‹ Origène, le théologien et l'exégèteChapitre 49 sur 123 · Periarchon, I. ii · texte numérisé non relu

Periarchon, I. ii

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procession du Verbe ; mais nous nous reprocherions de clore cet article, sans citer un passage remarquable ovi la divinité et la consubstantialité du Saint-Esprit sont affirmées en termes saisissîmts.

c Xe déplace pas les bornes éternelles (1). «

Qui déplace les bornes de la religion légitime la tiansîorme en superstition ou en impiété ; qui déplace les bornes du courage devient ou pusillanime ou farouche ; il en est ainsi des autres vertus et des dogmes et de la foi elle-même. Mais il faut surtout observer ce précepte à l'égard de la sainte Trinité. Car quiconque refuse de reconnaître le Saint-Esprit pour Dieu détruit le baptême ; et quiconque étend à d'autres l'appellation de Dieu introduit le polythéisme.

Nier la divinité du Saint-Esprit, c'est détruire le baptême: car, selon la doctrine constante d'Origène, nul ne peut être sanctifié sans le concours simultané des trois Personnes divines ; c'est aussi dénaturer la forme du baptême et lui ôter son efficacité. « Il est certain, dit ailleurs Origène, que les péchés sont remis par la Trinité tout entière. (2) » Le Saint- Esprit eut part, comme le Fils, à la création du monde (3), Il faut le prier, il faut l'adorer avec le Père et le Fils (4)-

1. Prov., xxii, 28. Mr, [xj-caips ooix auôv.a, a ïbvno oî -atîoe; <jou. Commentaire dans Migne, P. G.. XVII, 221 ; le manuscrit du Sinaï (Tischendorf) est ici pai-faitemont d'accord. Voici les dernières lignes: MâAis-ca oè toûto tt.pt.téov s-l tt,? âyîaî Tp'.â6o<; •

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2. In Is., hom. i, 4 (XIII, 223) : Ut unitatein deitatis in Trinitate cognoscas, solus Chrislus in praîsenti lectiono nunc poccata dimiltil, et tamon certum est a Trinitate poccata dimitti.

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