‹ Organisation du travail (volume 3)Chapitre 16 sur 19 · M ORGANISATION · texte numérisé non relu

M ORGANISATION

nous nous sommes attaqué. Nous avons montrer quel était l'enchaînement logïij désastres que nous dénoncions. Nous avons relief, dans les résultats produits par la concG non pas des vices accidentels et passager des vices organiques; et c'est ce que le ré du Siècle reconnaît lui-môme lorsque, q lignes plus bas , il dit :

t< La condamnation de la libre concurrei » déc sur les maux plus aigus auxquels celi< » raitesposé les travailleurs, telles étaient » misses nécessaires d'une transformation » de l'organisation du travoll. M. Louis Bl » s'est pas fait faute d'établir nettement » de départ. Après avoir lu ces pages st I » oïl la conviction déborde , on comprend qi » leur ait cru devoir, au prix des tentati » plus téméraires r arrêter la société en « pour l'empêcher de tomber dans un cal « effroyable (1). »

L'auteur ajoute : •

n Malgré tous les reproches adressés à » concurrence , il faut le dire pourtant,' » qu'elle a produit l'emporte de beauconf » mal qu'elle a causé. Une compassion 1 » pour les douleurs du peuple ne doit

DU TRAVAIti rendre coupables d'ingratitude; à aucune époque .de l'histoire la condition des masses n'a été jnoins pénible qu'aujourd'hui : les ouvriers sont mieux logés, mieux nourris, mieux vêtus que par L'amélioration progressive du sort du i,peuple est devenue un fait incontestable. Elle 'est pas arrivée au point qu'elle doit atteindre; mais du moins la misère est sans contredit joindre qu'autrefois. »

Nous pourrions nier le fait purement et sîmplemt; car dans quel livre en chercher la preuve? I mémoire des vieillards nous fournit bien queles notions sur la condition matérielle du peuple ps l'ancien régime. Mais remarquons que les its qu'on cite avec une apparence de certitude ne rapportent qu'à la décadence de ce régime , qu'à .corruption, devenue si complète qu'elle a enfetné sa chute. Du reste > par quel historien t'hisire des misères du peuple a-t-clle été faite? Un ul a essayé de l'écrire cette histoire : M. Monteil. ; le peuple , tel que ftl. Monteil le représente a seizième, dix-septième et dix-buitième siècles, ijious apparaît pas plus malheureux que le peuple-" 1 qo'il passe sous nos yeux. La question, d'ailleurs, n'est pas de sarolr si ;d'bui les hommes du peuple souffrent plus que n'ont souffert leurs pères , mais de

savoir jusqu'à quel point et pourquoi ils fioafl Or, qu'aïon»-nou8 prouvé? Que lour mUâre profonde; qu'elle provenait du principe de currence; qu'elle ne pouvait que s'accroître , peu qtie eâ piiocipe fut abandonné à son pement.

Moua venons de parcourir les objection nous ont été adressi^es par la voie de la prew en est d'autres qui nous ont éui faites, «oil lettres, soitverliaiemoDt. Noua alloua le»ex>iD

Oq nous a demandé ai détruire lot coi rence intérieure, ce n'était pas rendre impM la stJution du problème des douanes. Vâyu peu.

Le système prohibitif est utile, néceEsairen disent les uns ; car si vom n'arrêtez pas l'iMi de certains produits étrangers , vouf cr^ j produits similaires de l'intérieur une connu mortelle y que deviendront alors les iii< digànes que cette conciirreBcc menAc«? Sîi 6te8 sans pitié pour les maîtres, pitié, dnm pour tes ouvriers! Sarez-vous bien ce qno4 da souffrances et de larmes à celle ctaiw damnëe, qui n'a que son travail pour TÎVT trouble apporté dan» toute une sph6r&(l'ia4aa

eL est le protecteur né de tous les inl I : quel plus noble usage peut-il taixe

tRÂVAlE. ii9

iroit d'intervention, que celui qui consiste à abrir sous son aile le» lenlatires fdcoades des riches Je travail des panvros ?

