K ORGANISATION
central duquel relèveraient tous les au tres, lité d'ateliers^ supplémentaires. De méi M. Rothschild possède, non seulement en mais dans divers pays du monde, des maif correspondent avec celle où est fixé le siég cipal de ses affaires, de mf^me chaque indui rait nn siège principal et des succursales, plus de concurrence. Entre les divers »
production appartenant à lu infime industi térôt serait commun , et l'hostilité ruine efTorts serait remplacée par leur convergea Je n'insisterai pas sur la simplicité de ca nisme : elle est évidente. Remarquez , i que chaque atelier, après ta première année fisant à lui-même, le rèle du gouverneineol nerait i\ surveiller le maintien des rapports les centres de production du même genr empêcher la violation des principes du t& commun. Il n'est pas aujoiird' liui de servie qui ne présente cent fois plus de COmp!
Transportez-vous pour un instant dans Qa choses où il aurait été loisible à chacun d cher du port des lettres, et (igurez-vous le nement venant dire tout-;\-cnnp : «^ mo seul li; service des postes ! » Que d'obj Comment lo gouvernement s'y prendra-) tto parvenir exactement, à l'heure dite.
34 minions d'hpmmes peuvent écrire, chaqup , à chaque miiiule du jour , à 34 millioits mines? Et cependant, à part quelques iqfi- .és qui tiennent moins k la nature du mécii- \e qu'à la mauvaise constitution des pouvoirs nous avons eus jusqu'ici, on sait avec quelle veilleuse précision se fait lè service des postes, le parle pas de notre ordre ndminislratif et de grenage de tous les ressorts qu'il exige. Vojei rtant quelle est la régularité du mouvement de e fmmense machine ! C'est qu'en effet le mode divisions et des subdivisions fait , comme on marcher tout seul le mécanisme en opparence lias compliqué. Comment ! faire agir avec eniblo les travailleurs serait déclaré impossible s un pays où on voyait, il y a quelques vingt ées, un homme auimer de sa volonté, faire vivre sa vie , faire marcher it son pas un million Dmmes! 11 est vrai qu'il s'agissait de détruire. is est-il dans la nature des choses , dans la volé de Dieu, dans le destin providentiel des soies, que produire avec ensemble soit impossible, K[u'il est si aisé de détruire avec ensemble ? Au le, les objections tirées des difficultés de l'ap- Mtion ne seraient pas ici sérieuses , je le répète.
■Btnde ù l'Etat de faire, avec les ressources I et de tout genre qu'il possède, ce que
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nons voyons faire aujourd'hui à de simples || culiers. *■
De la solidarité de tous les travailleurs dafl même atelier, nous avons conclu à la solidarilH ateliers dans une même industrie. Pour Coni|M le système, il faudrait consacrer la sotidari^fl industries diverses. C'est pour cela que nous an! déduit de la quotité des bénéfices réalisés par chaqi industrie une somme au moyen de laquelle l'Ét pourrait venir en aide à toute industrie que des cii constances imprévues et extraordinaires mettraiei en soulTrance. Au surplus, dans le système que noi proposons , les crises seraient bien plus rares. D'à naissent- elles aujourd'hui en grande partie? combat vraiment atroce que se livrent tous lot lérfits , combat qui ne peut faire des vainqueurs faire des vaincus , et qui , comme tous les cora attèle des esclaves au char des triomphateuri tuant la concurrence , oa étoufferait les maux q enfante. Plus de victoires ; donc , plus de défi Les crises , dès lors , ne pourraient plus veut du dehors. C'est à celIes-U seulement qu'il de drait nécessaire de parer. Les traités de pais liance ne suffiraient pas pour cela sans donte pendant , que de désastres conjurés , si , à ceti [^omatic honteuse, lutlc d'hypocrisie, de i w, de bassesses, ayant poux but le |>8
msm
des peuples entre quelques brigands heureux, on subslituait un système d'alliance fondé sur les nécessités de l'industrie et les convenances réciproques des travailleurs dans toutes les parties du monde ! Mais notons que ce nouveau genre de diplomatie sera impraticable aussi long-temps que durera l'anarcfaîe induslrielle qui nous dévore. Il n'y a que trop paru dans les enquêtes ouvertes depuis quelques années. A quel désolant speclacle n'avons- B0U9 pas assisté! Ces enquôtcs ne nous ont-elles pas montré les colons s'armant contre les fabricants de sucre de betterave , les mécaniciens contre les maitres de forges, les ports contre les fabriques inléricures, Bordeaux contre Paris, le Midi contre Je Nord , tous ceux qui produisent contre tous ceux ^ui consomment? Au selu de ce monstrueux dés- «rdre, que peut faire un gouvernement? Ce que Jes uns réclament avec instance, les autres le repoussent avec fureur : ce qui rendrait la'^ie à ceux-ci k! Jonne la mort A ceux-là. Il est clair que cette ab- ^ Wnce de solidarité entre les intérêts rend, de la ïiartde l'Elat, toute prévoyance impossible, et l'en- V chaîne dans tous ses rapports avec les puissances (ft «Étrangères. Des soldats au dehors, des gendarmes au fe ^ons, l'État aujourd'hui ne saurait avoir d'autre d'action , et toute son utilité se réduit néiment h empêcher la destruction d'un coH
86 OllGANISATION
en détruisant de l'autre. Que l'Ëtat se metU lumcnt à la tête de l'induslrie ; qu'il fasse coi tous les efforts ; qu'il rallie autour d'un roèm cipe tous les intérêts aujourd'hui en lutte : bien son action à l'eitérieur ne serait-elle p nette , plus féconde , plus heureusement d^ Ce ne seraient donc pas seulement les crîi éclatent au milieu de nous que prévicnd réorganisation du travail, mais en grande celles que nous apporte le vent qui IbOe U de nos vaisseaux.
