‹ Origène, le théologien et l'exégèteChapitre 19 sur 123 · Epist. ad Paxdam, x.xxiii, 4 (P. L., t. XMi. coi · texte numérisé non relu

Epist. ad Paxdam, x.xxiii, 4 (P. L., t. XMi. coi

INTBOOL'CTION XXXV

tions d'Origènc à ranimosité jalouse do Démétrius (1). Mais, à partir de 400, il ijarait changer d'avis et cite un fragment de lettre où le chef du Disilacalée se plaiut au clergé d'Egypte il'avoir été retranché de la communion et accusé à faux de doctrines blasphématoires (2). Il est vraisemblable à priori que Démétrius, si habile à mettre les griefs les plus oubliés au service de sou envieuse fureur, n'aura pas négligé les armes que le hardi catéchiste lui offrait spontanément. La lettre adressée plus tard au pape saint Fabien, si nous la possédions en entier, nous éclairerait sans doute sur ce sujet. Malheureusement nous nen connaissons ni la date ni le contenu exact. Tout ce que nous savons, c'est qu'Origène y rejetait sur son ami Ambroise la divulgation prématurée de livres auxquels il n'avait pas encore mis la dernière main, et qui n'étaient pas d'ailleurs desthiés au grand public (3). Il s'agit probablement du De Resurrectione et du Petiarc /ton, les premiers de ses ouvrages et les plus attaqués. Il est certain qu'ils n'étaient pas encore publiés au moment où le chef du Didascalée entra en rapports avec sou Mécène, et ce serait pour l'histoire de l'origénisme une donnée fort intéressante de savoir qu'Origène consignait simplement dans ces IIntcs ses notes de professeur avec les idées qu'il voulait soumettre à l'épreuve du temps, sans avoir en vue la publication immédiate, qui aurait été le fait d'une indiscrétion et d'un abus de confiance.

Quoi qu'il en soit, les évêques de Palestine, de Phéni-

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