‹ Orientations étrangères chez Honoré de BalzacChapitre 50 sur 129 · Cf. plus loin, chap. xi · texte numérisé non relu

Cf. plus loin, chap. xi

«HISTOIRE NATURELLE DU BIMANE EN SOCIÉTÉ fl

logue de vie et de désir, mais qui ont en général une compiexué plus grande de dispositions entre lesquelles hésiter, balancer, orienter finalement l’action. Chez Balzac, les gens dont il est sûr, ceux qui ne décevront pas la confiance mise en eux par leur créateur, sont nourris des plus fortes sèves naturelles avant de devoir à d’autres causes, moins physiologiques, certains caractères. Rappelons-nous ce que Bianchon écrit dans l’album de Dinah, la Muse du département :

Ce qui distingue Napoléon d’un porteur d’eau n’est sensible que pour la Société, cela ne fait rien à la Nature...

Et, toujours, on sentira chez Balzac un secret retour de l’imagination vers l’être physiologique par-dessous l’être social, si bien installé pourtant, et depuis si longtemps, dans son rôle de participant, d’héritier et de membre d’une grande communauté. Histoire naturelle du bimane en société : ce titre humoristique est bien celui qu’après tout, au contact des grands renouvellements de la biologie et de l’anthropologie comparées, de la paléontologie et de l’embryologie, l’émule littéraire de Cuvier et de Geoffroy Saint-Hilaire aurait le plus volontiers donné à son prodigieux répertoire. A la vie de lui révéler que, pour l’homme, les choses ne sont pas cependant aussi simples : si « l’instinct est tout l’Animal, la pensée est l’Homme concentré » ( Guide-Ane ) . A une expérience plus ample des êtres, des idées, de la vie totale, de lui faire comprendre qu’il est « plus de choses au ciel et sur la terre » que n’en imagine une philosophie un peu courte.

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