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1} chef d'atelier, relativement aux condïti » travail? Serait-il en droit de limiter la » rcnce à la mesure véritable des besoins et » bouchés î Lui serait-il interdit de protégei )) neur et le crédit de la France sur les i « étrangers par une surveillance exercée à » talion de nos produits? Enfin, lorsque I >i de la société nouvelle repose sur l'unité M lisée et sur l'action administrative, ce » principe peut-il rester sans nulle appUcat » intérêts les plus nombreux et les plus (t H émouvoir? Le pbixcipal réscltat qu^ u retirer les hommes sérieux de l'examen de M ries démocratiques , c'est assurément a intention de mettre de telles questions à 1' . a pour les résoudre autrement que par 1' 1^1) tout négatif d'une école économique àl I » l'avenir réserve de sévères leçons, h
Ce langage est-il assez clair? sommes-noi vengés de tous ces hommes sans talent qui, rant la vérité ù leur taille, déclarent impr tout ce qu'ils sont hors d'état de comprei traitent d'utopies inutiles à combattre a sont trop ignorants pour discuter, bonnes gâ jours chargés d'un bagage de mots qu'ils p et donnent fièrement pour des idées, esfti ^Êai insultent à la fécondité 7
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Et VOUS , monsieur, qui ne vous piquez pas c professer pour les idées d'un pnrti qui n'est pas le vôtre ces dédains imbéciles , par quel excès d'injuspouvcz-voug flétrir du nom de factieux te^ les d'étude qui font ce que, selon vos pn^| îrés aveux, le pouvoir devrait faire? Ainsi, nous gommes des factieux, et pourtant vous proposez au pouvoir de s'emparer de nos idées pour les appliquer ! Nous sommes des factieux, et vous avouei non seulement que les maux dénoncés | sont réels, incalculables ; mais que nous en avons indiqué la véritable cause, et proposé, jusqu'à ce jour du moins, les remèdes les pins sûrs! Vous ^ conseillez naïvement au pouvoir de nous arracher^ nos idées? Le conseil est admirable; mais nou^V osons mettre le pouvoir actuel au défi d'en profiler : d'abord, parce que les hommes d'État d'aujourd'hui sont trop médiocres pour tenter quelque chose de grand et de hardi ; ensuite , parce que les intérêts auxquels ils sont asservis sont trop aveugles pour sonder la bêtise de l'oppression.
Il est vrai que les avertissements ne leur manquent pas. Nous avons écrit les premières lignes de ce livre au bruit des charges de cavalerie exécutées presque à notre porte. Nous écrivons le s dernières sous l'impression de nouvelles qui noi^H m^otiÇÇBt le port de MdcoQ ensanglanté et l'ord^H
régnant à Qermont , au milieu des ruineB c fumantes de la guerre civile 1 Esl-r.e (|ae sommes condamnés à voir se reproduire ëten ment ces scènes de deuil? Est-ce que ces n farouches à |a haine seront toujours les seul aient pouvoir 60 se faire entendre? Pour pré^ la police; pour réprimer, te canon. Ah! c*esl c'est trop; et pourtant ce n'est pas assez. Mi 1er les insurgés vivants; morts, les insulter., ne Bufât pas, croycz-moi ; et tiint cjue la scicn sera point opposée ù l'esprit de révolte , l'éf sera comme un tonneau des Danaïdcs qu'il fi sens cesse remplir avec du sang.
L C'est à rapprocher toutes les classes de la ^H|Jeur faire comprendre que leurs intérêts ^Hdaires, h les unir dans un noble Gentil H^concordc et de fraternité, que consiste le 4 F tout homme sincèrement attaché à sdn ptj que valent ces recommandations iwoB ' qui tend d'une manière irré:>istible i t l'effet? C'est donc sur les vices de wi nous devons porter nos regards. Et qoet rabte, quel plus fécond sujet d'éludeal ' on ue saurait s'émouvoir au spectacle^
b douleurs, on ne saurait en désirer le lero^ dier l'origine et la filiation, en décri m chercher le remède , sans ëtn
er le lennqi
1 décriu^
hommes pra- ^Ê les vratiaiies ^
)Opistc,gona6trcmisàrindex par li pies, llélas 1 la sagesso de ces hommes pratiques pst pas si grande quelle ne reçoive de temps en pps de bien cruels démentis. Et ces démentis, qui [donne? la guerre civile.
