologie, décembre 1926.
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