‹ Origène, le théologien et l'exégèteChapitre 18 sur 123 · ORTHODOXE OU HÉRÉTIQUE · texte numérisé non relu

ORTHODOXE OU HÉRÉTIQUE

Même proposées SOUS toutes réserves et comme dlngénieuses constructions philosophico-poétiques a la manière de Platon, ces rêveries ne pouvaient manquer d'alarmer l'orthodoxie. Origènc fait quelquefois allusion à des contradicteurs anonymes qui goûtaient peu ses hvpothèses (1). Nous savons qu'il dut écrire un grand nombre de lettres pour s'expliquer ou se justi ler (2) Sur réternité des peines et des récompenses et sur la mort comme terme de l'épreuve, la tradition chrctienne était si bien assise que les séduisantes spéculations du Periarchon, loin de l'ébranler, trouvèrent a peine un écho. L'admiration qu'on professait pour lau eur ny fit rien- il fut désavoué tacitement, puis combattu sans merci. La doctrine fut-elle pour quelque chose dans son expulsion d'Alexandrie^ Question grave, mais probablement insoluble, parce que le seul témoin ^--^^^^ invoquer n'est pas d'accord avec lui-même. En 38^, samt Jérôme affirmait énergiquement qu'Origene avait ete frappé . non pour ses nouveautés, ni pour quelque hérésie, comme certains chiens enragés essayaient alors de le faire croire, mais parce qu'on ne pouvait. pas supporter l'éclat de son savoir et de son éloquence et que quand il ouvrait la bouche, tout le monde semblait muet (3). » Vers 392, il attribuait toujours les persecu- , (r> r \ \ni col. 1867): Periarchon,

InGenL hom. x.n, 3 {Ibid., t. \II, col. 2o .

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