Quelques mots encore sur ce sujet. Qu'aurait-: I dit d'un homme qui, dans les derniers jours dw | gne de Louis XV, aurait tepu lo langage quêta
s voyez quel est le pouvoir de l'Église! Ail [enu au monde , l'honime la trouve auprèiJ içrceau; enfant, elle le façonne à son ^
1 le fait époux et lui permet d'être père;d , elle recueille son dernier souffle; mort,il rensevelît; mis au tombeau, elle le poursuis \ les mystères d'une autre vie, et s'empare dei a âme pour en l'aire aux vivants un sujet d'espé-. JBce ou de terreur. Elle domine lu conscience du 1 comme celle du mendiant. Son empire se fait ^nnailre par ceux-là miîmo que ses préceptei mt point subjugués : toute alcâve souillée a son"^ fcifix et tout boudoir son prie-Dieu. Arehitec- , statuaire, peinture, œuvres du génie, meris des arts, tout cela seit ù marquer dans t%.- ^été le passage et la souveraineté de l'Ëglise, iQment détruire une iniluenee dont les racines^ t à toutes les parties infirmes du cœur hu-^
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ORGANISATION main, une influence créée par tant de siècU à la même croyance? Le pouvoir spirituel d est donc tien grand ; mais il ne l'est pas son pouvoir temporel . Sous Louis XIII , la E
» gouvernée par Ricbclieu, un prfstre ; sous L finfant, par Mazarin, un prêtre; sous L Tieiilard, par le père Letellier, un prfitref régent, par le cardinal Dubois, un prêtre d'hui, sous Louis XV, elle est gouvernée p
•dinal de Flcury, tonjours un praire. Q richesses du clergé, elles sont immenses ; dans le Cambrésis quatorze cents clii dix-sept cents ; dans la Franche-Comté de la moitié des biens appartient aus ^kficiaires; neuf mille châteaux, deux cent (i ^^neuf mille métairies ou fermes, cent soixa ^^Bnille arpents de vignes, voilà ce qui sel ^Hen France h la puissance matérielle do ^^dont les revenus annuels peuvent élre douze cent vingt millions (2).
» Eh bien 1 encore quelques annéed force immense aura disparu. Le princï] berté de conscience remplacera l'autoril de l'Ëglise ; on ne croira plus à sa parois ditîons seront officiellement conspuées, et
^^K (I) PrëamLule de l'ordoDiiaDce du 17 mai I781i ^B (!^ LetlTe du cardinal de Flvury an conseil te I
^roTit nn salaire en échange de leurs grands 08, devenus la propriété de l'État.
'> Vous voyez quct est le pouvoir de la royauté ! I folies sufQsent pour prouver jusqu'où va sa :e. Louis XIV a impunément ensanglanté la mce; le régent l'a mise impunément au pile, et c'est impunément que Louis XV la déslio- ■e. Si la maison civile du roi est portée à vingt- (j millions (!) ; si lejcit du roi absorbe seul des (tmes qui feraient vivre des milliers de pauvres; es spéculations personnelles (2) du roi produisent I famines factices qui mettent le peuple an désoir; si le roi eserce à son proût les plus moniieux monopoles ; s'il est permis au roi d'enrichir courtisans et ses maîtresses en faisant élever ou sser, selon ses fantaisies , le prix des grains (3) ; e roi est assez pourvu de domaines de tout©' te pour donner 5 madame de Porapadour la re de Crécy, le chiteau d'Aulnay, le cliÂteau de llevue, le château de Menars, la terre de Saintmy, l'hAtel d'Èvreui, l'Elysée-Bourbon , l'Erlage; si le roi est assez pourvu d'argent pour fer deux millions cinq cent mille francs (4) les eure de madame Dubarry, courtisane échappée
) Comp le rendu o Louis XVI en 1774. Collection, p. lU. '] Soulavie. Déctidenco de la monarchie, lil, 313. I] Ucretelle. wiiw siècle. IV. 208.
