‹ Organographie vegetaleChapitre 3 sur 62 · ORGANES R E P 1\ O D U C T E IT R S · texte numérisé non relu

ORGANES R E P 1\ O D U C T E IT R S

s’établit le long de la nervure dorsale, ou ligne moyenne du dos du carpelle; c’est ce qu’on nomme déhiscence loculi’ eide , parce qu’elle a lieu par le milieu des loges; dans ce cas, on est toujours tenté au premier coup-d’œil (et j’ai moi-même long-temps admis , avec la plupart des botanistes, cette erreur), on, est, dis-je, tenté de prendre pour élémens primitifs du fruit, non pas les carpelles proprement dits, mais les médiastins ^ c’est-à-dire les corps formés par la moitié de deux carpelles soudés ensemble sur leur face rentrante ; c’est dans ce sens, uniquement fondé sur l’apparence, qu’on a appelé valve du fruit la partie externe du médiastin , bien que réellement formée de deux demi-valves , et qu’on a dit qu’elle portait la cloison sur le milieu de sa face interne, quoique cette cloison, réellement double, naisse des deux bords des valves voisines (42)* Cette organisation se trouve dans les liliacées (4^)3 les éricinées, les tiliacées (44)? etc., etc. Elle est, comme la déhiscence septicide , modifiée par l’existence ou nonexistence de l’axe central , et par le degré d’adhérence plus ou moins grand des placentas , soit entre eux , soit avec l’axe. Ainsi dans les iridées , qui ont toutes la déhiscence loculicide, les placentas restent soudés, en formant un faux axe dans le helamcanda (45), tandis qu’ils suivent les cloisons dans la plupart des autres, et notamment dans l’iris.

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