CHAPITRE XIV
J JE lendemain malin, Elisabeth ecrivoit à Jane, pendant que Mistriss Collins et Marie etoîent allées au village pour quelques aflaires , lorsqu'un coup frappé à la porte, signe certain d'une \isite , la fît tressaillir ; quoiqu'elle n'eût point entendu de voilure , elle pensa qu'il e'toit cependant possible que ce fût Lady Catherine : elle cachoit sa lettré à moitié faite , pour éviter ses imper»
tînentes questions , lorsque la porte en s'ouvrant laissa voir Mr. Darcy.
Il parut fort surpris de la voir seule , lui fit mille excuses d'être entre', en rassurant qu'il avoir cru trouver aussi les autres dames avec elle.
Il s'assit cependant , et lorsqu'elle
CTRGUEIL ET PRÉJUGK. I7I
lui ent demandé des nouvelles deshabitans de Rosing, n'ayant plus rien à dire, elle eut la crainte de tomber dans un silence parfait. ÏI étoit cependant absolument nécessaire de parler , et dans son embarras , se souvenant que la dernière fois qu'elle l'a voit vu, c'étoit dans le Hertfordsbire , elle éprouva une vive curiosité de savoir comment il expliqueroit le départ pre'cipùé des habita us de Netherfield.
Vous avez quille Neiïierfield bien prompiement î'amomne dentier, lui ditelle. Mr. Bingîey aura été agréablement surpris de vous voir arriver à Londres si peu de temps après lui 5 car, si je m'en souviens bien, son départ n'a précédé le vôtre que d'un seul jour. J'espère que ses sœurs et lui étaient en bonne santé' lorsque vous avez quitté Londres?
— Parfaitement, je vous remercie.
Elle vit qu'elle n'obiiendroit pas de