II
système dont les bases viennent d'être a soulevé, depuis sa puLlicatîon, des >jections nombreuses. Cela devait Être. Il y âiijourd'hui dans tous les esprits une dispotibn naturelle à se mettre en ^arde conti^ ^ I ^i est nouveau. ^M
Toutefois les critiques dont notre système été l'objet présentent en général un remai-lable caractère de convenance et de modé-^M tion; elles tépioi|^nent même d'une viv^H
sympathie pour la nature et le but à efforts (1).
Les problèmes que nous ayons ah sont d'une importance capitale ; la dîj de les résoudre est immense. Aussi n'of nous ce livre au public que comme le i lat d éludes patientes et consciencîeu!
nous avons commis des erreurs, qu'o] les indique : nos convictions sont profi mais nous n'avons pas assez de présoi pour les déclarer invincibles.
lyan
1) Nom ne devons pas oublier à ce sujet que» ni 'ant élé saisi, le Siicle, qui en avait cumbntLu \ea i l'esi dlevé contre la poursuite avec lu plus grande en n'en fallait pas tant sans doute ponrquo lu chambre d ea accuiolioD Itt bonne et prompte justice de l'ei quel; mais noas n'en devons pas moins desremerci dacteur en chef du Siiele, M. Cliaiubolle, pour le noU leniel appui qu'il nous a prjié en celle circonstance.
BEPONSE t IlIïEnSES OBJECllOSS.
Nous allons examÏDer une à ane les objections (pus ont été adressées ; et, pour n'fitre point éiiles aflaiblir, nous les reproduirons textuell^rS
lOmment fonctionnerait le gouvernement de- i i entrepreneur d'indastrie? Si nous en juirles exemples que nous donne le ministre travaux publics, nous pouvons présumer que l^rocédés ne brilleraient ui par l'économie, ni
(1] Le* journaui qui jusqu'ici ont discuté noire projet sont j: a SièeU, U Conililulionnel , la Charivari, la Ptiatangt
i« iel'Aveyron bI dt Lot, le Globe, laRevuedu 19'^" liiolt, > Commerce , U Journal du Peuple, la Revue det Deux
UGANISATION » par l'activité, ni pur l'esprit d'entreprù » perfectionnement. Encore conecTons-notU » go|jvernement dirige des travaux ea vu y> service public, lorsque l'État est k la fois » teur et consommateur, ou en vue d'un » perçu à titre d'impôt. Mais quand l'Ëtat :
» venu seul fabricant et chargé de pourvoir » soins de la consommation privée , quels » aura-t-il d't'couler ses produits, de cherd y» débouchés soit au dedans, soit au dehors Si ces objections ne portaient point à faai seraient fort graves assurément. Il est certt l'Etat, devenu entrepreneur d'industrie et de pourvoir aux besoins de la consotnmatii vëe , succomberait sous le poids de celle tSj mense. Je vais plus loin : en supposant qui sufflre , ce qu'on risquerait de trouver au W pareil système , ce serait la tyrannie , la f exercée sur l'individu sous le masque du bfl blic, la perte de toute liberté, une sorte d'I ment universel enfin. Mais qu'avons-noi proposé de semblable? L'objection serait adressée au Saint-Simonismc. Mais qu'y a commun entre notre système et les doctrine!
simonienncs? Nous avons dît que l'Etat dei
^^Bt) Voli' k Commerce, numéro du 3 aoQt 1841.
