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HISTORIQUE

L'importance et la nécessité d'organiser la lutte contre les maladies vénériennes, ont été comprises depuis longtemps par tous ceux qui, par leur profession, sont en état de se rendre compte des ravages que ces maladies causent dans un pays. È

En France, avant la guerre, on avait fait peu de chose. En 1901 fut créé, par Wazpeck-RousseAu, la première dommission de prophylaxie des maladies vénériennes ; le professeur Fournier fonda, la même année, la Société de prophylaxie sanitaire et morale, et même en 1913 MM. Queyrar, JEANSELME et Hupeco obtenaient la création de trois premiers dispensaires ; mais on peut dire qu'avant 1916, malgré les avertissements de quelques médecins, les pouvoirs publics ne s'étaient réellement préoccupés d'amener dans le terrain pratique l'organisation de la prophylaxie et du traitement de ces maladies.

C'est en 1916, pendant la guerre, que l'extension considérable de ces maladies, parmi les troupes et dans la population civile, provoqua l'institution de mesures capables d'enrayer leur propagation. La troisième ommission des prophylaxie des maladies vénériennes fut créée par en-

Los

tente entre le sous-secrétariat d'Etat du Service de Santé à la guerre, qu'occupait M. Justin Gopar», et la Direction de l'Hygiène au Ministère de l'Intérieur, à la tête de laquelle se trouvait M. J. Brisac, et on créa, sous le nom de services annexes, de véritables dispensaires antivénériens, qui rendirent de très grands services et qui furent l'origine des dispensaires actuels.

La même année, Îe 12 mars 1916, l'Institut prophylactique de Paris fut fondé.

Après la guerre, la lutte s'organise sur des bases plus solides sous l'impulsion du fervice Gntral dirigé jusqu'à 1924, par M. le Docteur Paul Faivre, inspecteur général des services administratifs au Ministère de l'Intérieur.

Lui-même a fait l'historique des efforts accomplis dans son rapport du 0 juin 1920. D'après lui, il existait à cette époque, 119 consultations, non comprises les consultations d'Alsace-Lorraine, d'Algérie, de Tunisie et de l’Institut prophylactique de Paris.

En 19:10, lors de la création du Ministère de l'Hygiène, M. Brerox s'intéressa à la réorganisation de la Gommission de Prophylaxie des maladies vénériennes.

Dans son rapport du 10 novembre 1921, sur la lutte antivénérienne, M. le Docteur FAIVRE constate que l'organisation de la lutte « ne se poursuit pas aussi rapidement qu'on le pourrait souhaiter, en égard à l'étendue du mal qu'il s'agit de combattre et que les résultats obtenus, si grands qu'ils soient, sont encore insuffisants ». (1).

Les consultations anti-vénériennes sont à cette époque

(1) Srcarn de PrauzoLes. — Résumé des travaux de la Commission de prophylaxie des maladies vénériennes au Ministère de l’Hygiène.

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au nombre de 166, c'est-à-dire en augmentation de 47

. sur l’année précédente.

Les crédits affectés à la lutte antivénérienne, qui étaient de 200.000 francs'en 1916, sont de 1.500.000 francs pour l’année de 1921.

En 1923, ces crédits sont portés à 3.000.000 de francs el la même année un grand pas gst donné, par l'initiative privée, avec la création de la « Ligue Nationale Française contre le péril vénérien ».

L'année suivante, c'est-à-dire en 1924, la création de | « Office National d'Hygiène sociale » apporta un nouvel élément à la lutte anti-vénérienne.

Depuis, le nombre de services a augmenté considérablement, grâce au relèvement des crédits (9.500.000 fr.). Les centres de dépistage et de traitement qui fonctionnent dans les hôpitaux, les dispensaires d'hygiène sociale, etc., sont, d’après le rapport, sur le fonctionnement et l'activité de l'Office National d'Hygiène sociale, de juin 1926, au nombre de 254, au lieu de 239 en fin 1924.

En ce qui concerne l'hérédo-syphilis, les consultations pour femmes enceintes et nourrissons, qui étaient au nombre de 48 fin 1924, sont, en 1926, au nombre de &8r.

Pour les examens sérologiques, on a créé, en 192, 17 laboratoires centraux, offrant toutes les garanties désirables et annexés, soit à des grands laboratoires déjà existants, soit à des services de syphiligraphie.

On s’est préoccupé, en outre, d'organiser la lutte antivénérienne dans la marine marchande, chez les étrangers, dans les prisons, etc...

Comme on le voit, chaque année à marqué un progres.

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Actuellement, comme écrit M. le Docteur CavarzLow, les

crédits votés par le Parlement « sans atteindre les 20 mil-

lions annuels réclamés par la Commission de prophylaxie

des maladies vénériennes, ont cependant permis de doter peu à peu la France d’un armement antivénérien des plus sérieux, comprenant au 1* Octobre 1926, 893 services, sans tenir compte ni des établissements d'hospitalisation, ni des dispensaires de salubrité, ni des laboratoires de sérologie non encore agréés, ni enfin des laboratoires cliniques de bactériologie (x).

(1) Cavarzron. — L'état actuel de la lutte contre les maladies vénériennes. — Annales des Maladies vénériennes, n° 12, déc. 1926.

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