Chapitre I
Du choix des remèdes, et des égards quil faut avoir aux diversités des maladies.
L. troisième partie de la tâche du médecin consiste à employer de la manière la plus convenable les médicamens, (dont on a trouvé les effets purs par des essais sur des hommes sains), pour opérer la guérison homéopathique des maladies.
Celui de ces médicamens examinés, dont les symptömes ont la plus grande ressemblance avec la totalité des symptômes de la maladie en question, doit être le remède homéopathique le plus convenable et le plus certain contre celle-ci; on a trouvé en lui le remède spécifique de cette maladie.
Un médicament qui a la faculté et la tendance de produire une maladie artificielle très-semblable à la maladie naturelle à guérir, et qui a été donné au malade en dose bien proportionnée, affecte, en influant sur l'organisme, justement les parties qui souffraient jusqu'alors de la maladie et excite en elles les souffrances, accidens et phénomènes analogues qu'il peut produire de son chef, Or la maladie artificielle ou medicinale, à cause de sa grande ressemblance et de sa force prépondérante, occupe de préférence la place de la maladie naturelle, de facon que l'organisme ne souffre plus dès lors de la dernière; la puissance dynamique et immatérielle de la souffrance primitive a cessé d'exister, dès qu’elle a été surpassée et vaincue par la puissance dynamique et immatérielle du médicament. Mais le remède ayant été donné en très-petite dose, cette souffrance artificielle disparait bientôt, comme toute maladie médicinale modérée qui se trouve vaincue par l’énergie de la faculté vitale.
Si le médicament homéopathique est employé de la manière nécessaire, une maladie aiguë, quelque maligne et quelque riche en souffrances quelle soit, passe dans quelques heures, si elle est récente, et dans quelques jours, si elle a déjà une plus longue existence. Tous les vestiges de mal-etre disparaissent, on ne s’apercoit presque pas à la maladie artificielle produite par le remède, et la santé se rétablit dans des passages rapides, quoiqu'insensibles. Pour ce qui est des cachexies chroniques, et surtout de celles qui sont d’une nature compliquée, elles demandent un traitement plus long.
Si quelqu'un se plaint au médecin d’une ou de deux incommodites insignifiantes, dont il ne s’est apercu que depuis peu, le médecin ne doit pas regarder ceci comme une maladie parfaite, qui. ait besoin d’un secours médicinal. Un petit changement dans la diète suffit ordinairement pour dissiper une si faible indisposition.
‘Mais si ce peu d’incommodités, dont le malade se plaint, sont des souffrances violentes, le médecin, en faisant des recherches plus exactes, trouvera pour l'ordinaire encore plusieurs autres accidens de moindre conséquence, qui lui offriront une image complète de la maladie.
Plus la maladie aiguë est forte, plus les symptömes, qui la composent, sont pour l'ordinaire fréquens et marquans. Mais alors il est aussi d'autant plus facile de trouver un remède convenable, pourvu quil y ait un assez grand nombre de médicamens, connus d'après leurs effets purs et positifs, parmi lesquels on puisse choisir. Car parmi les séries des symptômes de beaucoup de médicamens il n’est pas difficile d’en trouver un, qui contienne de tels élémens de maladie dont on puisse composer une maladie artificielle trèssemblable à la totalité des symptômes de la maladie naturelle en question. Or, c’est justement ce médicament qui est le remède désirable.
Sands
En faisant cette recherche d’un remède homéopathique spécifique, c. à d. en faisant cette comparaison de l’ensemble des signes de la maladie naturelle avec
. les series des symptômes de differens medicamens, pour trouver parmi eux une puissance morbifique artificielle, qui soit analogue et semblable au mal en question, il faut envisager particulièrement et presque uniquement les symptômes frappans, singuliers, extraordinaires et caractéristiques; car c'est surtout à ceux-ci que doivent répondre des symptômes très - semblables dans la serie des symptômes du médicament, si celui-ci doit être le remède le plus convenable pour opérer la guérison. Les symptômes généraux et indéfinis au contraire, comme le manque d’appétit, le mal de tete, la langueur, le sommeil inquiet, le mal-aise etc. etc., ne méritent que peu d’attention, s'ils ne sont pas caractérisés de plus pres; car presque toutes les maladies et presque tous les médicamens produisent de pareils symptômes généraux. Su HS.