Ai-je besoin de continuer l'énumératîon dl tages que produirait ce nouveau système?
monde industriel où nous vivons, toute de la science est une calamité, d'abord pa les machines suppriment les ouv^iers^ïui ool de travailler pour vivre, ensuite parce qu'el autant d'armes meurtrières fournies il l'in qui a le dr^jt et la faculté de les employerj tous ceux qui n'ont pas cette faculté ou o Qui (lit machine nouvelle , dans le système ciirrencc, dit monopole; nous l'avons 44 Or, dans le système d'association et de sql plus (le brevets d'invention , plus d' exploitai ihisive. L'invcntcurseraitréconipensé part sa découverte mise ù l'instant même «u sel is. Ainsi , ce qui est aujourd'hui un moy*
termination deviendrait l'inslrumcnt du progrès universel ; ce qui réduit l'ouvrier à la faim , nu désespoir, et le pousse à la révolte, ne servirait plus qu'à rendre sa tftclie moins lourde , et à lui procurer assez de loisir pour exercer son intelligence; en ui mot, ce qui permet la tyrannie aideraitau trionipl de la fraternité.
Dans l'inconcevable confusion où nous sommes aujourd'hui plongés , le commerce ne dépend pas et ne peut pas dépendre de la production. Tout so réduisant pour la production h trouver des consommateurs que tous les producteurs sont occupés à s'arracher , comment se passer des courtiers et des M>U8-courliers , des commerçants et des sous-commerçants? Le commerce devient ainsi le ver roi geur de la production. Placé entre celui qui Vaille et celui qui consomme, le commerce les domine l'un et l'autre, l'un par l'autre, Fourier, qui a si vigoureusement attaqué l'ordre social actuel, et, après lui, M. Victor Considérant, son disciple , ont mis à nu cette grande plaie de la société qu'on appelle le commerce, avec une logique irrésistible. Le commerçant doit Gtre un agent de la production , admis à ses hénéficcs et associé à toutes BCSCliances. Voilà ce que dit la raison et ce qu'exige irieusement l'utilité de tous. Dans le sys- UQ nous proposons, rien de plus facile &
liser. Tout antagonisme cessant entre les divers centres de production dans une industrie donnée , elle aurait, comme en ont aujourd'hui les maisons de commerce considérables, partout où l'exigent les besoins de la consommation , des magasins et des dépôts.
Que doit Cire le crédit? Un moyen de fournir des instruments de travail au travailleur. Aujourd'hui, nous l'avons montré ailleurs (1) , le crédit est toute antre chose. Les banques ne prêtent qu'au riche. Voulussent-elles prêter au pauvre , elles ne le pourraient pas sans courir aux abîmes. Les banques constituées au point de vue individuel ne sauraient ) donc jamais être, quoi qu'on fasse, qu'un procédé ' admirablement imaginé pour rendre les riches plus \ riches et les puissants plus puissants. Toujours lo ' monopole sous les dehors de la liberté, toujours ( la tyrannie sous les apparences du progrès ! L'or- ^ ganlsatîon proposée couperait court à tant d'ini- * quités. Cette portion de béoélices, spécialement et ' invariablement consacrée à l'agrandissement de l'otelier social par le recrutement des travailleurs, voilàle crédit. Maintenant , qu'avez-vous besoin des banques? Supprimez-les.
L'eicès de la population serait -il à craindre
1(1) Voir l'articlo iniitald ; Qoestidn kes Bakocks namito lie h Btwe du Progtit du t" décembre 1839.
jue , assuré d'un revenu , tout travailleur aurait lis nécessairement des idées d'ordre et des hades de prévoyance? Pourquoi la misère aujourli est-elle plus prolifique que l'opulence? Nous )DS dit.
tans un système où chaque sphère de travail «nblerait un certain nombre d'hommes animés même esprit, agissant d'après la môme impul- I, ayant de communes espérances et un intérêt mun, quelle place resterait, je le demande, r ces falsiGcations de produits, ces lâches dé- ■i, ces mensonges quotidiens, ces fraudes obes qu'impose aujourd'hui à chaque producteur, laqne commerçant, la nécessité d'enlever, coûte coûte , au voisin sa clientèle et sa fortune? La rme industrielle ici serait donc en réalité une 'onde révolution morale , et ferait plus de conions en un jour que n'en ont fait dans un siècle es tes bomélies des prédicateurs et toutes les immandations des moralistes.
