‹ Organisation Financière Des Retraites OuvrièresChapitre 21 sur 26 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

Placement des capitaux.

Le système de la capitalisation que nous avons admis après mûre réflexion, loin de rendre plus facile le problème des retraites ouvrières, vientencore le compliquer. Comment, en effet, arriver à placer des sommes aussi considérables que celles provenant des versements des affiliés à la Caisse des retraites ? Bien qu’il soit impossible de déterminer à l’avance le montant des capitaux, dont il y aura lieu de faire emploi, on peut toutefois estimer que lors du plein, la caisse ou les différentes caisses qui auront assumé la charge des retraites auront à gérer un capital d'environ 20 milliards. Les données du problème qu’elles auront à résoudre sont les suivantes : il leur faudra trouver le moyen de placer la somme énorme que nous venons de citer en valeurs de toute sûreté, mais donnant cependant un revenu rémunérateur, et ensuite d'éviter le reproche de drainer les capitaux aux dépens du commerce et de l’industrie. Cette question étant intimement liée à

celle de l’organisation administrative de l'assurance ouvrière, nous l’étudierons concurremment avec celle de savoir s’il y a lieu de faire appel à une caisse unique ou si, au contraire, il ne conviendrait pas de confier le service technique des retraites à un assez grand nombre de caisses régionales. Nous étudierons donc, dans un premier chapitre, les avantages et les inconvénients d’une Caisse unique et nous consacrerons le second chapitre à l'examen du système des caisses régionales, en nous appuyant spécialement sur les résultats donnés par ces caisses en Allemagne.

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