Voir chap. VI
feraient autant ; et l’on aurait ainsi deux fractions perpétuellement hostiles. Peut-on donc songer à faire nommer les représentants par les associations extra-professionnelles librement formées par les individus : associations politiques, religieuses, intellectuelles, de bienfaisance, etc....? C'est peut-être à cette. solution, combinée avec des éléments empruntés aux deux précédentes, qu’appartient l'avenir. Toutefois, elle présentera des. difficultés d'application très réelles, tel individu appartenant à un grand nombre d'associations à la fois, tel autre pouvant n’appartenir à aucune. Actuellement, il est certain que sa réalisation immédiate serait tout à fait impossible, l'esprit public étant bien loin d’y être suffisamment préparé, et la pratique. de l'association libre étant encore bien imparfaite. En un mot, nous ne nous dissimulons nullement les difficultés que rencontrera toute tentative de réforme en ce sens. Mais nous n’en persistons pas moins à croire que c’est dans cette voie qu'il faut marcher, prudemment, mais résoläment.
En second lieu, quelle que soit la façon dont sont choisis les représentants, se pose la question de savoir quelle sera l'étendue des pouvoirs à eux conférés. Une doctrine qui tend à se répandre estime que les électeurs peuvent donner à leurs élus un « mandat impératif », leur prescrivant de faire telle ou telle chose. Nous repoussons cette théorie, qui annihile complètement la personnalité de l’élu et qui l’empêche de tenir compte des circonstances parfois décisives qui ont pu se produire entre son élec+ tion — date à laguelle il a accepté de voter dans tel sens — et la discussion même de la question au Parlement — date à laquelle la solution contraire peut être devenue préfé= rable. En revanche, ce que nous admeltrions assez volontiers, ce serait le referendum, permettant de soumettre aux électeurs, en dernière analyse, le projet adopté par leurs élus, sur la demande ou du Parlement lui-même, ou d’un grand nombre de citoyens ; referendum qui fonctionne dans les républiques suisses et qui demeure d’ailleurs parfailement distinct du plébiscite (lequel éveille dans notre histoire nationale de si fâcheux souvenirs) en ce que celui-ci porle
LS RE PARTIS. — PÂTROLOGIE cer ua non d'homme, tandis que le premer porte sur une li
veuces reçoivent des autres parties de l'organisme une véritable | dékégation, portant qu'à elles appartient d'élaborer les moure- 3 ments directeurs de l'ensemble. Les cœllules « déléquantes » ne k:
tenir, ne leur donnent aucun mandat impératif. Maker | | veau veut mener l'organisme entier dans une voie inaccoutumée, + Tnt PR ns ES a 3
See ou le cream de vos. On le vi corps humain, tout comme k carpe sweial, repousse pariois les | crdres de son sourormement, où où du moins & résine dif ment à les exéculer. Aus SS, avant de nous lancer dans une entre | N pris délicate, nous arrive-t-il souvent & « consulter nes for- > cs », C'est-à-dire de nous demander si notre orvanisme esi | … dispos à suivre les impulsions de notre cerveau et se trouve en mesure de le faire. Cela mème n'est-il pas un enseigsementà méditer pour le conduite du corps sueial ? Si les élus ne doivent pas être enchalnés à l'avance par le vœu des ciloyens, que leurs | décisoes ks plus importantes soient en revanche soumises à bn ratification de œux-ai ! Cela nous para être le meilleur moyen et k plus sage-pour faire prédominer no cute à pour éviter les révolutions. Sel Enûa, à reprécntation nationsle constitués &t ss pouvoirs définis, c'est un font important problème que celui des rapports — qu'elle doit entretenir avec l'aulenité exécutive. L: principe de : la séparalion des pouvoirs, pos par Montesquieu, a &S appli : que par la Constituante avec une rigueur qui à ahouli à entraver complètement l'action du pouvoir exécutif. Arssi une réa
L'HYGIÈNE SOCIALE 389 Lion s’esl-elle produite. On a compris qu'il ne fallait pas isoler aussi complèlement les deux autorités fondamentales, qu’au contraire il fallait les associer dans une action commune, par exemple en permettant au chef du pouvoir exécutif de prendre ses ministres dans les Chambres (ce que lui inierdisait la Constitution de 1791) et en faisant ainsi, des chefs de la majorité parlementaire, les premiers exécuteurs de ses décisions. Nous ne saurions qu'applaudir à ce revirement, qui s’est produit très vite dans la politique active, et qui commence à s’opérer dans la politique spéculative. Ici encore les analogies organiques peuvent être invoquées. Le pouvoir législatif, dit-on parfois, représente les centres sensitifs; le pouvoir exécutif, les centres moteurs. Cetle comparaison ne nous semble pas fort exacte. Les Chambres font des lois ; or, c’est là le premier terme de l’acte moteur, puisque une loi est déjà une résolution qui va passer à l'acte. Seulement cette loi ne sera exécutée que grâce à la série des décrets et des arrêtés, réglant sa mise en pratique, que vont prendre le gouvernement et l’aädministralion. Il y a donc continuilé de ce côté, dans cette série motrice, entre les fonctions législatives et les fonclions exécutives. Mais d’autre part, le vote de la loi a été précédé d'une discussion au Parlement. Celle-ci peut effectivement être comparée aux faits qui s’accomplissent dans les centres sensitifs : car elle est la délibération qui prépare el rend possible la décision. Seulement, dans la délibération même, le pouvoir exécutif a été entendu. On a pris son avis sur les voies et moyens à employer pour réaliser l’innovation projetée. Souvent même c’est sur son initiative que celle-ci a été mise à l’ordre du jour. En un mot donc, ce qui se fait au Parlement représente à la fois le dernier terme de la série des étais sensitifs et le premier terme de la série des états moteurs, par lesquels passe toute loi. Mais la discussion a été généralement préparée par le pouvoir exécutif, et la réalisation est toujours assurée par lui. De sorte que les premiers termes de la série sensitive et les derniers termes de la série motrice lui appartiennent. Son action est donc constamment unie à celle du pouvoir législatif, et il serait
390 CINQUIÈME PARTIE. — PATHOLCGIE
déraisonnable de vouloir les isoler l’un de l’autre. L'analyse directe du fonctionnement du corps social et les analogies tirées du fonctionnement de l'être organique conduisent à souhaiter que tout en restant distincts — la différenciation des organes est toujours un signe de progrès — les deux pouvoirs s’accordent aussi étroitement que possible en vue de laccomplissement de leur œuvre commune, la bonne gestion
des intérêts nationaux. 5
Pour ne point donner à cetle partie de notre travail une étendue démesurée, nous nous bornons à signaler ces quelques applications de notre théorie. Si imparlaitement que nous les ayons présentées, nous espérons que leur importance intrinsèque montrera quel parti on peut tirer des analogies organiques en matière sociale, non-seulement dans les problèmes de science, mais aussi dans les questions d’art. Bien entendu, l’analogie ne doit être maniée qu'avec circonspection ; elle ne saurait dispenser de l'étude directe du corps social, de ses maux, et des remèdes ou de l’hygiène qui lui conviennent. Mais nous sommes convaincus que toujours cette étude directe et ce raison-, nement par analogie, quand ils auront été bien conduits, mèneront aux mêmes conclusions. Sans doute la première est la plus importante et la plus féconde; mais les résultats du second ne paraîtront pas non plus négligeables à ceux qui croient que, en ces difficiles matières surtout, il faut faire appel à toutes les lumières et ne se prononcer qu'après avoir pris toutes les. garanties concevables contre l'erreur, toujours possible et toujours dangereuse. |
. Le moment est venu de formuler les conclusions qui se dégagent de cette longue étude. Si les arguments présentés par nous ont pu paraîre convaincants, on ne doutera plus qu'il existe une très profonde et très étroite analogie entre les « individus » qui étudient les sciences biologiques, et les sociétés formées par le concours de plusieurs de ces individus. La question restera seulement de savoir si cette analogie va jusqu’à l’identité totale ou si elle ne constitue qu’une ressemblance frappante mais partielle. En d’autres termes, faut-il dire nettement: « les sociétés humaines sont des organismes », ou faut-il reconnaître seulement qu’elles sont « des êtres voisins des organismes » ? — En faveur de la première idée militent loutes les ressemblances qne nous avons relevées au cours de ce travail. En faveur de la seconde on peut invoquer les différences que nous avons nousmêmes reconnues (chap. III) : intelligence et liberté plus grande des éléments composants, et surtout complexité plus haute chez les sociétés que chez les organismes. Le fait que ces différences existent ne permet pas d’ailleurs de trancher immédiatement la question dans le sens de la seconde doctrine. Car entre les diverses sortes d'êtres vivants individuels, entre les animaux et les végétaux par exemple, 1l existe aussi des différences, parfois très considérables, qui n’empêchent pas pourtant qu’on les range lous dans la catégorie des organismes. Il ne suffit donc pas de constater qu’il y a des ressemblances entre
les individus isolés et les sociétés pour séparer radicalement celles-ci de ceux-là ; il faut aussi et principalement examiner la portée réelle de ces différences.
