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Mais il en est bien autrement de la naissance de tels maux, de tels changemens et de telles souffrances aux parties extérieures qui n’ont pas pour cause une blessure provenue du dehors '); elles ont leur source dans une souffrance intérieure. Il était donc aussi absurde que pernicieux de faire passer ces maladies pour des maux uniquement locaux, et de les traiter exclusivement ou du moins presque exclusivement avec des remèdes topiques et extérieurs, comme si c'étaient des objets d’un traitement chirurgique.
1) Quelquefois une blessure insignifiante ne fait que donner la dernière impulsion au développement de pareilles maladies.
On nommait ces maladies des maux locaux, parce que l’on croyait qu’elles étaient fixées à ces parties extérieures où elles se montraient, et que l'organisme n'avait que peu ou aucune part à ces souffrances, comme s’il ignorait, pour ainsi dire, leur existence.
Néanmoins il est très-évident, en faisant un peu de réflexion, qu'aucun mal extérieur, qui n’a pas été occasionné par une blessure importante du dehors, ne peut naître, ni demeurer à sa place, ni empirer, sans que l’organisme entier, qui par conséquent doit être malade, n’y coopère. Ce mal ne pourrait pas du tout paraitre, sans que toutes les parties sensibles et irritables et tous les organes animes du corps n’y prissent part; oui, la naissance d’un
tel mal n’est pas même imaginable, sans avoir été occasionnée par une altération de l’organisme entier; tant les parties du corps sont toutes intimement liées et forment un ensemble inséparable par rapport aux sensations et aux fonctions. Il ne peut exister ni un exanthème aux lèvres, ni un panaris, sans que l’homme ne souffre d’un mal-être intérieur précédent et simultané.