Primes payées par la Société
Le pain quotidien gagné, voilà la première étape dans l'existence humaine. Même si ce pain est relativement abondant, c'est encore peu de chose, s'il n'est pas assuré pendant toutes les crises prévues et' imprévues de la vie. La maladie du gagne-pain n'est que trop souvent la misère, et prolongée, la ruine pour la famille ouvrière. Le mécanicien qui aujourd'hui gagne largement sa vie, est pris demain dans un engrenage, qui détruit d'un coup tout ce qui constituait son capital. A un autre la mort arrive dans la force de l'âge : sa veuve et ses enfants doivent tendre la main ii la charité. Et celui qui a la chance de passer par toutes les crises de la vie, regarde avec anxiété l'avenir où sa force de travail affaiblie ne trouvera plus d'acheteur. On lui dit: Assurezvous contre la maladie, les accidents, la vieillesse, la mort: mais qui payera toutes ces primes sur un salaire basé sur „la satisfaction des besoins modestes d'une famille ouvrière" ?
La Société a répondu: c'est moi.