MALÉDICTION
Ed altro âitta : ma non tho a mente.
'— Davtb. —
Et d'antres cWes encore ; mal* je ne les ai plus dans l'esprit.
t^u^il erre sans repos , courbé dès sa jeunesse £n des sables sans borne où le soleil renaisse
Sitôt qull aura lui !
Gomme un noir meurtrier qui fuit, dans la nuit sombre S'il marcbè , que sans cesse il entende dans Tombre
Un pas derrière lui !
En des glaciers polis comme un tranchant de hache , . Qu^il glisse , et roul^, et tombe, et tombe, et se rattache
De Fongle à leurs parois !
Qu'il soit pris pour un autre, et, râlant sur la roue ,
118 LES O&ISNTAIES.
Dise : je n*ai rien fait! et qu^alors on le cloue Sur un gibet en croix.
Qu'il pende échevelé , la bouche violette !
Que , visible à lui seul , la mort, chauye squelette,
Rie en le regardant !
Que son cadayre soufiâre , et vive assez encore Pour sentir , quand la mort le ronge et le dévore ,
Chaque coup de sa dent !
Qu'il ne soit plus vivant , et ne soit pas une ame ! Que sur ses membres nus tombe un soleil de flamme^
Ou la pluie à ruisseaux !
Qu'il s'éveille en sursaut cbaque nuit dans la brume , La lutte 9 et se secoue , et vainement écume
Soos des griffes d*oiseaux !
Août i8a8.