Le système prohibitif est faneste, répondent led mtres ; car il atteint l'immense classe des cansom- Bteurs ; car il force pauvres et riches à payer souvent fort cher ce qa'ils pourraient obtenir souvent b bim marché. Le sjstôme prohibitif est funesta ^'il s'agit de matières premières , par exemple ; car I tarit dans sa source la production nationale , en lérobaDl à la main d' œuvre ses éléments. Il est teste s'il s'agit d'objets manufacturés; car il Dne il cerlaioes industries qui ue sont pas nées liment viables un encouragement riiinous et rnipeur. Et puis , que signitje cette protection à Dibre de laquelle U arrive si souvent au génie de s'assoupir? Est-ce un pouvoir bien io- RUigent que celui qui, eu lieu de pousser l'indt]»- Bvec l'aiguilloo, la retient avec des lisières? Eont tarir appelle des représailles. Tout produit figer que nous repoussons de nos poKs femiâ ports des autres pays à un produit indigène.

IB4j4t^e prohibitif ue saurait donc favorifer ceusqu'à la condition de ruiner ceux-là. Un droit ip élevé sur les fers est une atteinte presque

B portée à la prospérité des contrées qui produ vin. Que les maîtres de forges ap[iluK l

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dissent : les vigoeroDs pousseront des cris d^ tresse. Admirable genre de protection quoi qui met BUS prises tous les intérêts! Touchanfe tcrvention que celle qui décuple l'anarchie I i

Voilà ce qui se dît de part et d'autre. El redites! Relativement parlant, les pretniei raison. En thèse absolue, ils ont tort. Que L'embarras de la décision a fait naître une miste qui semble prévaloir aujourd'hui. Oi corde assez généralement à reconnaître qae, nécessités d'une situation dont on ne sauraît' en un joQr, il faut maintenir du système pi ou protecteur tout ce qui peut en être mai mais qu'il faut , en vue de l'avenir^ en rel tout ce qui peut en être retranché. Cette opinion, en apparence fort raisonnable, est assez puérile, et dans les termes où on le problème est tout-à-fait insoluble.

Voici le l'ait : ce qui doit être mis en qov ce n'est pas le système prohibitif, c'est le p| de libre concurreacc. Tant que la libre C0D< sera maintenue, le système prohibitif ou, | veut , protecteur , restera comme une fatale.

Et qu'on ne crie pas au paradoxe, car COB

je le demande, a-t-on pu en venir à regarder

te de douanes comme une chose utile, bj

DU TRAVAIL, Ui

te, et, dans certaios cas , indispensable? La rése est facile. Il a fallu protéger certaines intries indigènes contre la supériorité naturelle

industries étrangères, rivales. Mais n'aurait-il

miens valu que ces industries indigènes ne lent pas nées? Sans doute, puisqu'elles sont ues au monde dans des conditions défavorables, squ'elles ne peuvent se maintenir que par le rat qu'elles lèvent sur tous les consommateurs ionauï , puisqu'elles ne vivent qu'à la condi- D de sucer, pour ainsi dire, le sang de tontes

autres industries? Pourquoi donc sont*eIIe8 , !S? Demandez-le au principe de la liberté d'initrie.

U est évidemment dans les conditions de cet an- ;onismc universel , fruit amer de notre ordre so- I, que toute chose soit tentée, bonne ou mause ; que toutes les sphères soient envahies , 'elles puissent ou non contenir ceux qui s'y préiteot. La concurrence est un régime de hasard ; i pousse naturellement à une production aveu-

; elle encourage l'imprévoyance ; elle absout vance toutes les témérités ; fdle de i'indiviilisme, elle est mère de l'esprit d'aventure, ntril s'étonner si , sous son empire , se sont proites tant de conceptions folies , et si, dans le mouoêpt désordonné qu'elle imprime à l'activité de

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chacun, tant d'industries ont été essayées' ' devaient pas l'être ? Voilà le mal , ot voilà d fait d'un système de douanes une nécessité yH Une fois l'édifice bâti , alors même qu'il l'affl follement , il faut bien le soutenir pour qrf crase personne sous ses ruines ! '