Or, si l’image de la maladie artificielle, qu’on a composée de plusieurs symptômes d’un certain medicament qui parait être le plus convenable, contient dans le plus grand nombre et dans la plus grande ressemblance ces signes marquans, singuliers, extraordipaires et caractéristiques qui se trouvent dans le tableau de la maladie naturelle, ce médicament sera aussi en effet le remède le plus homéopathique et le plus spécifique pour cet état de maladie. Une maladie qui n’a pas duré longtemps, est alors ancanlie pour l'ordinaire par la première dose, sans quil en résulte d'importantes incommodités.
Jai dit: sans dimportantesincommodites;
car, quand le remede susdit opère sur le corps, ce ne
sont que les symptômes analogues à ceux de la souffrance primitive, qui soient en activité, en occupant la place de ceux-ci dans l'organisme, en les surmontant et en les anéantissant par leur prépondérance. Les autres symptômes (souvent nombreux) du médicament homéopathique, qui ne répondent pas à la maladie en question, ne se montrent presque pas du tout, et le malade va mieux d'heure en heure. La cause en est, que la dose medicinale, devant être extrêmement petite dans l'application homéopathique, est trop faible pour manifester ses effets non-homéopathiques dans les parties du corps qui sont exemptes de la maladie. Mais elle produit bien ses effets homéopathiques dans les parties qui sont déjà extrêmement irritées et excitées par les souffrances semblables que produit la maladie naturelle; et c’est ainsi, qu’en supposant dans ces parties une affection médicinale plus forte à la place de la maladie primitive, on parvient à effacer et à détruire cette dernière, $. 150.
Cependant il n’y a aucun remède homéopathique, quelque convenable qu'il fût, qui, (surtout quand il n'aurait pas été donné dans une dose assez diminuée), ne produise durant son effet une seule petite incommodité nouvelle sur des malades très-irritables et tres-sensibles. Car il est presque impossible, que le médicament couvre aussi exactement par ses symptômes ceux de la maladie, comme se couvrent deux triangles qui ont des côtés et des angles égaux. Mais ces altérations insignifiantes (en cas favorable) sont suffisamment applanies par la propre énergie de l’organisme, et des malades qui ne sont pas excessivement délicats ne s'en apercoivent pas même; le rétablisse-
ment de la santé avance néanmoins vers sa fin, s’il n'est pas empêché par des choses médicinales hétérogènes qui influent sur le malade, ou par des fautes qu'il commet dans sa diète, ou par des passions auxquelles il se livre.
Quoiqu'il soit certain d’un côté, qu’un remède homéopathique, étant bien choisi et administré en petite dose, anéantit tranquillement la maladie sans exercer ceux de ses effets qui ne sont pas analogues au cas present, c. à d. sans causer de nouvelles incommodités importantes, il est pourtant vrai de l’autre côté, que chaque pareil remède produit dans la première heure, ou dans les premières heures un état un peu empiré ‘), qui a tant de ressemblance avec la maladie naturelle, que le malade le prend pour une augmentation de cette dernière, Mais ce n'est en effet autre chose qu'une maladie médicinale surpassant un peu en force le mal primitif qui lui est extrêmement semblable.
1) Quand la dose a été un peu trop grande, Paggravement homéopathique dure plusieurs heures.
Cette petite augmentation homéopathique du mal dans les premières heures (un heureux présage qu'une maladie aiguë sera bientôt guérie et pour l'ordinaire déjà par la première dose) est dans la règle. Car la maladie médicinale doit être naturellement plus forte que le mal à guérir, si celui-ci doit être surmonté et anéanti par elle; comme aussi une maladie naturelle ne peut en détruire une autre qui lui est semblable, que quand elle est plus forte que celle-ci, ($. 38 jusqu’à 41.)
Plus la dose du remède homéopathique a été petite, plus l’apparente augmentation de la maladie dans les premières heures sera faible et courte.
