Il en est de pliés en travers deux fois dans leur
longueur, comme dans les crucifères diplécolobées, telles que les Jieliophila (58). '
5. ® On trouve des cotylédons planes, mais roulés l’un sur l’autre en crosse, comme , par exemple, dans les crucifères spirolobées, telles que le bu7iias(Sg).
6. ® Enfin , il en existe de plissés ou chiffonnés irrégulièrement les uns sur les autres-, tels sont ceux des mauves.
Ce genre de caractère ne paraît pas lié d’une manière bien intime avec la symétrie des plantes , puisqu’il est des
(54) DC., Mém. crue., f. 80.
(55) Gærtn. fr. 2 , pl. 127. Catappa.
(56) Ibid. I, pl. 38.
(57) Ibid. , pl. 64.
(58) DC., Mém. crucif. , fig. 84..
(59) Ibid., fig. 82,
110 or. GANT. 5 R K PRODUCTEURS.
familles où l’on trouve réunies plusieurs de ces plicatures diverses de cotylédons : celle des crucifères en particulier en offre cinq sj^stèmes différons.
Les cotylédons sont comme les feuilles, les uns munis de pétioles, les autres sessiles; ceux qui sont pétiolés, et plusieurs de ceux qui sont sessiles, sont .comme articulés à leur base, et tombent quelque temps après la germination : il est cependant des plantes annuelles où ils durent jusqu’à la fleuraison, comme on le voit dans quelques véroniques, quelques galium, etc. Les cotylédons embrassans, ou engaînans, ou même simplement sessiles, sont plus permanens et ne se détruisent qu’en partie. Ceux de plusieurs plantes grasses sont en particulier remarquables par leur permanence; ainsi \evpJiorhia canariensis en offre encore les débris au bout d’un an, et même de deux ans (6o).
On ne connaît encore point d’exemple bien prouvé de cotylédon qui soit muni de stipules à sa base , si ce n’est peut-être le trapa natans (6i), où les filets géminés et ascendans qu’on observe vers le bas de sa tige , et jusqu’à l’origine des cotylédons, paraissent être de vraies stipules.
.Les feuilles primordiales, qu’on voit quelquefois toutes développées dans la graine avec les cotylédons, comme dans le haricot (62), ou qui se développent immédiatement après ceux-ci, sont toujours d’une nature analogue aux vraies feuilles de la plante; mais elles en diffèrent souvent, i.o par la forme; ainsi celles du haricot sont simples
(60) Voy. pi 4‘‘^> 1* 4-
(Gi) Voy. pl. 55. ssss. •
(63) Malp. opcr. , ccl. in-4.°, pari. 2,f. 2. aa.
ORGANES REPRODUC tEURS. îil
et en forme de cœur, au-lieu d’être trifoliolées et à folioles ovoïdes : il est rare cependant que les différences aillent jusqu’à ce point; 2.° par la grandeur qui est ordinairement moindre; 3.® par la position qui, dans les dicotylédones, est ou opposée, ou près d’être opposée (63), même parmi les espèces dont les feuilles deviendront alternes à l’àge adulte; tantôt le changement a lieu subitement, comme dans le haricot qui a les deux premières feuilles opposées et toutes les autres alternes; tantôt il a lieu graduellement, de manière à montrer que la situation alterne est une simple dégénération due au mode de développement; le contraire a lieu dans les monocotylédones qui ont leurs feuilles primordiales alternes. Il résulte de cette circonstance que, lorsqu’on voit une plante dont les feuilles inférieures sont opposées, on peut être presque sûr qu’elle appartient aux dicotylédones , et que si l’on en trouve une qui ait les feuilles inférieures alternes , on a une grande probabilité qu’elle est monocotylédone.
On peut prendre une idée générale des principaux degrés de complication des embryons des végétaux vasculaires, en jetant les yeux sur la pl. 36 de l’Iconographie de M. Turpin.
(63) Voy. pl. 5o, f. 2.