L'intervention de l'Etat, par le nroyi douanes, des prohibitions, des tarifs, seraît-J ce9Soire,8i celte intervention s'exerçait àpl4 le mojen d'un régime industriel sagcmenf goureusement organisé? 11 est cliiir que ftOÙ.* se place , par exemple , au centre du sysHI nous avons proposé : le problème des Aom («il à l'instant une solution aussi simple ( condc. En effet, introduire dans le travail'! cipe d'association , établir enfre tontes tes'' tries indigènes un vaste système de SOlida/ serait-ce pas couper court à tontes les enll insensées que le caprice ou l'égoïsmè ittâivîd gendrent, et qu'il faut ensuite proléger au^ de fous les intérêts légitimes? Nous apfieit tention de nos lecteurs sur ce point, rf parait astiei; nouveau : lb meilleur , I

«OïES BK DÉTRUIRE LA CONCCRBEKCB ^ ET&AXOERS VlEXXnKT I40ES PAIRE SCS f4

CUKS , c'est de bétbcirb la C05Ci7nri ^^CS nous V PAISOnS NOUS-MÊMES LBi flj

. DU TRAVAIL. m I

fnoEs; ou, CD d'autres termes, le meilleur, IçJ ^ul moyen d'obtenir, sans dos bouleversementii fireus ot des troubles mortels, la liberté du coin^ -I Berce , c'est de remplacer par un régime d'associé ioa et de solidarité ce qu'on a si faussement décoré le ce beau nom : la liberté de l'industrie.

„ « Votre systùmc, nous a-t-on dit, ne tend-il paf l à introduire dans l'industrie des règles disciplj^ t naires qui enlèveraient à la liberté de l'individu » tout son ressort el toute sa fécondité? L'appliioQ de votre système o'a-t-il pas pour résultait eu tuant la concurrence , d'amortif iirilé humaine qu'elle aiguillonne si forti iDt? En d'autres termes , que deviennent, daiif itj» système, la liberté, cette source de touteg les jouissances, et l'émulation, cette source 4^' tous les progrès? »

Quoil notre système attaque la liberté, lors-.] i^a contraire il émancipe cette nombreuse iioul|| I journaliers qui s'agitent aujourd'hui sous |ç QJds d'une condition pire que le servage ! Le Saintmonisme disait " l'État propriétaire ; » c'était l'aborplion de l'individu. Mais nous disons, nous, «b pciété propriétaire. » Différence énorme et sur la»- [Uelle nous ne saurions trop vivement insister I

ISotre système menace la liberté '?Pourquoi?Coi neut ? Tous les membres de l'atelier social ne S9iit*{j

iti ORGANISATION

pas libres? Ne sont-ils pas mis à l'abri dâ toute efi

d'arbitraire par les statuts qui régissent l'atel

statuts AYANT FOBUE ET PnSSANCB

statuts qui <^>tablisseDt, sur la condition des oun sur la part qui leur est duc dans la productil sur la répartition du bénéHcc, des principes l nul ne saurait violer impunément, parce »

force publique est là pour les faire respecteil n'est pas jusqu'à ta biérnrchie établie dans l'aUl social qui ne soit un hommage rendu h la lib( puisqu'elle repose sur l'élection, et ne donne à |j Féricur d'autres supérieurs que ceux qu'il cro son intér&t de reconnaître pour tels. Et n'e point pratiquer dans le sens le plus large le t delà liberté, que de ciéev une organisatioB II que chacun soit assuré d'y trouver du travail | récompense légitime de ce travail ?

Vous parlez de liberté ? C'est au nom i liberté , de la liberté vraie , c'est au nta respect que la société doit à chacun de e bres, que nous protestons, nous, contre Fol social actuel , et contre les mille tyrannies i gendre la concurrence.

Car qu'est-ce que l'esclave?

