‹ Organisation Financière Des Retraites OuvrièresChapitre 10 sur 26 · REY · texte numérisé non relu

REY

d'ordre arithmétique. On pourrait donc, à notre avis, décider qu'une cotisation globale correspondant à 4 0/0 du salaire serait versée au compte de chaque ouvrier, mais que, dans ce versement, la part de l’ouvrier devrait aller en augmentant avec son salaire, alors que la quote part du patron diminuerait à mesure que le salaire serait plus élevé.

Ces longues considérations nous permettront de traiter très brièvement la question de savoir sous quelle forme l'Etat, en temps normal (c’est-à-dire en laissant de côté la période transitoire) doit apporter son concours à l'œuvre des retraites. Nous adopterons, en effet, le même principe que pour les cotisations patronaies ; l'Etat, dironsnous, doit uniquement venir en aide aux incapables et laisser les autres se constituer, par leurs propres moyens, une assurance contre la vieillesse. En nous plaçant à ce point de vue nous examinerons successivement, mais rapidement, le mode d'intervention de l'Etat en ce qui concerne d’abord les rentes de vieillesse et ensuite les rentes d'invalidité.

Relativement aux pensions de vieillesse, quatre systèmes

ont été proposés :

1° La garantie d’un taux de capitalisation fixe ; 2 La majoration fixe venant s'ajouter à toutes les rentes quel que soit leur montant ;

3° La majoration proportionnelle aux versements effec-

tués ;

Page 1