u on nous coml
Qu'on re^l
terégulateurdel'industrie : cela veut-il dire qu'il d<>i9 in exercer le monopole? Nous avons dit que l'Etat àe^ 'ait fonder des ateliers sociaux, fournir aux travail-1 eursdes instruments de travail, rédiger desstatutn ndustriels ayant forme et puissance de loi ; cela veut4 dire que l'Élnt doit se faire spéculateur, entrepre-i eur d'industrie? Qui ne sent qu'o i sur un terrain qui n'est pas le nôtre Ise notre projet : on verra que nous n'accordoagfl lucune part au gouvernement dans la répartltioq 1 iGs bén^-fices obtenus par les ateliers sociaux ; le J gouvernement n'est donc, dans notre système, ma ~ionopo1eur ni spéculateur. Il est vrai que noiùl e faisons intervenir administrativement dans l'ate-ta ier social durant la première année de la fonda-1 lion. Mais pourquoi confondre la base d'un système ■ ce qui n'est qu'un moyen de le mettre en mouint? Qu'avons-nous dit? « Pour la première devant suivre l'établissement des ateliers
gouvernement réglerait la hiérarchie J lions. Après la première année, il n'et lus de même. Les travailleurs ayant eu Iffi s'apprécier l'un l'autre , et tous étant in-f au succès de l'association, la hiérarchiçi 'du principe électif. » Ce qui signifie que J le une fois montée , elle marcherait d'elle^! l'Ëtat n'aurait plus qu'fk surveiller l'obsefl
vation des statuts cotnme il sarTeille l'exécul toutes les lois. Seulement, ces statuts étant en œuvre d'une doctrine d'association et de nité , l'industrie se trouverait bientôt engagé des voies toutes nouvelles, sans que l'Etat eAj chose h faire qu'à écarter les obstacles que l'éj individuel tenterait d'opposer à ce mouv< Qu'on le remarque bien : nous ne demandoi commeIesSaint-Simonien9,(jue l'État fasse t< lui-œômc ; nous demandons qu'il prenne 1' tive d'une révolution industrielle ayant poui la substitution du principe d'association aa clpe de concurrence. Nous ne demandons l'Ètaf devienne entrepreneur d'industrie el centre en ses mains tous les monopoles; noi mandons qu'il intervienne pour fournir des ments de travail à quelques sociétés de travail en imposant à ces sociétés une législatî(M qu'il leur soit impossible de ne pas s'étendre siblement sur toute la surface du royaume.
K 11 existe un pays qui, depuis trois siédl » viron, pratique sur une vaste échelle un ï> h peu près semblable à celui que propose M> » Blanc; c'est le Paraguay. Avant l'insurf » des colonies de l'Amérique du Sud, ce paj ■Moumis à un gouvernement théocratique ^Bbait complètement l'utopie de la comi
Dû TRAVAIL. loi
s biens et de la fraternité sociale. Apparemment gouvernement était conforme anx vœus des oyens , puisque , délivrés de l'autorité de la Stropole , ils voulurent le conserver sans autre lération que la substitution de la forme uni- ' ire & la forme fédérative. Le directeur de la nveile organisation , le docteur Francia , per- StîoDna l'ancienne organisation, et il se maintt dans le rang où il a été placé, sans autre rme que l'assentiment unanime et persévérant 1 peuple. Raynal, après avoir décrit les institu- IBS du Paraguay, d'après des témoignages qui ont pas été démentis , observe un phénomène i'il ne peut expliquer. Il semble, dit-il, que les immes devraient être extrêmement multipliés us un gouvernement oii personne n'est oisif, où nonne n'est excédé de travail ; où la nourritures [ saine, aboodante, égale pour tous les citoyens, ù sont commodément vêtus ; où les vieillards, ireaves, les orphelins ont des secours imment sur le reste de la terre ; où tout le monde se irie par choix , sans intérêt , et où la multitude eafantr est une consolation sans pouvoir être le charge; où la débauche, inséparable de risiveté qui corrompt l'opulence et la misère,
Kmais le terme de la dégradation ou de^ ace de la vie humaine ; où rien n'irrite
iOS ORGANISATION
» les passions factices et ne contrarie les
» bien ordonnés ; où l'on jouit des a'
» du commerce sans être exposé à la cl
» des vices du luxe; où des magasins abt
^^k^des secours gratuits entre des nations coi
^Bipar la fraternité d'une même religion,
^^ ressource assurée contre la disette
y> l'inconstance ou l'intempérie des saison
» vengeance publique n'a jamais été dans
(nécessité de condamner un seul crimi mort, à l'ignominie, à des peines de durée ; où l'on ignore jusqu'au nom d' de procès , deux terribles lléaui qui tl partout l'espèce humaine : un tel payi t) être, ce semble, le pays le plus pet » terre. Cependant il ne l'est pas. » «Le fa » sur un territoire aussi étendu que cel i » France, le Paraguay ne compte peut- I )j cinq cent mille habitants. Il faut qu'uiu F » sation fondée sur la communauté des 11 n tienne des vices bien profonds pour » tant de bienfaits (1). »
Il nous serait aisé de montrer lotf difllii ^icales qui eiistenl entre le système éwli Bguay et celui que nous avons proposé.