le que nous venons de dire sur la réforme inrielle suffit pour faire pressentir d'après quels cipes et sur quelles bases nous voudrions voir érer la réforme agricole. L'abus des succes- B collatérales est universellement reconnu. Ces
■lisseraient abolies, et les valeurs dont elles nient composées seraient déclarées pro-
priété communale. Chaque commune arriverait J la sorte à se former un domaine qu'on rendrait iai liénablc, et qui, ne pouvant que s'étendre, ami neroit, sans di5cbirements ni usurpations, unei^ volution agricole immense; l'exploitation du df moine communal devant d'ailleurs avoir lieu H une plus grande échelle et suivant des lois co} formes à celles qui régiraient l'industrie. Nous n viendrons sur ce sujet , qui esige quelques dév^ pemenls.
On vp pourquoi , dans le système act|U ducalion des enfants du peuple était imw Elle serait tellement possible dans notre Sn qu'il faudrait la rendre obligatoire en raèin que gratuite! La vie de chaque travailien assurée et son salaire sufBsant , de quel drof serait-il kcs çnfants à l'école? Beaucoup d*e$H rieux pensent qu'il serait dangereux aujourt répandre l'instruction dans tes rangs du ped ils ont raison. Mais comment ne s'aperf^fl pas que ce danger io Védiication est uneT accablante de l'absurdité de notre ordrej Dans cet ordre social, tout est faux : le tri est pas en honneur ; les professions les plia y sont dédaignées ; un laboureur y est toat j un objet de compassion , et on n'a pas assez fl mes pour une danseuse. Voilà, voilà |
^^ une!
^tion du peuple est un danger I Yojlà pour- 1 nos collèges et nos écoles ne versent dans la E société que des ombitieui , des mécoutents et des V brouillons. Mais qu'on apprenne à lire au peuple iaas les bons livres ; qu'on lui enseigne que ce qqî \ est le plus mile à tous est le plus lioDOrat)le; qu'il I n'y a que des arts dans la société, qu'il n'y a pas I de métiers; que rien n'est digne de mépris que ce i, qui est de nature à corrompre les Ames , à leur verser le poison de l'orgueil , à les éloigner de la praà tiifue de la fraternité, à leur inoculer l'égoisme. L l^uis, qu'on montre à ces enlants que la société est , régie par les principes qu'on leur enseigne : l'éduu.icatioD sera-t-elle dangereuse alors? On fait de l'In- L section un marche-pied apparent pour toutes les ^otjes vanités , pour toutes les prétentions stériles , i cric anathème à l'Instruclion ! On écrit de Bais livres , appuyés par de mauvais exemples , D se croit suFËsamment autorisé ù proscrire la lecture ! Quelle pitié !
5eumons-nou5. Une révolution sociale doitfitre
f, Parce que l'ordre social actuel est trop roriB ïjpiquités, de misères, de turpitudes, pour
r subsister long-temps ; I Parce qu'il n'est personne qui n'ait intéiâ^
ORGANISATION , j
quels que soient sa position, son rang, SQ.fQllB»Bi à l'inauguration d'un nouvel ordre social ;
3° Enfin , parce que cette révolution , si .aécgsaire, il est possible, facile mÊme, de l'accoffll^ pacifiquement.
Dans le monde nouveau oiî elle nous ferait eotrer, il y aurait peut-être encore quelque chose 1 faire pour la réalisation complète du principe de fraternité. Mais tout, du moins, serait préparé pour cette réalisation , qui serait l'œuvre de l'enseignement. L'humanité a été trop éloignée de son bat pour qu'il nous soit donné d'atteindre ce but en an jour. La civilisation corruptrice dont nous subissons encore le joug a troublé tous les intérêts, mais elle a en môme temps troublé tous les esprits et empoisonné les sources de l'intelligence humaine. L'iniquité est devenue justice; le mmsonge est devenu vérité ; et les hommes se soot entre-déchirés an sein des ténèbres.
Beaucoup d'idées fausses sont h détruire: ellM
disparaîtront , gardons-nous d'en douter. Ainsi , ,
par exemple, le jour viendra où il sera reconnu
que celui-là doit plus à ses semblables qui a reçu
I de Dieu plus de force ou plus d'intelligence. Alon
B il appartiendra au génie, et cela est digne de tm
■ de constater son légitime empire non par l'im]
I tance du tribut qu'il lèvera sur la société,
ir l'impc^wj iélé, i^ÉI
par la grandeur des services qu'il lui rendra. Car ce n'est pas à Tinégalité des droits que l'inégalité des aptitudes doit aboutir ^ c'est à l'inégalité des
deyoirs;
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