Periarchon, III, iv, 1-5 {P. G., XI
Existence du lihre arbitre (1).
Parmi les êtres qui se mcuvont, les uns ont en euxmêmes le principe de leur mouvement, les autres le reçoivent du ileliors: tels le bois mort, les pierres et en général la matière inerte. Nous ne parlons pas ici du mouvement qui résulte de la décomposition des corps ; il n'en est pas besoin pour notre sujet. Ont en eux-mêmes la cause de leur mouvement les animaux et les végétaux et en général tous les êtres qui possèdent un principe vital ou une àme, au nombre desquels plusieurs rangent les métaux. En outre le feu se meut spontanément, peut-être aussi les sources. Ceux qui portent en eux la cause de leur mouvement se meuvent ou d'eux-mêmes ou par eux-mêmes: d'eux-mêmes, les êtres inanimés (àVj/x) ; par eux-mêmes, les êtres animés (£;ji'vj/x), auxquels la sensation interne (cpayTa-jCa) donne l'impulsion. Chez quelf{ues-uns de ces derniers le sens intérieur provoque des mouvements coordonnés ; telle l'araignée qui file instinctivement et l'abeille qui fcdt son rayon sans que leur Imaginative les pousse à d'autres actes (2).
1. Per., I!I, I. 2-0, (XI, 249-2oG) ; pour le te.xte gvec,Philoc., xxi.
2. La terminologie de ce paragraphe est assez remarquable. Les êtres se divisent en quatre catégories : 1. Les substances inertes (sopr.Tâ), composées de matière et de forme (t, ùr.à £;£w; ;jiô>/T,; 5-jv£/o;j.r/T, -jat,), qui reçoivent le mouvement du dehors(?çw6£v) ; 2. Lesvégétaux(c;'JTâ),quiontun principe vital (•fjsii; de 'fJo)) quoique inanimés (avu/a) et qui se meuvent spontanément (a-JTox(vT,Ta) ou d'eux-mêmes {il JajTwv). 3. Les animaux (Ijjl'yo/2), qui ont une àme ('î'y/;f,^. comme leur nom l'indique, et se meuvent par eux-mêmes (a^ix'jTwv) en vertu de l'imaginative (f avTiTÎa). qui détermine leur mouvement (ôpar,), et produit quelquefois des séries d'actions instinctives coordonnées (rf,; sav-îaT^'.xr,; -^-Jt^ioî TïTayaivu); ir.'. "ïO'jto — poxaXo'j;jLS'/T|î).