TRAVAIL. lOf
bettons que le rapprochement soit exact : quel
[ni6que plaidoyer en faveur de nos conclusions
B la citation qu'on vient de lire! Comment! lat
le bonheur , voilà ce qu'une société gagn(
icQtion des doctrines que vous combattez r
[es combattre , vous ne trouvez rien né'
i de nous tracer le séduisant tableau d<
B qu'elles procurent ! « Le Paraguay devrait
i le plu» peuplé do la terre; cependant
! l'est pas. >j Qu'importe si ceut qui rhabitenfj
i la fois bons et heureux? Qu'importe si, selori
Rsion de Kaynal , rien ne hâte chez eux te
! îa dégradation oit de la décadence de îa
maine ? L'accroissement de la population
toujours d'aventure un symptôme de
pté? Rappelons - nous que les naissances >
sont d'un trente-deuxième de la popu-
ns les quartiers les plus aisés , tandis que
I quartiers les plus misérables, elles s'é-
i un vingt-sixième. Plût au ciel que dans
ijs cet accroissement de population, dont se
si bruyamment des économistes il courte
t pas été si considérable et si rapide 1 Ah I
myez d'une manière absolue que Taccrois-
[ de la population est un bien î Regardez '
r de vous : co sont les affamés qui pul-
trc patrie sera bicntât trop petite p(
loocS
ihi (IRGATJTSATIOM
nous contenir; ne le voyez-voua pas? Et déjà 1 sommes-nous point à nous mesurer des yeux lej les autres , en attendant l'beure de nous i dëyorer? Laissons les conquérants demandJ mères d'être fécondes; il leur faut des homm naissent, puisqu'il leur faut des hommes qû'oi
(f Si la concurrence était une cause néc< «de misère et de ruine, comment expliq » prospérité des États-Unis d'Amérique, le p » la concurrence (1) 1 »
Rien de plus facile. Les Américains ne s pressés comme nous dans un pays dont il les impossible de reculer à leur gré les limites, les a sauvés jusqu'ici, en partie du moinM fléaux de la concurrence, c'est tout simpH l'espace. Mais quoi ! cette logique qui a pre violemment les Anglais hors de leur Ile, et| fait considérer le globe comme un marché i quérir, cette logique inexorable n'eserce-t-c déjà son empire en Amérique? La questioS débouchés n'y acquiert-elle pas de jour en cette fatale importiffîce qu'elle a toujours ( qu'elle a aujourd'hui encore en Angleterre^ fQDS-nous pas entendu, il y a quelque i >résident des États-Unis, le général Jad
^jfQDS- noi
W TRAVAÏi. i\
émir h la face du monde des dangers dont son ■ys était menacé par le développement extrême du redît, par l'ardeur des spéculations privées, par lextravagancc des désirs qu'allume dans les Ames ne compétition sans bornes? Nous ne parlons pas fs vices qui naissent naturellement de l'impulsioa
réglée que la concurrence imprime en Amérique^ génie individuel : la cupidité , l'égoïsme , la lauvaisc foi, la grossièreté des idées et des mœurs. , La concurrence, c'est tôt ou tard l'oppression: lérique le prouve déjà. Les vices de l'ordre soadopté par les Américains menacent d'une \me atteinte le principe d'égalité qui sert de iement à leurs institutions politiques. Que le rédes banques soit maintenu nus f^ats-Unis, démocratique y succombe. Jackson l'a iaré hautement, et son opinion sur ce point est Ile de tous les partisans sincères de la démocratie fericaine. Ce résultat vaut la peine qu'on l'ap-
Le reproche capital à faire au projet de M. Louis yBtanc, c'est que, destiné h anéantir la concur- ^repce par l'association , il n'est qu'un système de jccncarrencc et nullement d'association. Il porte t'en lui-même ce germe impur, qui n'aurai! paa ^fcikhapper i\ l'esprit pénétrant de son auteur. ^^^vefTet, M. Louis Blanc admet les capita-
» listes dans l'association , à la condition dc toi Il Vinlérél du capital par eui versé , sans pat » per aux bénéfices, si ce n'est en qualité d« 11 vaiïleurs.
