HATAI
Ces iîhébecs que nssemble Alger ou Tetuan.
Le feu vengeur embrasfe Son vaisseau dont la masse Soulève , quand il passe, Le fond de FOeéan.
Sur les mers irritées, Dérivent , démâtées , Nefs, par les nefs heurtées , Yachts aux mille couleurs , Galères capitaues , Caïques et tartanes , Qui portaient aux sultanes Des têtes et des fleurs !
Adieu, sloops intrépides , Adieu , jonques rapides , Qui sur les eaux limpides Berçaient les icoglans !
Adieu la goélette , DoDt la vague reflète Le flamboyant squelette, Noir dans les feux sanglans !
• Adieu, la barcarolle,
Dont rhumble banderoUe
Autour des vaisseaux vole ,
Et qui , peureuse, fuit.
Quand du souffle des brises
48 LES ORIElf TALES.
Les frég^ates surprises.
Gonflant leurs voiles grises , Déferlent à grand bruit!
Adieu, la carayelle Qu^une voile nouvelle Aux yeux de loin révèle !
Adieu, le dogre ailé, Le brick dont les armures Rendent de sourds murmures, Comme un amas d^armures Par le vent ébranlé !
Adieu , la brigantine Dont la voile latine Du flot qui se mutine Fend les vallons amers !
Adieu , la bâlancelle Qui sur Tonde chancelle , Et, comme une étincelle, Luit sur Tazur des mers !
Adieu, lougres difibrmes , Galéaces énormes , Vaisseaux de toutes formes , Vaisseaux de tous climats !
L'yole aux triples flammes , Les mahonnes, les prames.