LIVRE IV
Des O rga n es accessoires , ou des Modifications des Organes fondamentaux cj^ui les 7'endent propres à- servir de moyens de protection pour les autres Organes y ou à remplir d^autres emplois accessoires»
Dans le premier livre de cet Ouvrage, nous avons décrit les organes élémentaires communs à tous les végétaux, et qui forment leur tissu intime; dans le second, nous nous sommes occupés des organes fondamentaux des plantes, c’est-à-dire de ces organes qui constituent véritablement toute leur charpente, servent à leur nutrition, et pourraient suffire à leur vie entière , lors même que tous les autres n’existeraient pas. Dans le troisième livre, nous avons suivi les nombreuses modifications de ces organes fondamentaux en tant qu’ils se transforment en organes reproducteurs. Il nous reste maintenant à indiquer d’autres modifications des organes fondamentaux, soit de ceux destinés à la nutrition proprement dite, soit de ceux qui semblaient destinés à la reproduction : ces modifications ont pour résultats de les transformer en des
lyG ORGAKES ACCESSOIRES.
organes très-différens de ceux dont ils dérivent pour l’apparence et le rôle qu’ils jouent; ils deviennent, par ces transformations, aptes à des emplois nouveaux, qui se rapportent presque tous ou au soutien, ou à la défense, ou à la protection des organes essentiels destinés à nourrir l’individu, ou à le multiplier. C’est pour indiquer ce moindre degré d’importance, et ce rôle pour ainsi dire subalterne, que je donne collectivement à ces organes le nom àü accessoires. J’en ai déjà fait quelque légère mention , à l’occasion des organes dont ils dérivent; j’ai maintenant à les observer directement, soit quant à leur origine, soit quant à leur forme, soit quant à leur emploi. C’est sous ces divers points-de-vue que je parlerai des piquans, des vrilles et des diverses expansions foliacées, charnues, pétaloïdes ou écailleuses des plantes.
ORGANES ACCESSOIRES