Or, pour la déterminer, il existe un critérium. C’est de la comparer à. la portée des différences qui suffisent pour motiver Ja reconnaissance d’un groupe distinct au sein même de l’ensemble organique. Les différences qui séparent les animaux des sociétés sont-elles plus grandes ou au contraire moins grandes que celles qui séparent les animaux des végélaux ? Dans le second cas, il faudra évidemment dire que les sociétés sont des organismes ordinaires. Dans le premier, il faudra dire qu’elles doivent rester hors de l’ensemble proprement organique, ou tout au moins qu’elles en forment un rameau (rès aberrant et très neltement distinct de tous les autres. Comment donc répondre à ia question posée ? À première Vue, il semblerait que les socié'és diffèrent moins des animaux que ceux-ci des végétaux. Les plantes ne paraissent-elles pas dépourvues de la sensibilité et du mouvement, que les animaux et les sociétés possèdent en commun? N'avons-nous pas dit nous-même qu’il est souvent très difficile de distinguer une sociélé d'un animal composé ? Pourtant, si on y regarde de près, ces apparences s’effacent. Les végélaux apparaissent, à un examen attentif, comme beaucoup plus rapprochés des animaux qu'il ne le semblait tout d'abord. Sans doute les formes supérieures des deux règnes sont très distinctes les unes des autres. Mais les formes inférieures, d’où les plus hautes sont sorties par évolution, sont au contraire singulièrement voisines. Les végétaux inférieurs sont très mobiles ; si les végétaux supérieurs ont cessé de l'être, au moins en grande partie (car l'existence du géotropisme et de l’héliotropisme prouve qu'elles ne l’ont pas cessé totalement), cela tient à ce que, ayant trouvé des conditions d'existence facile dans un milieu restreint, elles s’y sont fixées; tandis que d’autres êtres vivants, moins heureux dans la poursuite de la proie, ont dû garder et développer leur mobilité pour l’atteindre, et ont ainsi évolué dans le sens du type animal. Ce qui prouve bien que les deux règnes sont partis d’un même point, c'est qu’il
existe, à la base de chacun d'eux, un certain nombre d'êtres ral différenciés qu’on pourrait aussi bien placer dans le règne voisin, et pour lesquels Ernest Hæœckel a proposé, avec raison, de former un règne distinct, support commun des deux autres, le « règne des protistes ». Ainsi l'ensemble des trois groupes, protisles, végétaux, animaux, forme un tout assez homogène. Considère-t-on maintenant les sociélés ? Ou bien il faudra pren dre le mot société dans son sens le plus large, où il embrasse non seulement les sociétés humaines et les sociétés anima.es, mais aussi les sociétés végétales ; ou au contraire il faudra le prendre dans son sens restreint, où 1l n’embrasse que les sociéliés humaines. Mais, dans l’un comme dans l’autre cas, les sociétés sont plus éloignées des animaux que ceux-ci des végétaux ou des protistes. Un groupe d’ascidies ressemble sans doute assez à une ascidie simple; mais une forêt de chênes, d’un côté, ou la société française, de l’autre, diffèrent assurément beaucoup plus d’un mollusque que celui-ci d’un chêne ou d’un homme de nalionalilé française — et même diffèrent beaucoup plus, l’une d’un chêne, l’autre d’un individu français, que ceux-ci ne different d’un mollusque. Forme extérieure, éléments, structure des organes, physiologie, évolution, pathologie, tout le démontrerait, si l’on voulait envisager ces questions une à une. Il nous semble donc que le groupe formé par les sociétés est sensiblement plus éloigné du groupe animal que celui-ci ne l’est du groupe végétal. Et pour marquer cetle différence, qui n’exclut-pas des ressemblances très intimes, il paraît convenable de donner au premier le nom de groupe supra-organique, en réservant à l’ensemble des animaux, végétaux et protisles, le nom de groupe organique proprement dit.
Seulement il ne faut pas non plus s’exagérer la portée de cette distinction. Si les sociétés sont plus éloignées des organismes individuels que ceux-ci ne le sont les uns des autres, elles nous semblent en revanche être moins éloignées de leur ensemble que ce dernier ne l’est de l'ensemble des corps bruts. Les sociétés, en effet, si elles ont bien d’autres caractères que les organismes, ont d’abord tous les caractères des organismes. Un
supra-organisme est un organisme avec quelque chose de plus. Au contraire, un minéral n’est pas un organisme, puisqu ‘il ne vit pas. ILest donc juste d'appliquer à l’ensemble des minéraux le nom de groupe inorganique, et de reconnaître qu'il ya un plus grand écart entre ce dernier et le groupe organique qu’entre celui-ci et le groupe supra-organique. — Mais pourtant, ici même, les différences n'ont rien d’absolu. Si le minéral ne vit pas, il possède pourtant des propriétés qui rappellent les fonctions de l'être vivant. Les atomes dont il est formé ontsouvent une mobilité très grande, une instabilité extrême. La moindre circonstance peut parfois déranger leur équilibre. L'affinité, ce
principe moteur du monde inorganique, qui se retrouve dans
l'attraction planétaire, dans l'électricité et le magnétisme physique, qui préside aux combinaisons de la chimie, rappelle singulièrement le principe moteur du monde moral, la sympathie.
