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Les orgnnes de la circulation du sang

; I). diapliragine; oif. og, o^l^illeIles ilroite et gaiichs ; Vd, venlricule j>rle ; AC, ailére* curolidts : A.S.c/, arli'i-i' sous-clavièl-e droite ; Ar, nr-

■ieiire; V.i., leiiiei- iliiniues; \.J.i.. \J.t., vpinsi jugulaires interne el

nique el enrichi d'oxygène, le sang rclluc vers le cœur gauche par les veines pulmonaires [fig. 9), et vient emplir Xoreillelte. Mais celie-ci se cotilracle el le chasse dans le ventricule, landis que se Ternie lasoupape de coinmiinicalion ou valvule mitrale. Une forte contraction de ce ventricule gauche fait passer le sang dans la grande arlère aorte ot ses nombreuses branches : caroli<les, jugulaires, rénales,

Km. 9. — Scliémade l'appareil circulatoire.

ilia<|ucs, etc. [fig. 8), Telle est ta voie d'irrigation de tous nos organes, ceux de la force el ceux de la pensée. Le sang y répand ses principes nutritifs, et il emporte les déchets de la combustion vitale. \'icié, son liémoglobine désoxydce, il fail l'ctour au cœur par les veines caves. L'oreille droite qui le reçoit le relance aussitôt dans le ventricule droit, ot celui-ci dans les poumons, |>our une épuration nouvelle. C'est donc là un Iroisicmc cycle : celui du sang, à ajouter

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aux cycles respiratoire et digestif. Ils assurent un mouvement incessant de matière à travers notre corps et, parallèlement, un mouvement d'énergie. L'état normal veut que ce courant soit aussi pur que possible et régulier, qu'il compense les pertes et rétablisse le niveau : l'homme ne varie alors ni de masse ni de puissance. Il est en équilibre.

Le rôle du cœur est, dans cet œuvre, tout à fait prépondérant. Par ses contractions ou systoles, il fonctionne comme une pompe foulante, et, entre ces contractions, il ouvre ses cavités et aspire le sang qui revient des poumons ou des veines caves : il se met en diastole. Dans une de ses révolutions, il effectue une bonne partie du nettoyage profond de l'organisme.

Les systoles auriculaires ou ventriculaires ont lieu shmiltanément, celles-ci plus marquées que celles-là et plus prolongées. Les phases de la révolution du cœur, quant h leur durée, sont à peu près les suivantes :

Systole auriculaire 18 0/0

— ventriculaire 45 0/0

Diastole générale 37 0/0

Durée d'une révolution 100 0/0

C'est la contraction des ventricules que l'on perçoit au toucher, vers le cinquième espace intercostal gauche ; elle constitue le choc du cœur ; on la voit même, qui, chez les sujets maigres, soulève la paroi de la poitrine au niveau indiqué, généralement au-dessous du mamelon. Le clinicien, qui observe du dehors, note simplement que la durée du choc représente le tiers ou le quart de la période totale; de sorte que le rapport entre diastole générale et systole est égal à deux ou trois.

On écrit :

- = 2,r)0 environ.

Ce rapport se modifie par la fatigue; il tend à diminuer. Le poids d'un cœur adulte est de 250 grammes environ, et

le rythme des battements, au repos, de Go à 70 par minute, s'élevant progressivement sous l'influence de ractivité musculaire. Le rythme est de 78 à 80 chez la femme, de 80 à 90 en ce qui concerne Tenfant.

Le mouvement, que les contractions du cœur impriment à la masse du sang, se propage aux artères où il s'accuse par une pulsation de la paroi de ces vaisseaux; il produit le pouls. Pour peu que Ton comprime une artère contre un os voisin, les battements du pouls deviennent perceptibles. Cela est particulièrement net sur la radiale^ la lemporalCy la fémorale, de préférence sur la première de ces artères.

Les bruits du cœur sont plus forts si Torgane est hypertrophié, plus faibles s'il est le siège d'une dégénération. L'auscultation permet encore, au cas de mauvais fonctionnement des valvules, d'insuffisance valvulaire (notamment mitrale), de déceler un bruit de souffle,

La fonction du sang est essentiellement vitale. Tout ce qui l'arrête, toute compression sur le trajet circulatoire, diminue la puissance musculaire et nerveuse et peut, en un temps relativement court, compromettre l'existence elle-même.

Une vieille expérience de l'évêque Sténon (*) démontre ce fait capilal : il lie la grande artère qui se rend dans les jambes du chien; aussitôt, quelques minutes à ]>eine, l'aptitude à marcher disparaît : les jambes sont rigides. Alors il enlève la ligature, et de nouveau la mobilité revient aux membres. Cette influence du sang est plus délicate dans le domaine nerveux. Tandis que la compression de l'avantbras laisse les doigts actifs, même au bout d'une demiheure, il suffit d'appuyer, durant 15 à 20 secondes, sur les carotides allant au cerveau, pour que la conscience s'évanouisse.

