‹ Organisation du travail (volume 2)Chapitre 16 sur 29 · ATELIERS SOCIAUX AGRICOLES · texte numérisé non relu

ATELIERS SOCIAUX AGRICOLES

L'opinion générale des économistes , officiellement adoptée par le comité do l'administration départf^mentale et comniuuale, est qu'en augmentant de 200,000 hectares les terres emblavées, la France arriverait à se suffire.

Que cette opinion soit fondée ou jion, toujours est-il que des documents non contestés portent k 2,792,803 hectares la portion du sol qui, en France, reste improductive. Il ne s'agit ici, bien entendu, ni des prairies, ni des bois, lesquels sont déjà en culture et ne veulent qu'être améliorés; il s'agit de ces terrains en iriche connus sous le nom de terres vaines, de landes, de pâlis,- il s'agit de ces f champs d'épines et de ronces où les moutons laissent plus de laine qu'ils n'y trouvent do pâture (!), > Il y a, en outre, nombre de terrains humides à assainir par des fossés d'écoulement, nombre de marais qui ne sauraient être des'séchés que par un travail d'ensemble (2). Supposons que, bien décidé à prendre l'initiative d'une révolution agronomique et disposant de ressources suftisantes pour mettre

(1) André XVII.

(2) Uapport sur un projet de décret présenté par le comité de l'administration départementale et conmiunalc pour la mise en culture dcx Mens fommunaii.v, p. 33.

en mouvement le système, de l'exploitation unitaire du sol par familles associées , l'État commençât par acheter les terres vaines et vagues dont on réclame aujourd'hui de tant de côtés à la fois la mise en culture , où serait le mal?

Chose bizarre î J'ai en ce moment sous les yeux un rapport sur la destination à donner aux biens communaux, et je m'aperçois que l'auteur y a fait du socialisme... peut-être comme M. Jourdain faisait de la prose; mais qu'importe?

Dans ce rapport, il est dit, en réponse à une proposition du citoyen Guigne de Ghampvans, relative au partage des communaux :

Que la commune est une personne morale , entièrement distincte, sous le rapport de la propriété des biens communaux, des indivus qu'elle embrasse;

Que, destinée à se perpétuer, elle se compose non-seulement des habitants qui existent aujourd'hui sur son territoire, mais encore de ceux qui viendront s'y établir demain ;

Qu'elle est formée non-seulement pour la génération présente, mais aussi pour la génération future qui doit la continuer ;

Que les biens communaux n'appartiennent point à chaque habitant privativement pour une part, mais à la communauté ;

Que ces biens appartiennent aux habitants futurs comme aux habitants actuels et que ces derniers ne les possèdent qu'à la charge de les conserver et de les transmettre à ceux qui viendront après eux.

Descendant de l'exposition des principes à l'appréciation des résultats d'un partage par où l'idée de cotimiune disparaîtrait, le rapport nous montre ce partage devenant pour les pauvres une mesure désastreuse, ies souvenirs et les affections qui se rattachent à la propriété communale brutalement effacés, quelques-uns des copartageants conservant et augmentant leur part , les autres la vendant pour en dissiper le prix, et le partage laissant de la sorte après lui un aussi grand nombre de pauvres, sans les ressources collectives qui , antérieurement , servaient a leur venir en aide (1).

(1) Rapport précité.

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Dans tout ceci pas un mot que nous ayons à reprendre, pas une syllabe (jue nous consentissions à retrancher. Encore est-il à noter qu'en traitant des funestes effets du partage des conununaux , le rapport dit en propres ternies: c II en sera de la propriété communale partagée comme de toutes les autres. * Aveu remarquable, qui ne saurait être trop profondément médité et dont ceux auxquels il est échappé n'ont sûrement pas compris toute la portée !

Car, pourquoi ce qui est applicable à la commune ne le serait-il pas , sauf les divisions administratives nécessaires, à cette commune en grand qu'on appelle l'État? Pourquoi ces principes solennels qu'on invoque à propos des terres vaines et vagues , les ©ublierait-on ou les repousserait-on quand il s'agit des terres en culture? Et après avoir reconnu que, eu égard à l'inégalité à favoriser, au prolétariat à étendre, au sort des pauvres à aggraver, < il en serait de la propriété communale partagée comme de toutes les autres , * pourquoi n'ose-t-on pas, renversant la proposition , reconnaître qu'il en est des autres propriétés partagées comme de la propriété communale si on la partageait?

€ La constitution de la propriété, avait dit M. de Champvans à l'appui de sa proposition , pst toujours en rapport avec les principes qui dominent l'État.

« Aristocratique, il prodigue les biens de main-morte à quelques familles.

c Monarchique, comme en Orient, il livre, toute la propriété territoriale à un seul.