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TfÔ DKGÂBISATION
aai bras d'un mousquetaire; si le roi rit de la pudeur de nos femmes et lùve d'impurs tributs m la virginité de nos filles ; ces exactions, ces ignoni nies, ces scandales, qu'on ose à pciuG blâmer à basse, ne montrent-ils pas tout ce que la roi puise en France de témérité et d'orgueil l'ignorance du peuple, h bassesse des gens de le prestige du trône , la puissance des baïoDi et l'inlluence des traditions?
» Eh bien ! encore quelques années, et vous terez au spectacle de la royauté liumiliée, insu! enchaînée , mise en question. Une ass'cmbli bourgeois lui demandera compte de ses actes;, robins la recevront assis et lu tCte couverte maîtres de cérémonie seront traités comnie laquais, et ses ministres comme des serviteui peuple, jusqu'à ce qu'un jour vienne (jour terri où on la fera monter sur un écliul'iiud, sans lui permettre ce qu'on jiermet au dernier des minels...; car les suprêmes paroles de cette rojl tombée en la puissance du bourreau s'éteîni dans un roulement de tambours.
" Vous voyez quel est encore le pouToir noblesse 1 Appuyée d'un côté sur le trdne, dlel de l'autre sur le clergé. Les [onctions poblti lui sont esclusivement réservées; c'est elle ^i sède tes emplois de cour; c'est elle qui jenil
Éonles leR pensions; c'est elle qni remplit le cadre es officiers de l'ormée ; c'est de son sein que sont tés les grands orfitiers de la maison du roi , lesich ont l'exorbitant privilège de vendre les barges subalternes et d'en garder le prix. Elle a, Dur s'enrichir, les prestations, les redevances, les ' rvvcx . les mains-morles , des servitudes person- <Ues de toute espèce. Elle chasse : le paysan qui I fait autant va ans galères (t). Investie des droits î haule, moyenne et basse justice, elle a fourches ttibulaires, (liloris et carcans; et ce n'est que dc-
Bu d« temps que les sentences pour crime lont revues par les cours supérieures. Telle ïuîssance dans les campagnes, qu'elle fait les hommes à ses charrettes comme des aniv^ M\ de labourage , et que , pour empêcher lei enoullles de troubler le sommeil des chàlelaineai s foule de malheureu:t passent la nuit à battra étangs (2). Que dire eoOn? Il a été long-tempd 'rais à un seigneur de tuer un vilain, moyennant 1 «Horne de cing sous parisis.
»Ëh bien! encore quelques années, et toute cette 1 itocratie sera mise au néant. Une nuit suffirai ir faire crouler tout l'écbnfnudage du système ' idul. Oui, dans une nuit, la qualité de serf sera
lu décret du 4 août 1789.
de Leguen de Kérangal, dans ta nuit dn 4 août. |
non
ORGANISATION Facée du vocabulaire de la langue , les ftortes seront diîtruitcs, les justices seigi abolies, les privilèges pécuniaires anéantis aalllé des oITices sera supprimée, les ditnt déclarées rachetables et les citoyens recoi missibles à tous les emplois. Et , chose leuse ! ces réformes dirigées contre la noble! par elle qu'elles seront accomplies : elle-mài noncera son arrêt et scellera irrévocabli
» Ce n'est pas tout. L'industrie est aujo Soumise au régime des jurandes et des maj)
» Eh bien ! par la plus soudaine , la pl{ fonde de toutes les révolutions , le prindj eoncurrence illimitée sera proclamé.
L M Si bien que de toute la société d'aujo^ dans quelque temps il ne restera rien, al rien . )>
Encore une fois, je le demande, qu'aurail de l'homme qui, quelques années avant 17Ï rait tenu cet étrange langage? On l'aurol nement appelé un homme à théories, ai généreux, un utopiste, un fou, que sais-jt rait dit vrai cependant , et ceux qui l'auri cusé de folie auraient fait preuve en cela i voyance et d'aveuglement.
L(l) NuiCUulaoùt 1789.
Les partisans du nouvel ordre social se trouvent précisément aujourd'hui dans la position de cet homme. Et certes, entre le régime actuel et l'application de nos idées , la distance est infiniment moindre qu'entre la société qui existait la veille de 1789 et celle qui exista le lendemain.