L'état de la circulation doit toujours faire Tobjet d'un examen sérieux, spécialement en vue des exercices de force, dans le jeune Age, ou pour le travail des blessés,

(^) Nicolas Slénon, anatomiste danois, devenu évêque (1631-1687^.

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XllI. — Fonctions de relation. — Le inoniemenL — Mais la fonction supérieure de riiommc, c'est le mouvement. Sans doute, les animaux en sont également doués ; ils le manifestent même avec une adresse et une sûreté incomparables. Toutefois, leurs actes sont purement insiinclifs, j'entends que la précision de ces actes est définitive. Ils sont automatiques, du fait de l'hérédité, et généralement non perfectibles.

Au contraire, riiomme calcule ses effets, éduque et discipline ses mouvements et les harmonise dans un but qu'il comprend, dont il a conscience. Chez lui, la conscience ne saurait être totalement absente, encore qu'il s'agît de mouvements apparemment automatiques, comme la marche : elle les rectifie à mesure.

L'appareil du mouvement comprend les os, constituant le squelette, et aussi les muscles, ensemble réunis en systèmes articulés, en leviers qui réalisent tous les actes moteurs de la vie animale (').

L'énergie qui les anime est déclanchée par les excitations du système nerveux, lequel, aidé par les sens, surtout la vue et le toucher, coordonne et oriente les contractions musculaires.

Il faut immédiatement noter que les organes actifs sont régis par une loi physiologique capitale, que j'appellerai loi de rhégémonie fonctionnelle. Elle veut que tout organe, capable de se contracter ou d'entrer en exercice, soit le siège d'échanges nutritifs et respiratoires plus intenses qu'aucun autre point du corps. Autour de la glande qui sécrète, du muscle qui se raccourcit, de la cellule nerveuse qui vibre à la sensation subie, affluent les liquides de l'organisme, le .sang et la lymphe ; l'irrigation des muscles contractés augmente, par exemple, de 4 à 5 fois sa valeur; il passe en une minute, dans ces organes, un poids de sang égal à 85 0/0

(') Sur les moJeâ et les libertés des articulations, voir Le Moteur humain, p. lU-i42.

environ de leur poids propre (*). Les éléments nerveux sont ébranlés et produisent la tonicité. Un labeur silencieux se poursuit dans la cellule ou la fibre vivantes, qui rend possible el développe la fonction elle-même.

Ce trop-plein de vie d'un côté amène ailleurs un ralentissement ; c'est surtout entre les organes digestifs et ceux du mouvement que la loi d'hégémonie fonctionnelle établit celte dénivellation si nécessaire au travail physiologique.

XIV. — Système osseux. — Le squelette constitue la ctiarpente solide du corps ; la résistance des os est au moins double de celle du bois de sapin ; elle croît jusqu'au seuil de la vieillesse, el [)lus pour l'homme que pour la femme, car le tissu osseux du premier est dense et son squelette massif. D'ailleurs le genre de vie et le mode d'alimentation modifient cette résistance. C'est ainsi que les os des chevaux de course sont plus denses que ceux des chevaux qui vivent dans les pâturages. — Par contre, on observe des cas de fragilité toute spéciale et héréditaire du squelette : on lui a donné le nom à'ostéopsathyrose ; elle se révèle souvent dans les fractures du fémur et de l'humérus (^).

Certaines affections se localisent, enfin, dans la substance osseuse et en com[)romettent la solidité.

C'est à l'alimentation, par le véhicule du sang, que le squelette emprunte ses éléments formateurs, où dominent, de loin, les phosphate et carbonate de chaux. L'absence de sels minéraux dans les aliments, ou Y inanition minérale^ entraîne le ramoUissement el la déformation de l'os, en altère la structure (•^) et retarde, dans le jeune âge, la marche de l'ossidcation. La proportion de phosphate est

(ï) Chauveau et Raupjakn, Comptes rendus Acad. Sciences^ t. CIV, p. 1352 ;

(2) Davenport et Co?îar!>, Proceed. Naf. Acad. Scierices, t. F, p. 537; 1915; — Washington, Uereditary fragilily of Bone {Bull, n* 14 de VEugenics Record Office: 1915).

(3) KôNio, Landw. Jahrb., p. 421 ; 1874; — H. Weiskk, Zeit. f. Biol., t. VIT, p. 179 et 333; — t. X, p. 410 ; 1873-1874;— J.Forster, Ilnd., t.XlI, p. 46i; 1875.

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