‹ Organisation provinciale du nord-ouest [microforme]Chapitre 5 sur 7 · TT · texte numérisé non relu

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DD" re + da ministre anglican de grand talent de la ville

de Québec, le révérend F. G. Scott :

81 nous devons être comme une maison divisée rontre elle-même, si nous devons nous 616ver province contre province, € ë résultat final ne: saurait être que l'absorption du Canada par les Etats-

seront alors choses du Parce que les traités, les garanties constitutionnelles auront été abrogés ot que nous serons noyés dans le sein d'une nareligion d'Etat et

réserver le Canada établir, comme je de patriotisme ca-

que nous voyons poindre et ñe développer cet esprit vraiment canadien qui mettra fin aux animosités traditionnelles, lesquelles ont obscurci et amoindri la vie nationale dans les anciennes provinces du Canada. .

Mais voici qui est encore mieux :

Bien entendu, le véritable mobile de cette tentative d'imposer aux nouvelles provinces un système d'écoles qui leur répugne, c'est le désir d'établir dans- l'Ouest des colonies canadienues-françaises où, grâce aux écoles séparées, la langue française fleurira sur de vastes étendues. Les moyens d'exécuter ce dessein seront fournis précisément par les communautés religieuses chassées de France : et {1 ne se Passerait pas beaucoup d'années avant qu’il se développaât dans l'Ouest un nouveau Québec, avec toutes ses animosités de race, de langue et de religion étouffant le véritable esprit national et oanadien.

I1 y a ici des députés de la province de Québec, protestants, de langue anglaise.

J'aurais voulu que l'honorable ministre de l'Agriculture (M. Fisher) fût présent, Je vois mon honorable collègue de Shefford (M.

Parmelee) et le député de lu division Saint:

Antoine de Montréa] (M. Ames). J'en appelle au témoignage de tous les dépr+6s protestants de ma province, conse--ateurs et libéraux, À ceux qui sont absents -omme À ceux qui m'écoutent ; et je leur demande à tous, quelle que soit l'opinion de chacun d'eux relativement à la mesure qui nous est soumise, s’il existe une autre région du Canada, et même un autre pays au monde, où l’on puisse trouver autant d'esprit de tolérance, autant de largeur de vues, que les Canadiensfrançais en manifestent À l'égard de leurs concitoyens anglais protestants, Récemment, le “ News ”, de Toronto, publiait une lettre qui attira mon Attention, Elle était écrite par un particulier de la ville d’Aylmer, dans le comté de Wright, qui nous avoisine. Voici ce qu'elle disait au sujet des écoles de Québec :

Le régime des écoles séparées en ést un de défiance, de suspicion et d’antagonisme...... Pour le moment la direction et la responsabi-

et perpétuer nos

fire en sont laissées au clergé ; on y enseigne un simple fatras en guise d'histoire, et l'ensei- #nement du catéchisme y donne l'invinceible conviction que les protestants sont une malédiction pour la terre.

Ainsi que je l'ai fait observer, a été écrite dans le comté de Wright, vis-àvis d'Ottawa. Ce comté est peuplé, pour les deux tiers, de Canadiens-français et, pour les quatre cinquièmes, de catholiques. 11 s'est fait une élection partielle dans ce comté trois semaines avant que cette lettre fut écrite, Trois candidats étaient sur les rangs. Le candidat libéral était un Canadien irlandais n'ayant pas une goutte de sang français dans les veines, Le candidat Conservateur était un Ecossais, de religion Dresbytérienne, sans la moindre trace de nationalité Canadienne-française, Un troisième candidat surgit et fit appel aux Canadiensfrançais en ces termes : Nous constituons les deux tiers de la population de ce comté : vous ne devriez pas voter pour ün Irlandais ni pour un Ecossais : votez pour moi qui suis Canadien-français.”

Et quel fut le résultat ? Le Canadienfrançais, qui avait fat appel au préjugé natiomal, ne put obtenir assez de voix pour sauver son dépôt, Et notez que tous ces électeurs sont des produits de “ l'enseignement clérical ”, qu'ils ont passé Par ces écoles où l'on enseigne ‘“ que les protestants sont une malédiction pour la terre #,-- L'Ir landais-canadien fut élu : et l'Ecossais presbytérien reçut le plus grand nombre de suffrages conservateurs qui aient été donnés dans le comté depuis de nombreuses années.

Et dans la ville de Hull, où toute 1n population recoit son instruction du clergé, où les instituteurs ne sont Pas sous la direction de prêtres séculiers, mais de ces moines redoutables, membres d'un de “ces crdres abominables ”’ qui effrayent tant le révérend Scott; dans la ville de Hull, où l’enseignement est entièrement entre les mains È frères et des religieuses, où aucun électeur n’a reçu, dans son enfance, d'autre instruction que celle donnée, sous la direction de la “hiérarchie ”, par ces frères et ces nonnhes ; dans cette ville catholique, canadienne-francaise et libérale de Hull, le candidat conservateur, Ecossais et presbytérien, recueiilit la majorité des suffrages. Et ce fait n’est pas isolé. A maintes reprises, avant comme depuis l'établissement de la Confédération, des comtés canadiens-français ont élu des députés protestants de langue anglaise, Et la province de Québec est la seule où vous relèverez de telles preuves de tolérange et de largeur de vues. F7

Monsieur le président, me permettrez-vous à ce sujet de faire part à la Chambre d'un Incident où j'ai figuré ? On y trouvera un exemple frappant de la manière dont fonctonnent nos lois d'instruction publique, Un petit journal publié dans un comté rural de la province de Québec a déclaré que le résul-' tat de la loi des écoles séparées dans notre

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