€ Théocratique, il l'abandonne à des corporations religieuses.

« La Démocratie, an contraire, efface la main-morte de son code pour établir l'égalité. »

Cette dernière assertion demande à être expliquée. Le partage, même égal, ne serait, combiné avec la division et l'individualisme, que l'égalité pendant un jour : il ne saurait y avoir égalité durable que par l'association des forces pour la production et la mise en commun des produits pour la consommation.

Je viens d'indiquer, sous la responsabilité du comité de l'administration départementale et communale, la véritable route à suivre et le but à atteindre.

On a vu plus haut :

Qu'en acquérant les chemins de fer,

En faisant delà Banque de France une Banque nationale,

En centralisant les assurances,

En rappelant les mines da:is le domaine de tous ,

L'État pouvait se créer aisément un budget destiné d'une manière spéciale à l'émancipation des travailleurs, à l'abolition du prolétariat.

Eh bien ! sur ce budget l'État prendrait de quoi établir progressivement un atelier social agricole par département pour l'exploitation unitaire du sol en grand par familles associées.

La superficie totale de la France étant de 52,860,298 hect.

Dont il faut retrancher, pour avoir rétendue des terrains susceptibles de culture, l'espace occupé par les rivières, LACS, RUISSEAUX 4,365

Par les routes, chemins, places publiques, RUES, etc 1,215,115

Par les cimetières, églises, presbytères, BATIMENTS PUBLICS 17,774

Par les propriétés particulières et BATIES 241,842

Total 1,479,096

Ce qui réduit la superficie du sol cultivable à 51,381,202 hect.

On trouvera, si l'on divise ce chiffre par celui de 5 millions, qui exprime le nombre des familles attachées en France à l'agriculture, environ 10 hectares par famille. On pourrait donc former chaque association agricole de 50 familles, comprenant, terme moyen, 250 individus, qu'il s'agirait d'établir sur une étendue de 500 hectares, sauf à former des cercles plus étendus, ultérieurement et suivant les lois indiquées par l'expérience.

Ces établissements exigeraient, de la part de l'État, des avances assez considérables, soit en acquisitions de terrains, soit en achats du mobilier agricole nécessaire ; mais, outre que ces avances devraient lui être remboursées par les associations admises à en profiter, il y aurait lieu d'en alléger le fardeau, en abolissant, au profit de l'État, du

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moins passé un certain degré, les successions collatérales, dont l'abus est universellement reconnu.

Kul propriétaire ne serait admis à faire partie de l'association qu'en Ini vendant son avoir : terres, mobilier d'exploitation, instruments aratoires.

Pour féconder les loisirs de l'hiver, pour employer utilement les heures que les intempéries du ciel disputent au travail des champs, on comprendrait dans chaque association des ateliers de tissage, de forge, de serrurerie, de menuiserie, de charpente, de couture, de façon à marier les travaux de l'industrie à ceux de l'agriculture.

Le directeur de l'atelier agricole, nommé par l'État, ne le serait plus que par les associés, lorsqu'ils auraient eu le temps de s'apprécier l'un l'autre.

Il en serait de même du conseil de l'association, composé de sept membres, y compris le directeur.

Les fonctions de ce conseil, présidé par le directeur, seraient de distribuer les travaux selon les aptitudes, de fixer la durée du travail, de surveiller la comptabilité, de pourvoir aux transactions à faire pour le compte de l'atelier agricole.

Le personnel de l'atelier agricole une fois formé et l'association en mouvement, nulle admission ne devrait avoir lieu, nulle exclusion ne devrait être prononcée que par voie de vote.

Toutes les familles associées seraient logées dans un même bâtiment, divisé toutefois de telle sorte, que chaque famille y eût son logement particulier.

Les ateliers agricoles n'étant pas soumis comme les ateliers industriels des villes, ou du moins d'une manière aussi immédiate, à la pression de l'ancien monde, le système de la consommation en commun pourt'ait y être pralif|ué, réserve faite pour chacun de la liberté de consommer en famille sa part des vivres communs.

Il n'y aurait pas dans l'associatien de travailleurs à gages : l'association aurait à pourvoir aux besoins de tous ses membres, soit quant à la nourriture et au logement, soit quant aux vêtements et au mobilier, sauf à en fournir la valeur représentative à ceux qui l'aimeraient mieux ainsi.

Pour subvenir aux besoins de tous, on mettrait en commun les produits du travail de tous.

H^t ORGANISATION

Les dépenses communes une fois soldées (1), l'intérêt du capital avancé par l'État une fois payé, les frais d'entretien et de matéi^iel une fois couverts , l'excédant serait réparti comme suit :

Un quart pour l'amortissement du capital fourni par l'Etat.

Un quart pour la formation d'un fonds de secours destiné aux vieillards, aux malades, aux blessés, etc.

