Id., 2° leçon. Edition de 1877, t. I, p
3. La Sociologie, préface ; l'Evolution du mariage et de la famille, passim ; etc.
4. Les monadeset la science sociale (Revue Internationale de Soc10logie,n.8 et 3).
nisme (1). C’est aussi, dans son dernier ouvrage, le sentiment de M. Gumplowiez (2). Par son étude sur la science sociale contemporaine, M. Fouillée a beaucoup fait pour répandre en notre pays la théorie organique de la société ; mais il faut remarquer qu’il ne l’accepte lui-même qu’à condition de la concilier avec la théorie du contrat social, et de pouvoir appeler la société un « organisme contractuel ». L'opinion de M. Guillaume de Greef ne diffère que peu de la sienne (3). Plus radical, M. Herbert Spencer a consacré la seconde partie de ses Principes de Sociologie à démontrer l’analogie du corps social et du corps humain, et il y a dans cette fraction de son œuvre des pages magistrales. Mais lui-même ne va pas jusqu’au bout de sa théo-. rie. C’est que M. Spencer est essentiellement, en politique comme en économie sociale, un individualiste. Il veut, avant tout, sauver l’autonomie de l'être humain. Aussi ne saurait-il admettre que l’homme soit subordonné à la société, comme la cellule l’est à l'organisme. Il croit donc devoir apporter à sa. propre thèse deux tempéraments considérables. D'abord l’organisme social est, d’après lui, discontinu, tandis que l’être vivant est continu (il est vrai que M. Spencer met beaucoup de réserves et d’atténuations à cette antithèse). Et surtout, toutes les parties du corps social sont douées de conscience, ce que ne sont pas les parties du corps individuel. C’est pourquoi dans lorganisme la fin des cellules est subordonnée au bien-être de leur composé, tandis que la société ne peut avoir d'autre but que d’assurer le bonheur de ses membres : là les parties vivent pour le tout, ici le tout vit pour les parties (4). Si l’on veut trouver la comparaison du corps social et du corps vivant présentée à la fois sans restrictions et d’une manière scientifique, il faut la chercher dans quelques passages épars du livre de. M. Ed. Perrier sur les Colonies Animales ; dans la thèse de M. Espinas sur les Sociétés Animales, complétée par trois