Il y a, dira-t-on, la conscience en moins. Qui sait pourtant si
quelque rudiment de pensée ne se cache pas au fond de l'atome
réputé insensible? Si cela n’est pas, n'est-il pas alors bien
remarquable qu'un pur mécanisme puisse produire des effets analogues à l’action de la sympathie consciente ? Concluons donc que, entre l’organique et l’inorganique, il n’existe pas un abîme.
On peut sans doute accueillir l’idée de quelques savants et philo-
sophes, qui voudraient, réservant le nom de règnes aux subdivisions du groupe organique (animaux, végétaux et protistes), appeler du nom de «empires » les divisions plus hautes, corps bruts (empire inorganique), êtres vivants individuels (empire organique), sociétés (empire supra-organique). On le peut, mais à la condition de bien comprendre qu'il y a là simplement des désignations commodes, marquant des’distinctions qu’il est légitime de faire, mais qui sont purement relatives : car entre deux êtres de notre monde, qu'ils soient inorganiques, organiques ou supra-organiques, il ne saurait ÿ avoir discontinuité absolue, absence totale de ressemblance et de relation. Et l’on
doit se rappeler surtout qu'entre le second et le troisième de ces.
empires, l’organique et le supra-organique, il y a, plus encore qu'entre le premier et le second, rencontre sur certains points
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et parallélisme en tous les autres, souvent contact et toujours analogie.
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De l'existence et de la nature de ces relations intimes entre les sociétés et les organismes, que peut-on conclure quant aux rapports qui doivent exister logiquement entre les sciences qui les étudient ?
Evidemment, personne ne songe à soutenir que la science des
sociétés peut être constituée par voie déductive, en prenant, pour bases des raisonnements à faire ainsi, les lois acquises en biologie. Il est clair qu’il faut observer directement les sociétés, en elles-mêmes et pourelles-mêmes, sauf à faire ensuite des rapprochements entre ce que l'on aura trouvé par des voies | parallèles, mais distinctes, dans les deux domaines. Mais procédons par ordre. La biologie peut rendre un triple service à la sociologie : 40 et 2, par son exemple servant de guide analogique, pour la détermination de l'objet à étudier par la science sociale, et pour la constitution de la méthode à suivre ; 30 par les conclusions mêmes auxquelles elle arrive, pour l'interprétation des faits constatés par le sociologue. Passons successivement ces divers pointsen revue.
Sur le premier, nous ne saurions nous appesantir, l'ayant examiné dans un autre travail avec développement. Nous dirons seulement que, à ceux qui demandent encore « ce que la sociologie doit étudier », il suffirait, pour être éclairés, de chercher ce qu’étudie la biologie. Celle-ci se présente sous deux aspects. Science concrète, elle étudie des êtres individuels, ou plutôt des espèces, les êtres de chaque espèce étant supposés tous semblables entre eux ; elle se divise à ce point de vue en botanique descriptive et en zoologie descriptive. Pour remplir sa tâche, elle prend les uns après les autres les divers types, et en chacun d’eux exa-
mine tous les organes, puis toutes les fonctions. Cela fait, elle synthétise les résultals ainsi acquis, en esquisant l'histoire générale de chaque organe et de chaque fonction dans toute la série des êtres vivants. A ce second point de vue, elle est une science abstraite et se divise en anatomie comparée et physiologie comparée. C’est exactement de la même manière que doit procéder la sociologie. Il lui faut étudier d’abord toutes. les sociétés, ou au moins tous les groupes de sociétés, successivement et un à un, en notant dans chacun toules les formes des éléments composants — milieu, races, divisions de la nation, — puis toutes leurs fonctions — économiques, intellectuelles, juridiques, politiques. Cette élude constituera la sociologie concrète ou descriplive. Quand elle sera ache-
vée, on pourra songer à synthétiser, à tracer le tableau
général de chacune de ces formes et fonctions à travers la série des sociétés, à faire l'anatomie comparée et la phy-
siologie comparées des groupes sociaux, à constituer en un
mot la sociologie abstraite et comparée. Les divisions de la:
sociologie correspondent donc point par point à celles de la biologie (1), et l'exemple de celle-ci nous permet de fixer ainsi le contenu de celle-là.
Reste à dire comment la sociologie fera pour parcourir cet immense domaine. Ici encore, la biologie peut lui servir de
1. Voici d’ailleurs le plan complet d’une sociologie intégrale : I, — Sociologie concrète et descriptive :
Sociétés végétales et animales. Origine des sociétés humaines. Sociétés humaines préhistoriques. Sociétés humaines anciennes et actuelles de l'Afrique, de l'Océanie, de l'Amérique, de l'Asie et de l'Europe. | \