Un quart à partager entre les travailleurs, proportionnellement au nooîbre des journées de travail.

Un quart enfin pour la formation d'un fonds de réserve affecté à la réalisation du principe de mutuelle assistance et de solidarité entre les divers ateliers sociaux.

A chaque atelier agricole serait attachée une école où l'on élèverait les enfants dans les principes servant de base à l'association.

Quiconque, participant aux bénéfices de l'association, ne remplirait pas sa tâche de travailleur et ses devoirs d'associé, en serait puni par l'exclusion, laquelle serait prononcée à la majorité des trois quarts des voix, et entraînerait la perte de tout droit à la propriété collective de l'atelier agricole.

Loin de pouvoir être des motifs d'exclusion, les maladies, les infirmités, la vieillesse seraient l'objet d'un redoublement de soins et de sollicitude.

Quiconque abandonnerait volontairement l'association, n'aurait rien à réclamer, soit quant au fonds, soit quant au mobilier d'exploitation et à la réserve, toutes choses constituant un capital collectif et absolument inaliénable.

Il va sans dire que, pour ces ateliers agricoles comme pour les ateliers industriels, la portée du système consisterait dans son élasticité, dans la force morale qui lui permettrait de rayonner, de se propager de proche en proche, d'absorber peu à peu les exploitations isolées,

(1) C'est par erreur que, dans le 9« numéro du Neuvcnu Monde, p. 113, on a laissé ces mois : « Après le prélèveratnt du prix des salaires.»

La vérité est que le salariat est un régime à détruire complètement. Que la suppression immédiate du salariat présente df grandes di(7icultés dans les villes, à cause du contact et de la pression d'un milieu contraire aux idées nouvelles, c'est ce dont il faut bien convenir. Mais, dans les campagnes, la pratique du vrai système de l'association ne rencontrerait point les mêmes obstacles, et il n'y aurait conséquemnicnt pas de raison pour qu'on n'y entrât de plain pied et dès à présent.

par la volonté même et dans l'intérôt des propriétaires, de façon à devenir progressivement, sans transition brusque, sans secousse, le système général du pays.

Enumérons maintenant les avantages d'une semblable organisation.

L'étendue de chaque exploitation rendant possibles la séparation des tâches et la distribution des travaux selon la spécialité des aptitudes, il en résulterait un manifeste accroissement de richesses.

A l'économie de main-d'œuvre dérivant d'une judicieuse répartition des emplois viendrait s'ajouter l'économie des attelages à cause de la grandeur même des surfaces mises en labour.

Chacun ayant sa part de la propriété collective et des jouissances, prix d'un labeur fécond, personne ne se trouverait désintéressé dans l'œuvre de la production, et l'ardeur qui naît des excitations de l'intérêt personnel se combinerait avec les avantages propres au système de la grande culture.

Dans les ateliers sociaux agricoles, chacun étant son maître et n'ayant de supérieurs que ceux qu'il aurait jugés lui-même de son intérêt d'avoir pour tels, la dignité d'aucun travailleur n'aurait à souffrir ni de la domination féodale ni du despotisme de l'usure.

Un seul bâtiment pouvant être construit pour les familles associées, il est clair qu'elles seraient logées, et à bien meilleur marché, et infiniment mieux.

Dans le régime des ménages séparés, il faut pour la préparation des aliments autant de foyers et pour les soins domestiques autant de personnes qu'il y a de familles : le régime de l'association, au contraire, a cela de précieux qu'il fournit le moyen d'économiser, tout en les fécondant, les forces humaines et les forces de la nature. Ce qui est nécessaire pour l'alimentation, le chauffage, l'éclairafîede cinquante familles séparées l'est-il également pour l'alimentation, le chauffage, l éclairage de cinquante familles associées? EviJemnient non. Donc, l'accroissement des richesses et du bien-être est une conséquence directe de ce dernier régime.

iNous avons dit quel fatal empire la petite culture livrait à la routine : ici, rien de semblable, puisque les plus intelligents seraient appelés à diriger les travaux et que

leur Intelligence serait servie par de suffisantes ressources.

On a vil combien, dans l'état actuel des propriétés rurales, il était difficile, impossible même, de varier convenablement les cultures et de les approprier aux différentes natures de terrain : dans le régime d'association, rien de plus aisé.

Aujourd'hui, dans les campagnes, nous l'avons prouvé, l'atelier fait inévitablement concurrence à l'école; le paysan pauvre aime mieux envoyer ses enfants là où on les paye que là où on les instruit, et cela par suite de l'énormité des charges qui l'écrasent; d'ailleurs n'eùt-il qu'une vache à faire garder, ne faut-il pas que quelqu'un la garde? Dans l'atelier social agricole, au contraire, chacun étant riche de la richesse commune, et vingt personnes pouvant suffire à la besogne qui en réclame cent aujourd'hui, plus de honteux et brutal impôt levé par l'industrie sur la santé des enfants, plus d'obstacle invincible mis au développement de leur intelligence.

