‹ Orientales et balladesChapitre 7 sur 58 · HATAI · texte numérisé non relu

HATAI

Ces iîhébecs que nssemble Alger ou Tetuan.

Le feu vengeur embrasfe Son vaisseau dont la masse Soulève , quand il passe, Le fond de FOeéan.

Sur les mers irritées, Dérivent , démâtées , Nefs, par les nefs heurtées , Yachts aux mille couleurs , Galères capitaues , Caïques et tartanes , Qui portaient aux sultanes Des têtes et des fleurs !

Adieu, sloops intrépides , Adieu , jonques rapides , Qui sur les eaux limpides Berçaient les icoglans !

Adieu la goélette , DoDt la vague reflète Le flamboyant squelette, Noir dans les feux sanglans !

• Adieu, la barcarolle,

Dont rhumble banderoUe

Autour des vaisseaux vole ,

Et qui , peureuse, fuit.

Quand du souffle des brises

48 LES ORIElf TALES.

Les frég^ates surprises.

Gonflant leurs voiles grises , Déferlent à grand bruit!

Adieu, la carayelle Qu^une voile nouvelle Aux yeux de loin révèle !

Adieu, le dogre ailé, Le brick dont les armures Rendent de sourds murmures, Comme un amas d^armures Par le vent ébranlé !

Adieu , la brigantine Dont la voile latine Du flot qui se mutine Fend les vallons amers !

Adieu , la bâlancelle Qui sur Tonde chancelle , Et, comme une étincelle, Luit sur Tazur des mers !

Adieu, lougres difibrmes , Galéaces énormes , Vaisseaux de toutes formes , Vaisseaux de tous climats !

L'yole aux triples flammes , Les mahonnes, les prames.

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