‹ Origène, le théologien et l'exégèteChapitre 20 sur 123 · De Vir. ilL, 54 (P. L., t. XXIII. col. G · texte numérisé non relu

De Vir. ilL, 54 (P. L., t. XXIII. col. G

2. Rufin, De aduller. libr. Orig. {P. G., t. XVII, col. G24-62o); saint Jérôme, Adv. Rii/hi., n, 18 (P. L., t. XXIII, col. 441-442).

3. S. Jérôme, Epist. ad Pammach. et Océan., lxxxiv, 10 {P. L., t. XXII, col. 751).

cie, d'Arabie, de Grèce et de Gappadoce, le connaissant personnellement, ne tinrent aucun compte des sentences prononcées contre lui. Saint Alexandre de Jérusalem et Théoctiste de Gésarée qui l'avaient ordonné prêtre l'accueillirent avec honneur. Ce dernier le pressa de continuer dans sa ville métropolitaine l'enseignement théologique si brillamment inauguré à Alexandrie. Bientôt, les élèves affluèrent et, parmi eux, saint Grégoire le Thaumaturge, qui, en quittant son maître, après cinq années de séjour, prononça ce célèbre panégyrique, tout exubérant de lyrisme et d'enthousiasme juvénile, oîi nous trouverions peut-être que le dithyrambe dépasse les bornes, s'il n'était question d'Origène et si la gratitude d'un converti et la ferveur d'un néophyte n'avaient aussi leurs droits. Saint Firmilien de Gésarée en Gappadoce, l'un des plus grands évêques du troisième siècle, se regardait également comme son disciple. L'école d'Alexandrie lui restait fidèle. Si Héraclas, son remplaçant au Didascalée et le successeur immédiat de Démétrius, semble n'avoir rien fait pour le rappeler, saint Denys, Théognoste, Piérius, Didyme, qui gouvernèrent tour à tour le Didascalée et dont le premier mourut patriarche d'Alexandrie, lui furent ouvertement favorables. Didyme expliquait dans un sens orthodoxe les expressions ambiguës du maître ; saint Denys lui dédiait son exhortation au martyre ; Théognoste suivait ses idées avec une fidélité peut-être excessive, tandis que le pieux et savant Piérius le serrait d'assez près pour mériter le surnom de second Origène. En Orient, l'orthodoxie d'Origène n'est pas même mise en question. On le consulte de tous côtés comme un oracle. Jules Africain lui propose ses doutes. Un nombreux synode réuni à Bostra avait condamné l'évêquo

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