» Ainsi les capitalistes auront droit à one » fixe, sans variation, suivant les bénéfices i » pertes de l'atelier social. Loin d'être (U » avec les travailleurs, ils ont intérêt à olfte )i revenu le plus élevé dc leurs capitaux, et It )i vaiïleurs ont un intérêt contraire. Voilà i) entre ces deus agents de la production , le< M talistcs et les travailleurs, line opposition flag f> et par suite le mensonge, la fraude, la 1; " c'est-à-dire la concurrence mCme et toi H fruits. Mais pour un économiste le capita » point le numéraire seul , ce qui pourrait ri » les intérêts hostiles à un cercle assez restl n dans ce mot sont compris tous les iostrume ') travail , toutes les sources de produit , qd « enliùre de la production. Ainsi les pro] » de terrains, d'usines, de bestiaux, d'Uni il et de meubles sont entièrement divisés d'à 11 travailleurs. La concurrence, qui devait filril » eue dans ce projet, en reçoit une consé » solennelle (t). »
Celui qui nous adresse cette objection a-t- ^b| Aavuede l'Aveyrouet Av Lot.wiiaitaûtii» xai
Héchi auï causes qui font naître aujourd'hui entre { capitalistes et les travailleurs cette opposition tffranle qu'il redoute, même dans l'application de hr» système? Appelés à fournir dans l'œuvre de ■gOduction, ceux-ci les Instrumenta de travail, ^^^Ub travailles capitalistes et les travailleurs ^^^Hn lutte aujourd'hui : pourquoi? Farce que ^^Bt^gularlse leurs rapports, parce que c'est ^^^Bré qui y pr<Î3idc, parce que le capitaliste ^^^har le besoin que le travailleur éprouve de ^^^Hfer des instruments, tandis que de son cAté ^^HRéur cherche à tirer parti du besoin qu'é- ^^n^capitaliste de faire fructifier son capital. ^^^Hlème place les membres de l'atelier social ^^^Bitalistes dans des conditions toutes diffé- ^^Hï uns A l'égard des autres. L'atelier social, ^^^■l'oublie point, possède un capital que VÈ- ^^^Kfburni, qui est collectif, qui est destiné à ^^^Be indéfiniment, qui appartient en propre â ^^^Bon. Les travailleurs ici peuvent par con- ^^^Bë sufûre à eus>m6mes. Le taux de l'inté- ^^Hbis fixé, — et rien n'empêcherait qu'on ne ^^^Bgtslativemeut h des époques déterminées, ^^^BÎtalistes qui offrent leurs services à l'ate- ^^^^L aux conditions ûxées d'avance, sont ad' ^^^^B au contraire, que ces conditions ne sa- ^^^^h KnlnAtnÉ lenr finnnt. ikuitPalèRtt
t ad- ^
^108 ORGAHISATION .
se passer. Notre système crée à l'atelier situation telle, gue le concours des capitfi
Iut toujours utile, sans lui ôlrc jamais nél Spnc, pas de débats possibles.
[ Il y a mieux : à mesure que notre systènj kloppe, le capital collectif s'accroît; la , des travailleurs devient du plus en plus dantc ; les occasions de placement indivi jour en jour diminuent; la tyrannie du
^Kfrappée au coeur.
^H, i< Quand vous variez le salaire proppr)
^* » ment à la hiiSrarchie des fonctions, c'est n que vous reconnaissez que tout travail.
» pas d'égale qualité, n'a pus droit à la n|l » tribution. Pourquoi donc, sur les béuéû » blissez-vous l'égalité que vous condami » injuste dans le salaire (!]?»
I rjous avions prévu cette objection, et
avions répondu d*avaoce en ces termes » l'éducation fausse et anti-sociale doonéiB » nération actuelle ne permet pas de diei » leurs que dans un surcroît de rétribution » d'émulation et d'cucourugement, la dtfféc » salaires serait graduée sur la hiérarchie d » tions, une éducation toute nouvelle devi l> point changer les idées et les moeurs. »
^^ (1) IbUvai.