Grâce à cette humiliante et grossière domination du hasard, si chère aux publicistes du luissez-passer, la population se distribue sur la surface du sol de la manière la plus aveugle, souvent la plus absurde, et sans égard aux exigences d'une production bien ordonnée ; tantôt les bras manquent où l'ouvrage abonde ; tantôt, où les bras abondent, l'ouvrage manque : ai-je besoin de faire remarquer quel efhcace remèd^i offrirait contre ce ruineux désordre un système qui, établissant entre les diverses associations agricoles des rapports permanents et empreints du caractère de la solidarité, permettraient de répartir, aussi bien que possible, suivant les convenances de la production, le nombre des producteurs ?

Solitaire, le travail mène à la mauvaise humeur et à l'ennui : collectif, il devient attrayant et ressemble quelquefois à une fête. La vie en grandes réunions, voila un des moyens de résoudre cet important problème posé par Fourier avec tant d'autorité : Rendre le travail attrayant. Car, à ceux qui déchireraient le problême insolubîe, à ceux qui, prenant pour les lois de la nature humaine les faits engendrés par les vices d'une civilisation fausse, afhrmeraient que le travail est répugnant par essence, quelle réponse victorieuse n'aurions-nous pas à faire? i.a destination de l'œil est de voir : son plaisir est de regar-

der. La destination de l'oreille est d'entendre : son plaisir est d'écouter. Si, au lieu d'être une jouissance, l'exercice de nos fiicultés était une douleur, il n'y aurait dans les lois de la nature qu'oppression et folie. Heureusement, il n'en est rien ; et s'il arrive, en une foule de cas, que rhomnio ne trouve pas son plaisir daRs le travail, bien que sa destination soit d'en vivre, c'est parce que les conditions sociales du travail sont mauvaises, c'est parce qu'il est, ou forcé, ou excessif, ou mal rétribué, ou solitaire, ou en désaccord avec les aptitudes particulières du travailleuc. Réformez la société, vous n'aurez pas à calomnier la nature!

S'agit-il de la surveillance à exercer sur les enfants, de l'éducation à leur donner, des secours à administrer aux mal.ides, des ressources à rassembler pour le temps de la vieillesse, des précautions à prendre contre les accidents imprévus, c'est à peine s'il est nécessaire d'indiquer combien, sous tous ces rapports, le régime de l'atelier agiicole serait préférable au régime actuel de division et d'isolement.

Ajoutez à cela les garanties de sécurité résultant, pour les cultivateurs associés, de la constitution d'un fonds de mutuelle assistance, employé à faire concourir au soulagement de toute association en souffrance la prospérité de celles qui seraient en progrès.

Tel est, présenté sèchement et d'une manière succincte, le tableau des heureux effets qu'on aurait à attendre du système proposé. Et comment, dès lors, n'y aurait-il pas rayonnement et absoption volontaire ? Lorsqu'on verrait se produire, au sein des associations agricoles, tout ce que la propiiété collective comporte de fécond et d'attrayant; lorsque, au lieu de cette foule de chaumières sales", obscures, infectes, oii le régime d'individualisme parque une à une ses victimes, on verrait s'élever de vastes et somptueux bâtiments, pleins d'air, accessibles au soleil, distribués en autant de logements particuliers qu'il y aurait de fauiilles, av(ic salles de lecture et de réunion, cuisines et buanderies communes, bibliothèques, salle d'asile, école, riants jardins; lorsque, au lieu de se harasser et de se ruiner à cultiver des grains de qualité inférieure, des choux, des haricots, des pommes de terre, la population agricole serait distribuée et er»jployée de manière à tirer

du sol le meilleur parti possible ; lorsque ces infortunés paysans au chevet desquels vient s'asseoir chaque nuit le fantôme du percepttîur, hommes libres, qui ont la pauvreté pour tyran, propriétaires qui sont la propriété vivante d'un prêteur sans entrailles, se trouveraient transformés en cultivateurs indépendants, par cela seul qu'ils ne seraient plus isolés et deviendraient riches par la fraternité, vraie science de la richesse ; lorsque, en un mot, les exploitations par familles associées montreraient réunis le mode de culture le plus favorable à l'essor de la production et le mode d'encouragement le plus propre à stimuler, en le moralisant, le zèle du producteur, la Révolution aurait-elle beaucoup de peine à se faire accepter par ceux qui, aujourd'hui, faute de la connaître, calomnient d'avance son avènement et renvoient dans la région des chimères les esprits avides de ses bienfaits ?

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