‹ Orgueil et Préjugé, Volume 4Chapitre 16 sur 21 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

1 eu de jours après la visite de T.a<iy Catherine, Mr. Darcv loin de s'excuse?

auprès de son ami , comme le craiguoit Elisabeth, revint à Néiheifield. Monteur Bingley l'amena un matin à Longbourgn. Mislriss Bennet n'avoil pas en«core eu le temps de dire à Mr. Daicy que sa tante étoit venue leur fane visite. ^ fe>rsque Bingley proposa une p»omenade. Mistri.'-s Bennet n'avOit poinl l'habitude de marcher, et Mary ne vouloil pas perdre son temps j ainsi les cinq antres par tuent ensemble. Bingley et Jane, lesièienl bientôt en arrière, comme à l'ordmaiie, tandis qu'Elisabeth et Kitty furent en avant avec Mr. Dafcy. La conversation étoil peu animée, Kitty a>oit trop peur

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de lui , pour oser pat 1er, Elisabeth médit oit. en secret une résolution désespérée, et peut-être la même idée occupoitelle Darcy.

Ifs dirigèrent leur promenade du côté de Lncas-Lodge ; Kitty vouioit aller ■voir Maria , Elisabeth ne voyoil aucune nécessité d'^ aller aussi. Alois Kitty les qniita, et sa sœur continua cou rage ttsernent sa promenade avec Mr. Darcy.

C'étoit le moment d'exécuter sa te'ïoluiion . pendant qu'elle en à voit la force.

— Vous me trouverez peut-être, dii-e!Je, une personne bien égoïste si duislebiii de soulager mes propies sentimens, je ne crains pas de blesser les ■vôtres ; mais je ne puis m'empêches plus long- temps de vous remercier de la boné sans exemple que vous avez eue pour ma pauvre sœur. Depuis rjufe j'en ai e'té instruite, j'ai désiié ardemment pou»

>oir vous exprimer combien j'en ai et^

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touchée ! Si le reste de ma famille le savoit , je ne serois pas la seule à vous en témoigner de la reconnoissance.

— Je suis fâché, extrêmement fâche', dit Darcy d'un air surpris et ému, que tous ayez ëlé instruite d'une chose, qui pouvoit peut-être, quoique bien à tort, vous donner quelque embarras,. . Je ne croyois pas qu'on dût avoir si peu de confiance en Mistrics GaroSner.

— Vous ne devez pas blâmer ma tante, reprit Elisabeth , lViourderie de Lydie a trahi la part que vous avez prise à ce qui la concernoit , et vraiment je ne pouvoisêtre tranquille jusqu'à ce que j'en connusse tous les de'tails. Pei mettez-moi de \ons remet cier encore au nom de tonte ma famille, de la généreuse compassion qui vous a porte' à pi» mire tant «le peine, à suppôt ter tant de mortifications et à faire tant de sacifices, pour des êtres qui vous éioiem si étrangers !

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