DU TRAVAIL: i09
DDC pas comme injuste que nous condamnons,
uantà présent, l'égalité dans le salaire, mais comme
ortant une atteinte trop bnisipc à des habitudes
ne réducation seule aura, selon nous, la puissance
changer. L'égalité que nous admettons dans la
partition des bénéfices est une transition sufûsam-
lent ménagée entre ce qui est et ce qui doit être ;
ir, nous l'avons dit et nous le répétons, un jour
endra oîi il sera reconnu que celui-là doit plus à
semblables qui a reçu de Dieu plus de force et
lis d'intelligence; alors il appartiendra au génie,
: cela est digne de lui, de constater son légitime
ipîre, non par l'importance du tribut qu'il lèvera
■ la société, mais par la grandeur des services
'il lui rendra, l'inégalité des aptitudes devant
iiSntîr à l'inégalité des devoirs et non pas à cella
I droits.
cf D'après le projet, les Fonctions seraient ré- !S par le gouvernement la première année; :)B, dès la seconde, la hiérarcbie sortirait da ptipcipe électif.
» èi jamais le lecteur a assisté ou pris part aur 'actions municipales, départementales ou parle-^ jatenlaires, il sait combien d'intrigues, de men- 'Wmgci, de calomnies, de fallacieuses promesses, d'immorales menaces sont dépensés dans ceB lattesj il n'ignore pas que c'est une occasion de
^rïO ORGANISATION
I) brouillerie pour les familles et de démor)
^^ pour uu pays ; et saui' quelques ciloyçita tj
^■■l^u vieux libéralisme, qui s'imaginent qoi
^K même d'une otition cousiste à se battra;
i) toyen sensé voit approcher avec douleur I
» de ces agitations périodiques qui font r<
&,^ la lurrace de la société toute l'écome d^
K^ises passions. Il ne s'agit pourtant 4{ue
i/fits éloignés et mal compris, tout au n
Bguelque faveur locnle ou personnelle à a
uir certains chois. Que serait-ce doRfi a^
(fait au scrutin le sort de chacun, le prô
l'avenir des familles! si au lieu d'mi cqdi
Résigner, les citoyens devaient s'aesignei
» mCmcs leur rang social, mesure de leur dr
» considération et à la fortune! CombiesTOOi
» être, je ne dis pas les derniers, mais ae^
k s de la seconde, de In troisième catégoriel I
|r u rait le balancier régulateur de la cupidité
i^ duelle(l)7»
Oui, dans les élections municipal«e, ^ mentales ou parlementaires , il s'agit d'i éloignés ou mal compris ; et c'est préci)
inuse de cela qu'elles sont la source i| jitatioDS et de cabales. Comment, d'aillei u^vous pas que l'anarcUie électoral^ n'ei
DU TBAVAIL. fit
léme qu'une coDHéquence de cet état de désordre
it d'antagonisme produit dans ta gocié(<^ actuel!*
la distinction des classes, la divorsité des in-
tétlt la divergence des elForts?
[uisez tti principe électif dans une associa* it tous les membres marchent verB un but :n et soient tous également intéressés h la ipérité de l'œuvre commune, les choses ne vontle» pas changer de face? Et que sera-ce donc si^ lieu de donner leur suifrage par instinct pIutAfe 10 par science, et souvent au gré des passions let tu aveugles, les électeurs peuvent choisir eu par* ite connaissance de cause, dans une sphère où s'éïtle leur vie tout entière, en un mot sous l'ineofie de leur intérêt bien compris?
Pour faire un bon choiK deux conditions mai k»9Gaires, t'intérât et la capacité. Eh bien, (es ambres de l'atelier social réunissent évidemment deux conditions. Ils ont intérêt à bien choisir, IwqnQ de leurs chois dépend le succès de l'asHo- Itttttdont ils se partagent entre eux les bénéfices; ionila capacité de bien choisir, puisque, se voyant ins les autres à toute heure du jour, et travail» ensemble, rien ne leur manque de ce qui con<îtae les éléments d'une saine appréciation. Un est-il en état d'apprécier son contre-majtre? qui doit recueillir pour sa portleifruits