In Joan., x, 23 (XIV, 384): èv alcovio) tt, Tpiiot
souveraine (1), la Trinité a(loral)le (2) forme une unité transcendante, indivisible, infiniment élevée au-dessus de tout ce qui n'est pas elle. « Une àme est vide et déserte si elle n'est pas habitée à la fois par le Père, le Fils et le Saint- Esprit (3). » Elle reste altérée si elle ne boit simultanément à ces trois fontaines (4) dérivant d'une même source. Le Père, le Fils et le Saint-Esprit sont la nuée lumineuse qui ombrage les vrais disciples du Ctirist (o) ; et les fidèles, au baptême, ne peuvent recevoir la grâce et la sanctification que par leur action commune (6). Enfin les trois Personnes existent de toute éternité en vertu d'une nécessité intrinsèque.
Nécessité des p}-ocessions divines (7).
Dieu ne commence jjas d'être Pore pour avoir été empêché, comme il arrive aux hommes, de l'être plus tôt. Si Dieu est toujours parfait, et s'il a de toute éternité le pouvoir d'être Père, et s'il est bon pour lui d'engendrer un tel Fils, pourquoi différerait-il et se priverait-il, en quelque sorte, d'un tel bien, du moment qu'il peut être Père ? Il faut dire la même chose de la procession du Saint-Esprit.
Ce texte, critiqué à tort par Marcel d'Ancyre qui le rapporte, est développé dans le Periarchon (8). D'autres textes semblables seront donnés plus bas à propos de la