Allons au fond des choses, et ne jouons païJ I kft mots, comme feraient des sofrliù^afrâ

■ UM uiuis,

DtJ TRAVAIL. U9

I L'esclave, c'est celui qui esl en peine de soa' ' tement , de sa nourriture et de son gile ; c'estS tlui qui dort sur les marches d'un palais inhabité.' L'esclave , c'est le pauvre qu'on punit pour' Woîr tendu la main à la pitié du riche; c'est' homme sans asile qu'on arrête pour s'être appujâ' la borne. ''

f L'esclave, c'est le malheureux que la faim con-' imne au vol, en attendant que la société leconJ' Anne au bagne. "

L'esclave, c'est le père qui envoie son jeune' s respirer l'air des fdalures malsaines ; c'est 1* I qui envoie son viens père mourir ô l'Hôtel-Dieu. î/csclavc, c'est l'enfant du pauvre, qui entre ins un atelier à sis ans ; c'est la fille du pauvre, bi à seize ans se prostitue.

Les esclaves, ce sont ceux qui écrivent sur Icuf* Bnière : Vivre en travaillant ou mourir en comiktanl , et qui , cela fait , combattent et meurent. Yous parlez de liberté , champions intrépides de teâre social actuel? Mais que vous répondent lei lions quand vous osez mettre en question l'eslavage aux colonies? « Nos nègres sont plus heu-j sux que vos journaliers;» et ils vous prouvent cela, La Concurrence, selon vous, aiguillonne fortement humaine? Oui, j'en conviens; mais de irtc et dans quel but? Chacun est irrési»-

î« ORGANISATIOS

tibtemBnt poussé par clic h ruiner son voisi tivité dont il s'agit ici est cello qui se déploii champs de bataille, ta concurrence oo fait nature même , le bonheur des uns qu'en fi malheur des autres. Elle encourage uo fatl inventer une machine; mais, ^ràce aux d'invention , celle machine devient aussib les mains de l'inventeur une massue avec il écrase tous ses rivant. Un procédé iadtu découvert qui tend à abréger le travail de i'| est-ce là le résultat obtenu? L'heureux du procédé nouveau sait trop bien à quel ditions il lui sera donné de vaincre ^es rents : il n'ahrége pas le travail de ses am en renvoie un grand nombre, qui , co vet\ progrès, sont exposés à mourir de faim.

le prix auquel la concurrence met le prps] n'eïcitc l'esprit d'entreprise et de perfectioi qu'en donnant à la cupidité les ailes et la du vautour.

Encore si ce mobile, tout vicieux qu'il essence, agissait sur chacun des membres société se compose! Mais pour un combai des armes; pour la concurrence il faut d< taux. Les journaliers se trouvent donc je{é hors du mouvement que crée la concurreaci les uns, émulation poussée jusqu'à ta

■^ez

Kz les autres, abseoce complète d'émulation, eVm d'espoir : voiià l'état de choses qu'on na I «tint pas de maintenir, au nom du progrès et ds' I liberté !

Entrez dans un atelier moderne, vous y verrez j Helques hommes dont l'amour du gain surt :tivité; et, au-dessous d'eus, des centaines d'ii()m<ii 9 qui, vivant au jour le jour, n'ont aucun béné^l Ce en vue, cl peuvent ù peine faire sur un salairàî ludique des économies que dévoreront le premier.l liûmage ou la première maladie. Pour ces malheulus, qu'est-ce que l'émulation? car enlin ils ne Bnbattent même pas, ceux-là ; ils servent d'armes B combat.

C'est avec les pauvres que les riches se font la 1

Les mois dont on a le plus abusé dans le monda' Ht, sans contredit, les mots émulation et liberté, 'dernier surtout. Ne serait-il pas bien temps di

définir? La liberté, c'est la faculté laissée: rbomme de se développer selon (e

Dature. Eh bien! i» liberté, ainsi entendue, âste-t-eilc, dans notre ordre social, pour la ma- Hté dus citoycnï? La concurrence, nous l'avons ^ prouvé, crée à la société une silualion violenlu a pour conséquence inévitable d'imposer aui un travail excessif et cootisu. L'^Gè|,

pton

et la contlnuilé du truvall manuel loisscnt sanij^H ploi les ressorts de l'intelligence et dépraveifn| sensIbilUé. Est-il possible que la vie intellectueHel et le sentiment moral ne s'éteignent pas dansldl grossières préoccupations d'un labeur qui dm I douze, treize, et quelquefois quatorze heures pvi jour? Et quel labeur 1 L'extrême division du tn-W vail, qui, dans une société bien organisée , senB I'' d'une utilité incontestable pour tous, l'extrè^Éj division du travail a engendré r/tonime macAfl^H

