Chapitre I
Principes fondamentaux de la méthode homéopathique.
Le tableau suivant des principes élémentaires de l'homéopathie a été fidèlement extrait de l’Organon même ainsi que de quelques dissertations de Hahnemann qui se trouvent dans sa Matière médicale pure !). Il n’y entre rien du mien; je ne suis qu'un simple rapporteur.
TJ. Guerir une maladie, c’est rétablir la santé de la manière la plus certaine, la plus douce, la plus rapide, la plus parfaite et la plus durable.
J]. Le procédé curatif se réduit à trois fonctions essentielles : |
a) d’investiger l’objet de la guérison, c. à d. la maladie ;
b) de trouver les instrumens qui doivent opérer cette guérison, c. à d. les médicamens convenables ;
c) et d'employer ces instrumens de manière que la santé’ s’ensuive,
1) Voyez: Hahnemanni Materia medica pura, Vol. I. pag. 9 — 68. — Ibidem, p. 116 et 117. — Ibidem, p. 256. E%* >
III. L'objet de la guérison que le médecin doit avoir devant les yeux et sur lequel il doit diriger son traitement médical, ne consiste pas dans les changemens imperceptibles que la maladie a produits dans l'intérieur occulte de lV’organisme ; car l'oeil du mortel ne saurait jamais les reconnaitre, et l'esprit spéculatif s’egare ici dans de vaines conjectures. Le véritable objet de guérison pour l'artiste médical ne se trouve que dans les changemens perceptibles opérés par la maladie, c. à d. dans les souffrances, accidens, signes, en un mot dans la totalité des symptômes, soit de ceux qui consistent en sensations, douleurs etc., et qui par conséquent ne sont aperçus que par le malade luimême, soit de ceux qui se manifestent aussi à d’autres personnes.
IV. Le changement occulte dans l’intérieur du corps et le changement perceptible qui se manifeste dans les symptômes, sont les deux parties constitutives et intimement liées de la même altération de l’organisme que nous nommons maladie. L'une ne saurait naître et exister sans l’autre, et l’une s’evanouit avec l’autre. Or, le traitement curatif ayant fait disparaitre d'une manière durable la totalité des symptômes, le désordre imperceptible dans l'intérieur de l'organisme a été anéanti en même temps.
V. Le médecin recherchera cependant toujours, sil n'existe pas une cause occasionnelle qui engendre et nourrit le mal; car c’est elle qu'il faut écarter avant tout. Il s’informera de même, si la maladie ne repose pas sur une infection antérieure d’un miasme chronique; car c'est elle qu'il faut alors combattre comme la cause primitive du mal.