‹ Organon de l'art de guérirChapitre 48 sur 52 · SL · texte numérisé non relu

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C'est ainsi que le choix du premier remède, qui à cause du trop petit nombre des symptômes perceptibles devait presque être imparfait, nous rend pourtant le service de nous compléter l’ensemble des symptömes de la maladie, et nous facilite de cette facon la recherche d’un second remède homéopathique plus convenable.

Or, après que la premiere dose du premier médicament a fini son effet, il faut de nouveau mettre par écrit l'état actuel de la maladie, (à moins que la

violence des symptômes récemment nés ne demande des secours très-prompts), et il faut choisir d’après ceci un nouveau remède homéopathique qui lui soit justement analogue. Cela sera aussi d'autant plus facile que le groupe des symptômes est devenu plus nombreux et plus complet ').

1) Chez un malade qui a des symptômes tout-à-fait indistincts, et qui se porte néanmoins très-mal, de façon qu'il faille attribuer la cause de cet état à l’engourdissement de la sensibilité des nerfs, qui ne permet pas que le malade s’apercoive clairement de ses douleurs et de ses incommodités, (état très-rare dans les maladies chroniques, mais assez fréquent dans les maladies aiguës), le suc de pavots enlève cet engourdissement du sentiment, et les symptômes de la maladie se montrent alors clairement dans la réaction de l’organisme.

C’est ainsi que l’on continuera toujours de noter de nouveau l’état de la maladie après la fin de l’effet de chaque dose, et que l'on choisira de nouveau un remède homéopathique aussi convenable que possible pour le groupe des symptômes que l’on aura trouvé, jusqu'à ce quenfin le malade soit tout-à-fait guéri.

St 182.

Maladies nommées locales.

Parmi les maladies partielles, celles que l’on nomme maladies locales occupent une place importante. On entend par là des changemens et des souffrances à des parties extérieures du corps, qui, comme on l'enseigne, affectent exclusivement ces parties, sans que le reste du corps y prenne part, proposition théorique absurde, qui à entrainé les cures les plus pernicieuses.

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Ceux de ces maux nommés locaux qui proviennent récemment d’une blessure extérieure, semblent être les seuls qui puissent mériter ce nom. Cependant, quand ces maux sont de quelque importance, ils font souffrir simultanément l'organisme entier; il en résulte des fievres, etc. etc. Il appartient à la chirurgie de s'occuper de ces maux en tant quil faut porter à ces parties des secours mécaniques, pour anéantir les obstacles de la guérison qu'on ne saurait attendre que de la force propre de l'organisme. De tels secours mécaniques sont p. ex. les remboitemens des os disloqués, les ligatures pour unir les levres d’une plaie, l'extraction de corps étrangers qui ont pénétré dans une partie de l'organisme, l’ouverture d’une cavité du corps, soit pour enlever une substance onéreuse, soit pour procurer une issue aux émanations de quelques humeurs extravasées ou rassemblées dans cet endroit, le rapprochement et la réunion de deux fragmens d'un os cassé et leur raffermissement par des bandages convenables, etc. Mais quand, à l’occasion de telles blessures, l’organisme entier demande aussi des secours dynamiques, pour être mis en état d'opérer la guérison, p. ex. quand il faut anéantir par un remède intérieur une fièvre violente, provenant d’une grande meurtrissure, ou de dilacerations de la chair, ou de dechiremens des tendons et des vaisseaux, ou bien quand il faut enlever la douleur extérieure à quelques parties brülées ou corrodées, c’est alors que commence l'emploi du médecin dynamique et que le secours homéopathique devient nécessaire.

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