Donc, si pour une partie de la société la ^^M currence est un aiguillon, elle constitue poi^^| partie la plus nombreuse un véritable systèine^^| touffement. ^^M

Qu'espèrent ceux qui, ne voulant pas deréffl^^l sociale, s'écrient niaisement : «Il faut instru'u^^l » peuple?» Cela signifie apparemment qu'il ^^| écrire pour le peuple des livres et des jour^^H qu'il n'a pas le temps de lire, alors même qa'i^^H rait de quoi les payer ! cela signifie qu'il faut^^f traindre le pauvre àenvoyer ses enfants à l'écoter^^l qa'il en est réduit à avoir besoin de leur Iravsil^^H ne pas succomber sous les charges de la pater^^f

En supposant que le journalier pftt d£^^H à ses travaux manuels assez de loisir pour n^^H négliger d'une manière complète le soin de^^| perfectionnement intellectuel et moral > on ^^^|

iccordera bien que, dans l'i^tat actuel des choses, i

ion instruction ne saurait Ctre, dans tous les J

as, que fort élémentaire. L'instruction ne pro^

te pas à l'homme quand elle ne fait que logerl

[aelques idées toutes formées dans son entende- [

nent et quelques faits dans sa mémoire; elle lui j

trofite lorsqu'elle le porte à agir sur lui-même [lar

méditation, car alors l'homme en s'instruiaant se

|éveIo|ipe; mais une instruction très-imparfaite

'est pas seulement inutile, elle est dangereuse^

If En Angleterre, dit M. Edelestand Duméril dan»

^ un livre intitulé Philosophie du budget, il y avai^

en 1821 la dix-septième partie de la popuIatioB,

dans les écoles, et on y punissait proportionnel-i

lement plus de crimes que dans le pays de Galles,.

qui n'en instruisait que la vingtième partie. En

ft Prusse, le nombre des crimes semble, dans quel-

» ques provinces, en raison directe du nombre des

il élèves. Ou en comptait en 1816, sur dis mill^'.

>] habitants :

Dans les provinces ,

De Saie, 1,492; et il y eut en 1817 un cri-

nînel sur 506,

De Westphalie, 1,394 sur 63».

De Poméranie, 1,030 sur 1,495

'osen, 327 sur 2,10'

ORGAHISATION Ces chiffres sont remarquables ; et quelque d( dain qu'on professe pour la slatistique, il faut biei tenir compte des cliiffrcs lorsqu'ils se trouTN en si parfait accord avec la logique. Reodn l'homme du peuple mécontent de sa situatiOD, éveiller dans son Ame des niouvemeats jaloux, Il inspirer une ambition qui, ne pouvant se satisraitt)| se. cbange en fureur, ouvrir à son esprit une CV rière i]u'il ne saurait parcourir sans s'égarer, teb sont les résultats que doit naturellement produln, dans l'ordre social actuel, toute instruction à pei» ébaucliée, ou dirigée selon les principes sur le*' quels cet ordre social est fondé.

Revenant donc au système ijue nous avons pn>> posé, nous lui trouvons d'abord cet avantage <\Wi loin de détruire l'émulation, il la rend communei tou^ et la purifie. Les membres de l'atelier soci^ étant oppcb.^ h proGicr également des succès l'esBociotion, il n'en est pas un seul parmi euiqn paisse manquer de stimulant. L'intérêt pergonot' eet ainsi conservé pour mobile à l'activité humaine; et comme il devient inséparable de l'intérêt génénli il perd tout cequ'itaaujourd'hui d'odieuxet d'aolvsocial , sang rien perdre de ce qu'il a d'énergi<|iit- D'un autre côté, plus d'obstacles, dans ce ïj** te, au développement moral et inlellectueL lUIeur , quel qu'il soit ; car toute di