Mais, comme il est presque impossible qu’un remede homéopathique puisse jamais être préparé en trop petite dose pour ne pas pouvoir amender, surmonter et guérir parfaitement la maladie analogue, (voyez la Note du $. 2148), on concoit facilement pourquoi une dose d’un tel médicament, quand elle n’a pas été la plus petite possible, puisse encore occasionner dans la. premiere heure un aggravement homeopathique sensible !).
1) Cette prépondérance des symptômes du médicament sur les symptômes analogues de la maladie, qui ressemble à une augmentation de celle-ci, a aussi été remarquée par d’autres médecins, quand le hazard leur a fourni parfois un remède homéopathique. Quand le galeux, après avoir pris du soufre, se plaint de l’augmentation de son exanthème, le médecin, qui n’en sait pas la cause, le console en lassurant que la gale doit d’abord sortir tout-à-fait, avant qu’elle ne puisse guérir; mais il ignore que cet exanthème, qui semble être une augmentation de la gale, provient du soufre. — Leroy, (voy. Heilkunde für Mütter, p. 406) nous assure: „Que „la pensée a fait empirer au commencement un exan- „theme au visage, qu’elle a guéri dans la suite.” Mais il ignorait, que cet aggravement apparent du mal provenait seulement de la trop grande dose du medicament, qui dans ce cas se trouvait homéopathique. — Lysons (voyez Med. transact., vol. II, London 1772) nous dit: „Que l’écorce de l’orme »guerit le plus certainement ceux des exenthèmes qu’elle fait „augmenter au commencement.” S'il n'avait pas administré ce médicament, qui était ici un remède homéopathique, dans des doses si énormes, comme on a coutume de les donner en pratiquaut l'art médical allopathique, mais dans des do-
ses extrêmement petites, comme les demande la méthode homéopathique, il aurait guéri les maladies susdites sans causer aucun aggravement du mal, ou du moins cet aggravement aurait été très-insignifiant. |
Si dans les paragraphes antécédens j'ai fixé l’augmentation apparente du mal, c. à d. l'effet primitif sensible du remède homeopathique, à une ou quelques heures après l’avalement de la dose, ceci est très-vrai par rapport aux maladies aiguës et récemment nées !). Mais quand des médicamens d’une efficacité longue et continue ont à vaincre une cachexie, chronique et invétérée, il se montre pendant six, huit à dix jours de suite, mais par intervalles, de pareils effets primitifs du médicament qui semblent être des augmentations de tel ou tel. symptôme du mal primitif, et qui durent une ou quelques heures, tandis que dans les heures intermédiaires il se manifeste un amendement de l’état total du malade. Cet espace de temps étant écoulé, le remède opère encore pendant plusieurs jours un amendement non-troublé par des effets primitifs, action qu'il faut lui laisser tranquillement achever avant que de procéder à une nouvelle attaque.
1) Ainsi que d’un côté les médicamens, même ceux qui ont la plus longue efficacité, achèvent leur action en peu de temps dans les maladies aiguës, et le plus vîte dans les maladies très-aiguës, ainsi de l’autre côté l’action des médicamens se prolonge dans les maladies chroniques (qui dérivent du miasme psorique); de là vient, que les remèdes antipsoriques ne manifestent souvent aucun aggravement durant les premières heures, mais qu'ils développent bien leurs effets primitifs plus tard, dans des accès réitérés de quelques heures,
pendant les premiers huit à dix jours.
Le nombre des médicamens examinés d’après leurs effets véritables et purs étant encore limité, il arrive quelquefois, que les symptômes de la maladie à guérir ne se trouvent contenus qu’en partie dans la série des symptômes du médicament qui paraît encore être le plus convenable, et qu'il faut donc employer ce remède imparfait au défaut d’un autre plus spécifique.
Dans ce cas on ne peut s'attendre, que ce medicament guérisse le malade parfaitement et sans aucune incommodité. Car un tel remède, n'étant pas tout-àfait convenable au cas présent, produit toujours quelques symptômes qui n’existaient pas auparavant, c. à d. quelques effets médicinaux hétérogènes. Il est vrai, que cela n'empêche pas qu’une partie considérable du mal, c à d. celle qui ressemblait aux symptômes médicinaux, ne soit anéantie et qu'il n'en résulte un bon commencement de guérison; mais cette opération ne se fait pas sans que le malade ne souffre des maux accessoirs susdits.
