LA VILLE PRISE
Feu, fca, sang, «.ng ^t rainej
La flamme par ton ordre, ô roi, luit et dévore. De ton peuple en grondant eUe étouffe les cris • Et, rougissant les toits comme une sombre aurore Semble en son vol joyeux danser sur leurs débris. '
Le meurtre aux mflle bras comme un géant se lève • Les palais embrasés se changent en tombeaux • ' Pères , femmes , époux, tout tombe sous le ekivp Autour de la cité s'appellent les corbeaux.
Les mères ont frémi ! les vierges palpitantes O calife! ont pleuré leurs jeunes ans flA*^-. '
jeunes ans flétris-
112 LIS ORISIITALBS.
£t les coursiers fougueux ont traiué hors des tentes Leurs corps yiyans , de coups et de baisers meurtris !
Vois d^un vaste linceul la yille enveloppée;
Vois ! quand ton bras puissant passe , il fait tout plier.
Les prêtres qui priaient ont péri par Tépée,
Jetant leur livre saint comme un vain bouclier !
Les tout petits enfans , écrasés sous les dalles , Ont vécu : de leur sang le fer s^abreuve encor.... — Ton peuple baise , ô roi , la poudre des sandales Qu'à^ton pied glorieux attache un cercle d*or !
ÀYiil i8a8.