CLAIR DE LUNE
Per amiea silénha lunœ.
— Yz&axi.B. —
La lune était sereine et jouait sur les flots. La fenêtre enfin libre est ouverte à la brise ; La sultane regarde , et la mer qui se brise , Là-bas, d*un flot d'argent brode les noirs îlots.
De ses doigts en vibrant s*échappe la guitare. Elle écoute..^, un bruit sourd frappe les sourds échos. Est-ce un lourd vaisseau turc qui vient des eaux deCos, Battant T Archipel grec de sa rame tartare?
Sont-ce des cormorans qui plongent tour à tour, £t coupent Feau , qui roule en perles sur leur aile ?
68 LES 01IX1ITAI.BS.
Est-ce un djinn qui là-haut siffle d*une voix grêle , Et jette dans la mer les créneaux de la tour?
Qui trouble ainsi les flots près du sérail des femmes? —
Ni le noir cormoran , sur la vague bercé;
Ki les pierres du mur ; ni le bruit cadencé
D'un lourd vaisseau rampant sur Tonde avec des rames.
Ce sont des sacs pesans , d'où partent des sanglots. On verrait, en soudant la mer qui les promène , Se mouvoir dans leurs flancs comme une forme humaine. . La 10ne était sereine et jouait sur les flots.
StfUmhtt xSaft.