^HliGque qui n'amène pas dans l'atelier social un ^Hntt de bénéfice, y amène un surcroît de repos, ■ vient ofTrir au travailleur le loisir de cultiver B^ intelligence. Il serait superllu de faire observer ^K, dans un régime qui assure et agrandit de ^Keh jour l'existehce du travailleur, père de Ta- PPK, il n'y aurait plus lieu à ensevelir vivantes BDSune manufacture, de pauvres créatures de sept M huit ans qui ont besoin d'air, de mouvement et le liberté. L'atelier alors ne ferait plus, comme «qourd'hui, fermer l'école !

Ceci nous conduit à examiner une autre objecifon que voici :

ta Vous Toulez, d'une part, diminuer pour l'ou- Hper le temps du travail; de l'autre, élargir le ^R'cle des jouissances. Ces deux résultats pa- Bnissent contradictoires. Le travail du peuple iëimiuuant, les béuéBces généraux ne sauraient Iwigmentcr."

W C'est une erreur. Même en admettant que l'ouner travaillât seulement sept heures par jour, ta ^BtBe des bénéHc^ à répartir se trouverait «consi- ^Htlement accrue : 1° parce que l'ouvrier, lra~ ^Bpnt pour lui-même , ferait avec zèle, application ^opidité, ce qu'il ne fait aujourd'hui qu'avec len- ^^^ répugnance; 2° parce qu'il n'y aurait pltu ^Vta société cette foule d'êtres parasites qni-^|

vent aujourd'hui du désordre universel que le mouvement de la production ne s'acc rait plus dans les ténèbres et au milieu dtr ce qui entraîne l'encombrement des marché fait dire à de savants économistes que, dans I modernes, la misère provenait de t'cicès la production ; 4° parce que , la concurrencl laissant, nous n'aurions plus à déplorer cetfi culable déperdition de capitaux , laquelle aujourd'hui des ateliers qui se ferment , des: qui se succèdent, des marchandises qui rei vendues , des ouvriers qui chôment, des Hi qu'eufanle chez la classe laborieuse l'etci ^^continuité du travail, de tous les désastresj ^^■ni naissent directement ou indirectemefl ^Bnicurrence.

a Mais, dans votre système, l'Etat serti » entrepreneur d'industrie et spéculateur, d » régulateur du marché. Les prix seraieolMl >i aussi convenablement qu'ils le sont par' »i fait de la concurrence?)!

A cela nous répondons que la concuri règle absolument rien , dans le vrai sena La concurrence fait de tout marché un gttol Grflce À son capricieux empire , tantdt le^

Éteur est forcé de vendre à perte, tentât' Bmmateur' est impitoyablement rançonnt

ida qne la concurrence servait à établir un iport exact entre les eiigences de la production et les besoins de la consommation. Rien de plus &UX. Supposons que plusieurs messageries en conice exploitent nos grandes routes. Cette conice déterminera un certain cliifTre pour le pris places. Mais s'il arrive que, sur trois entreprises de messageries, deux succombent par l'effet de 'la lutte, voilà qu'aussitôt les voyageurs devront payer triple impôt. En d'autres termes , les besoins seront restés les mêmes , tandis que les exigences __aiiront changé. Qu'imaginer de plus tjrannique et ide plus absurde?

Au reste , pour juger de la réguinrilé qne la conpcnrrence introduit dans les relations du producteur ' et du consommateur , il sufGt d'observer que sous r^on inlluencc presque tous les produits ont Gni par !tre falsifiés , mdtne ceux qui concernaient la vie et Jia santé de l'homme. Si bien que le commerce est ; devenu une effroyable science de mensonges... et, pour trancher le mot, une interminable série de .Tols impunis. Ainsi donc, tout se réduit à savoir si, idans la fixation de la valeur des choses, l'examen ne Tautpas mieux que le hasard, la règle que l'arbitraire , la loi que l'anarchie.

« La solidarité que votre système établit entre les membres de la société ne mcnace-t-^H

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