Cependant le petit nombre des symptômes homéopathiques que produit le médicament, ne nuit jamais à la guérison, quand ces symptômes répondent pour la plupart aux symptômes extraordinaires, marquans et caractéristiques de la maladie en question; la guérison s'ensuit alors rapidement et sans incommodites.
Mais quand les effets primitifs du médicament
n'en contiennent aucun qui ressemble aux symptö-
mes caractéristiques de la maladie, et qu'ils ne répondent à cette dernière que par rapport aux signes généraux et indéfinis, comme le mal de coeur, la langueur, le mal de tête, etc. etc., le médecin ne doit pas attendre d’un tel remède imparfait un succès im-
médiatement favorable.
Cependant le cas susdit est tres-rare, et, quand il a lieu, ses inconveniens diminuent lorsqu’on peut choisir pour second médicament un autre dont les symptômes ressemblent davantage à ceux de la maladie.
Si l’usage de ce remède imparfaitement homéopathique cause des souffrances accessoires de quelque importance, on ne permet pas dans les maladies aiguës que la première dose finisse entièrement son effet; mais on examine de nouveau l’état de la maladie sous sa modification actuelle, et l’on s’en forme une image dans laquelle on joint le reste des symptômes originaires aux symptômes récemment nés.
Alors on pourra trouver plus facilement un remède analogue, dont le premier usage diminuera déjà la maladie, soit aussi qu'il ne puisse pas la détruire tout-à-fait. Et c’est ainsi que l’on continuera d’examiner toujours de nouveau l’état de la maladie, quand même le médicament ne suffirait pas au rétablissement de la santé, et que l’on choisira chaque fois un nouveau remede homéopathique, jusqu'à ce qu'on ait atteint son but, c. à d. de rendre au malade la pleine jouissance de la santé.
Il peut arriver, qu'en examinant pour la première fois une maladie et qu’en faisant le premier choix du remède, on trouve que la totalité des symptômes n’est pas suffisamment couverte par les élémens morbifiques d’un seul médicament, (vu que le nombre des remédes examinés d’après leurs effets purs est encore insuffisant), mais que deux remèdes se disputent la convenance au cas présent, l’un étant homéopathique pour telle partie des symptômes de la maladie, l’autre létant davantage pour telle autre. (Cependant il n’est pas proposable d'employer l’un après l’autre sans avoir examiné auparavant l’état de la maladie, ni de les employer tous les deux à la fois Car pour ce qui est du premier cas, personne ne peut prévoir au juste, comment la maladie sera changée par le médicament que l’on aura employé le premier, et dans le second cas il est impossible de savoir, comment l’un des deux médicamens empechera et modifiera l'effet de l’autre. ($. 271, 272.)
Il vaut bien mieux de donner ici premièrement celui de ces deux remèdes imparfaitement homéopathiques, qui parait mériter la préférence sur l’autre. Il pourra diminuer la maladie en partie, mais il produira aussi de nouveaux symptômes.
Dans ce cas les principes de la méthode homéopathique ne permettent pas de donner au malade une seconde dose du même médicament. Mais il n’est pas non plus permis d'employer l’autre médicament que l'on avait trouvé convenable à l’autre partie des sym-
an.
ptömes lors de la premiere indication, sans avoir auparavant examiné de nouveau les symptômes de la maladie dans la modification produite par le remede précédent.
Au contraire, il faut que la totalité des symptômes restans soit recherchée de nouveau, (comme cela doit toujours se faire, quand un changement a eu lieu dans l’état de la maladie), et que l’on choisisse ensuite un remède aussi convenable que possible à létat actuel du mal, sans se laisser guider par une prédilection pour le médicament qui paraissait au commencement le plus convenable après le premier.
Il n'arrive pas souvent, que cet autre remède soit encore convenable à présent. Mais quand après avoir examiné de nouveau l’état de la maladie, on trouve effectivement que ce remède offre encore actuellement la plus grande similitude des symptômes, ou du moins qu'il réponde tout aussi bien à la maladie qu'un autre médicament quelconque, il mérite d'autant plus la préférence.
