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de toute sa famille avec un détail minutieux, poussée ensuite par un léger mouvement de curiosité, se contenta de se retirer dans une embrasure de fenêtre pour avoir ftftr de ne rien entendre. Misiriss Bennet, commença alors dVne voix plaintive cet entretien, dans lequel elle comptoit engager Mr.
Collins à persévérer dans ses projets, — Oh! Monsieur Collins J
Ma chère Madame» dit-il, gardons le silence sur ce sujet. Loin de moi poursuivit- il, d'un ton qui peignoit tout son déplaisir $ loin de moi tout ressentiment de la conduite de votre fille. La résignation dans les maux inévitables, est le devoir de tons, maïs particulièrement d'un homme qui a été aussi heureux que moi et qui joui d'un avancement aussi prématuré; je suis
je le crois! peut-être cette
résigne ,
résignation, Tom. IL
est- elle augmentée par
GItGUElL TE PREJUGE.
le doute qui s'est élevé clans mon esprit sur le degré de bonheur que j 'a mois pu goûter, si ma belle Cousine, m'eût fait l'honneur de m 'accorder sa main; j'ai souvent observé que la résignation n'est jamais si parfaite que lorsque le bien qui nous est refuse commence à perdre un peu de son prix à nos veux; ainsi j'espère, ma chère Madame, que vous ne trouverez pas qne je manque au respect que je dois à votre famille, en renonçant à mes prétentions à la main de votre fille avant d'avoir fait aucune démarche , auprès de «tous et de Mr. Bennet , pour vous demander d'interposer votre autorité en ma faveur. Je crains qu'on ne me blâme , pour avoir accepté mon congé de la bouche de votre fille plutôt que de la vôtre; mais nous sommes tous sujets à l'erreur. J'ai certainement beaucoup pensé à. celte affaire. Mou
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ORGUEIÎi ET PRÉJUGE.
but eloit d'avoir une aimable compagne, en ayant égard à toutes les considérations dues au plus grand bien de votre famille. Si ma conduite a été le moins du monde repréhensible ? je demande aci à vous en faire mes excuses.
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