LES FONCTIONS ORGANIQUES DE L IIOMMF
réduite de 85 à 30 0/0 dans V ostéomalacie infantile, et
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Fir. 10. — Dis|>osilioD générale du squelelle bumiin.
(lavaiilage dans le rachitisme (').
(') H. Bhij«*cbék, Ztil. (. Bi'd., t. XXVII, p. 511; 1B90; — Gallimhu el K.o C. n. Acad. Se., t. GXL, p. 1332; 1903.
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Au terme de IMnanilion minérale, de graves accidents nerveux ne tardent pas à se manifester (F'orster).
La disposition naturelle des différentes pièces du squelette est représentée par la figure 10. Celles-ci sont toutes articulées; leurs surfaces de contact sont recouvertes de cartilages^ matière lisse et souple qui réduit leur frottement relatif; les têtes articulaires sont parfois enveloppées d'une capsule qui contient la synovie^ liquide alcalin et visqueux favorable au glissement des surfaces osseuses (Ex. : genou). Le mode d'articulation est, de toutes façons, combiné géométriquement pour se prêter à toutes les exigences du mouvement.
XV. — Système musculaire. — Mais ce sont les muscles qui achèvent de définir les positions des éléments squelettiques, tout en donnant, par leurs masses charnues, sa véritable forme au corps humain, sa plastique. Et avant tout, ils sont les agents du mouvement, les moteurs proprement dits.
Un muscle est un ensemble de fibres élastiques^ serrées dans une enveloppe mince et transparente, et capables de se raccourcir progressivement. A ses deux bouts adhèrent deux lames cohérentes et solides : les tendons. Un exemple très connu de ces attaches terminales, c'est le tendon d'Achille : il est à Textrémité inférieure du mollet et se fixe à Tos du talon ou calcancum.
Suivant la partie du corps à mouvoir et l'adaptation organique, muscles et tendons se développent d'après la même loi que le squelette ('), et les insertions osso-tendineuses prennent une remarquable fixité qui rend possibles les grands déploiements de force.
Aux divers points du corps, les muscles affectent des dispositions et des formes variables que la figure 11 met en évidence. Leur action, toujours solidaire, a pour effet de réaliser soit la production d'efforts soutenus et, en quelque sorte
(') Voir dans Ae Moteur humain (p. 162) rinfluence si curieuse des adaptations des organes de la force et du mouvement.
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immobiles, d'elTorts dits statiques; soit, au contraire, l'exercice de mouvements plus ou moins rapides, à la vitesse du travail. C'est ce qui sera^préciséjplus loin.
Fio. It. — Disposilion gônérale des muscles du corps ImmaÎD.
La musculature représente environ 40 0/0 de la masse du corps, et c'est en elle que la nutrition op^re activement,
avec une intensité qui augmente encore par le travail, par le froid extérieur. On pourrait presque dire qu'elle absorbe toute i*énergie des aliments, et que la masse de ces derniers doit, en conséquence, se régler sur Timportance de ce système. Les sujets peu musclés, comme aussi les obèses, ont moins que les autres besoin d'une grande consommation alimentaire.
XVI. — Système nerveux. — La coordination, prescfue toujours parfaite, des contractions musculaires, est Tœuvre du sijstème nerveux, dont les centres supérieurs s'appellent : moelle épinière^ bulbe^ cervelet, et surtout le cervecm. 11 remplit à merveille ses délicates fonctions, parce (ju'il est à la fois sensitif et 7notew\ rendez-vous des sensations et origine des ordres de mouvement.
Toute la surface du corps, la peau (jui forme le siège du toucher^ la rétine qui subit l'impression lumineuse, la muqueuse olfactive qui sert à l'odorat, et celle de la langue où se localise le goùt^ enfin la membrane la plus profonde de l'oreille, la cochléaire, qui vibre aux sons, tous reçoivent des centres nerveux plusieurs fibres sensitives cjui y recueillent les multiples impressions. 11 y en a jusque dans la profondeur des viscères (cœur, estomac) et des muscles, aux articulations, aux tendons, et c'est par elles que cheminent, vers le cerveau, des renseignement ininterrompus sur l'état de l'organisme. Parallèlement, on a aussi des fibres motrices qui, dans les nerfs mixtes^ s'unissent aux premières. Les îierfs mixtes sont la grande majorité.
L'élément nerveux a reçu le nom de neurone : c'est une cellule à prolongements nombreux, [et orientée pour conduire rimpression sensitive ou l'ordre moteur. D'où les neurones sensitifs et les neurones moteurs, constitués probablement par de lins granules noyés dans une matière visqueuse, et mobiles sous toutes sortes d'influences (*). Les neurones se
^ (*) Marinesco, Comptes rendus Biologie^ 8 janvier 1915.
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