Dans les maladies chroniques non - vénériennes, qui sont d’origine psorique, il faut souvent employer successivement plusieurs remedes antipsoriques pour operer la guerison. Le principe du choix est le meme, c. à d. qu'il faut toujours examiner de nouveau le tableau des symptômes de la maladie, après que le médicament a fini son effet, et qu'il faut trouver un autre remède qui soit aussi homéopathique que possible pour le groupe des symptômes restans. Il n’y a que
peu de médicamens antipsoriques, qu’on puisse répéter avec utilité (Voyez mon ouvrage sur les maladies chroniques, vol. I.)
Une difficulté semblable dans la guérison nait du trop petit nombre des symptômes de la maladie, circonstance qui mérite d’être soigneusement considérée. Car en écartant cet inconvénient, nous avons levé presque toutes les difficultés qui, outre la pénurie de médicamens homéopathiques examinés, peuvent s'opposer à la plus parfaite de toutes les méthodes de guérir.
Maladies partielles.
Il y a certaines maladies qui semblent avoir peu de symptômes et qui sont donc plus difficiles à guérir. On peut les ‚nommer maladies partielles, parce qu’elles n’ont qu'un ou deux symptômes principaux marquans, qui masquent presque tous les autres. Ces maladies sont pour la plupart chroniques.
Leur symptöme principal peut consister ou en un mal intérieur, (p. ex. en un mal de tete de plusieurs anndes, une ancienne diarrhee, une cardialgie invétérée), ou en un mal qui se manifeste plus à l’exterieur. Les maladies de la derniere espece- sont nommees preferablement maladies locales.
Quant aux maladies partielles de la première espêce, le manque d'attention de la part du médecin est quelquefois la seule cause qui l'empêche d’epier les autres symptômes qui pourraient lui compléter le tableau de la maladie.
Il y a cependant quelques maladies qui, malgré l'examen soigneux que l’on en a fait au commencement, ne laissent apercevoir qu'une couple de symptômes forts et violens, tandis que les autres ne peuvent être remarques qu'indistinctement.
Pour pouvoir traiter avec succès de pareils cas, (qui cependant sont très-rares), il faut choisir d’abord un médicament aussi homéopathique que possible pour le peu de symptômes que l’on a trouvés.
Il arrivera bien alors quelquefois, que ce médicament produira la maladie artificielle propre à détruire la maladie naturelle en question, et cela sera d'autant plus possible, si le peu de symptômes de cette dernière sont marquans, définis et extraordinaires (caractéristiques).
Mais un cas plus fréquent sera, que le medicament ne conviendra qu'en partie à la maladie, parce que le choix n’aura pas été guidé par une pluralité de symptômes,
Serres
Or, ce médicament, (qui a été choisi aussi bien que possible, mais qui pourtant à cause de la raison mentionnée n'est qu'imparfaitement homéopathique), excitera des maux accessoires, ainsi que cela arrive aussi dans le cas dont nous avons parlé précédemment, (8. 156 et suivans), où la pénurie de remèdes homéopathiques a rendu le choix imparfait Ce médicament produira donc plusieurs nouveaux symptômes qui lui sont propres, Mais ces symptômes sont aussi des
souffrances et accidens propres à la maladie elle-même, dont le malade ne s'était pas du tout apercu jusqu’alors, ou du moins pas clairement, et qui se développent à présent à un plus haut degré.
On m’objectera peut-être, que ces incommodités accessoires doivent être mises uniquement sur le compte du médicament. Oui, elles en proviennent !); mais elles sont néanmoins des symptômes pour lesquels une telle maladie dans un tel corps avait déjà une inclination particulière, et que le médicament, comme créateur de maux semblables, a seulement fait éclorre. En un mot il faut regarder la totalité des symptômes qui se montrent à présent, comme propre à la maladie même et comme son véritable état actuel qu'il faut aussi traiter sous ce point de vue.
1) Excepté si une faute importante dans la diète, une passion violente, ou quelque développement impétueux dans l'organisme, p. ex. l’éruption ou laccomplissement des règles, la conception, l'accouchement, etc. etc. en ont été la cause.