‹ Origène, le théologien et l'exégèteChapitre 13 sur 123 · Knabenbaucr, Comment, in Joan., p · texte numérisé non relu

Knabenbaucr, Comment, in Joan., p

INTKOnrCTION

sans parler (rAloxaiulrc trAlexandrie, des évèques du concile de Sardique et d'Origène lui-même. Il en résultait une sorte de hiérarchie divine que les plus sévères dans leur langage, tels que saint Basile (1) et saint Atlianase, n'hésitent pas à mettre en relief. Ils reconnaissent au Père [)ar rapport au Fils une priorité de rang {--'l'.:;) et de dignité (^i;û.);jta), mais sans aucune antériorité de temps ni aucune prééminence de nature {'■^'jm-), de majesté (Sô;x) et de grandeur (uéycOo^). Le soin qu'a d'ordinaire l'Ecriture d'approprier les diverses particules causatives aux différentes personnes ne pouvait que fortifiercette conception, confirmée d'ailleurs par l'usage liturgique de ne s'adresser puhli([uemcnt qu'au Père et de le prier par le Fils daiis le Saint-Esprit. Loin de voir en tout cela une ohjection contre la consubstantialité des personnes, on en tirait un argument en faveur de leur unité. « Dieu fait toutes choses par le Verbe datis le Saint-Esprit, disait saint Athanase. Ainsi est sauvegardée l'unité de la Trinité sainte, et ainsi Dieu est un (2). » Ce langage cesserait d'être juste s'il devenait exclusif, comme saint Basile le remarque avec raison et comme le prouvent la forme du baptême et certaines doxoiogies ; mais par lui-même il n'a rien d'erroné et on lui trouvait dans les premiers siècles une valeur apologétique dont nous ne sommes plus guère frappés aujourd'hui.

C'est ce point de vue quaffectionne Origène. A Celse qui reproche aux chrétiens d'adorer deux Dieux, il répond que nous adorons « un seul Dieu, le Père et le

1. Adv. Eitnom , m, 1 et 2 (P. G., t. XXIX, col. 6oG-6i37). Nous ne retrouvons pas dans S. Basile un texte encoi'e plus formol rapporte par Euthymius, Panoplia, \\\ {l'.G., t. (]XXX, col. 724).

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