‹ Organisation du crédit et de la circulation, et solution du problème social sans impôt, sans emprunt, sans numéraire ... sans atteinte à la propriétéChapitre 5 sur 8 · Annihilation du gouvernement, etc., etc., etc., etc · texte numérisé non relu

Annihilation du gouvernement, etc., etc., etc., etc

Par nn premier décret, je propose de faire sortir la ricliesse cachée et de créer instantanément dans le pays un crédit mutuel de deu.t milliards cinq cent millions, en réduisant tous les revenus et salcires.

Par un antre décret, je propose de rembourser aussitôt le crédit demandé, de frapper l’agio dans sa source, et de produire partout le bon marché, qui est la richesse même, en an’êtant la valeur, et limitant au prix de revient du jour qui précédera la promulgation du décret, le prix vénal de tous les produits et services.

Par un troisième décret, enOn, je propose d’organiser de suite une circulation sans exemple dans les fastes du commerce, de doubler la masse des affaires et de rendre à jamais impossible le retour des crises financières, en organisant une banque d’écliange, d’après les principes constitutifs delà lettre de change.

L’ensemble de ces trois projets serait en même temps la reconnaissance oIBcielle, comme loi de l’Etat, du grand principe de réciprocité qui gouverne l'univers, et la première application libre et raisonnée de ce principe.

Les conséquences de cette application, comme tout développement scientifique, vont à l’infini. Elles semblent même, pour nos yeux infirmes, à qui des ténèbres perpétuelles et

l'aspect constant de la misère ont rendu insupportables l'éclat du jour et la vue de l'ordre, avoir quelque chose de monstrueux. Aussi, je prie le lecteur de considérer ce qui précède et ce qui me reste à lui dire avec sa raison seule, et d’écarter toute image qui ne pourrait que troubler son jugement. Car, pour l'imagination, les clioses dont je no puis, dans ce programme, que découvrir une faible partie, sont effrayantes.

1. La première conséquence de l'organisation du crédit mutuel et de l'établissement de la Banque d'échange est Vabrogation du numéraire-, l'or et l'argent, redevenus simples marchandises,renvoyés à la cuisine, ne servent que comme appoint des sommes au dessous de 25 fr.

Ainsi l’industrie banquière est do fait comme de droit supprimée; le règne de la Gnance est à sa fin. Le retrait du numéraire par les capitalistes aura été le dernier acte de cette autre Gction constitutionnelle, qui n’avait de durée que par la préoccupation des esprits.

Deux milliards de numéraire mis à la réforme, les matières d’or et d’argent refluent vers les industries qui les exploitent ; la valeur des deux métaux baisse dans le rapport de la quantité employée en numéraire à celle employée dans l'industrie, c’est à dire de 20, 25, 30 p. OjO, selon que la masse métallique servant do monnaie sera le 1|5'', le le 1|3 de celle existant en bijoux, services de labic, etc. Supposant cette réduction de valeur, pour l’argent, d’un .5% et pour l’or d’un 10% la différence, ou le bénéfice obtenu au pays, après deux ans de réforme, par la moins-value des mélaux précieux, sera pour 2 milliards. 380,000,000

Une autre économie sera celle de l'iiilérét payé aux banquiers, usuriers, vendeurs d’argent, pour l'escompte. Supposant la circulation annuelle du pays de /|. milliards par an (la Banque de Franco, à elle seule, faisait 1,800 millions d’escomptes) ; la moyenne de l’cscomplc. Ions frais compris, à () p. OiO: l’économie au total sera, parannéo, 2'|0,000,000

Je dis économie, bien que la Banque d’échange prélève un escompte sur les valeurs de commerce , parce que le produit de la Banque d’échange restant la propriété des souscripteurs, et ne passant plus dans les mains d’une caste de capitalistes parasites, vivant sans travail du sang et de la graisse du pays, il y a vraiment pour la production et la consommation générale, économie de la totalité des intérêts et commissions payés auparavant pour l’escompte.

Enfin, avec la Banque d’échange, plus de protêts, de comptes de retour, plus de faillites : soit sur 250,000 négociations nnlles on litigieuses, et 4,000 faillites liquidées à a),000 fr. en moyenne. 80,000,000

An total, pour ce premier chef, économie de 700,000,000

Je passe sons silence l’improductivité des banquiers, usuriers, huissiers, arbitres de commerce, et autres parasites vivant, comme une armée de courtisans, auteur de cette royauté de l’or. Je ne porte en compte que les économies positives.

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